Ca passe par le geste du mois...

En juin je mange bio - en savoir plus

(2007)

Si nous voulons conserver une alimentation respectueuse de l’Homme et de l’environnement, il est indispensable de produire et de consommer en ayant une vision globale des questions environnementales, sociales et économiques.

- Découvrez ici 10 bonnes raisons de choisir des produits bio

- Agriculture bio et environnement : un article du Biozine

- Cher, le bio ?

Une étude allemande a montré naguère que les consommateurs bio paient leurs produits en moyenne 30% plus cher. Pourtant, au bout du compte, leur budget alimentation est de 8% moins élevé que celui des autres consommateurs. Quel est ce mystère ?

Simple ! Les aliments bio sont plus riches en nutriments – 20 à 75% en plus de vitamines, protéines, oligo-éléments, sels minéraux… – leur poids en matière sèche est de 20 à 25% plus élevé ! Bref, ils ne fondent pas, ne dessèchent pas… On mange tout, parce que ça a bon goût ! Faites ce simple test : trois tranches de pain bio vous rassasieront là où six tranches de pain non bio n’y suffiront pas. Si les produits bio sont sans doute plus chers à l’achat, le rapport entre leur qualité très élevée et leur prix plaide toujours en leur faveur. Il reste toutefois à en convaincre le consommateur…

Mais pourquoi le prix du bio est-il plus élevé à l’achat que les produits « classiques » ? Simple également  ! Ne recourant pas à l’arsenal des méthodes qui accroissent la productivité au détriment de la qualité, les rendements sont inférieurs et les besoins en main-d’œuvre plus élevés. Le travail de la terre, en agriculture biologique, demande en effet des interventions plus fréquentes et plus douces. La bio est exigeante en main-d’œuvre ; elle est donc source d’emplois.

Mais regardons-y encore d’un peu plus près et comparons ce qui doit vraiment être comparé ! Pour calculer le juste prix des produits « classiques », il faut y ajouter tous les coûts qu’ils engendrent indirectement et dont le contribuable paie quand même la facture. Un prix qui évidemment ne figure pas sur l’étiquette du morceau de viande ou de la botte de légumes… De quoi s’agit-il ? On pourrait évoquer longuement les nombreuses primes agricoles, les pertes liées aux surproductions, les indemnités perçues par les agriculteurs victimes de crises comme celles de la dioxine ou de la vache folle. On ajouterait à cela le prix payé par l’État pour se débarrasser de graisses ou de carcasses animales contaminées, pour dépolluer l’eau… Et la liste, bien sûr, s’allonge encore avec les dégâts causés à la santé de nos concitoyens par une alimentation de piètre qualité dont l’effet diffus est souvent difficile à démontrer et donc à chiffrer. Il n’en est pas moins réel et globalement exorbitant. Et encore : guérit-on jamais d’une vie de « malbouffe » ?
(source : Nature & Progrès)

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