Les étiquettes sans prise de tête - les aliments
(mai 2010)Cette partie concerne les produits alimentaires transformés non réfrigérés.
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Les réflexes écoconso !
- Faisons nos achats avec une liste de courses et le ventre plein pour éviter les achats impulsifs.
- Préférerons les ingrédients de base que l’on cuisinera soi-même et évitons de manger trop de plats préparés ou d’aliments transformés. C’est à la fois plus sain et plus économique !
- Choisissons des produits complets, non raffinés (farine complète, huile végétale première pression, etc.)
- Pour les produits du Sud (sucre de canne, café...), optons pour le commerce équitable.
- Préférons les produits bio. Leur culture n’utilise pas de pesticides et d’engrais de synthèse et produit 30% à 50% de gaz à effet de serre en moins que les produits « classiques ».
- Faisons attention à la date limite de consommation, pour éviter de devoir jeter des aliments que l’on n’aurait pas consommés à temps.
- Préférerons les emballages réutilisables ou recyclables et évitons les produits suremballés.
Ingrédients
Contrairement aux produits « frais », les produits transformés
contiennent parfois beaucoup d’ingrédients auxquels on ne s’attend
pas, et parmi ceux-ci, il y a de nombreux additifs.
Ceux-ci sont présents pour permettre au produit de se conserver (qualité,
goût...), de garder son aspect, d’augmenter son goût, de lui
donner de belles couleurs...
Or, ces additifs ne sont pas toujours sans danger... mais il est parfois difficile
de savoir lequel. Beaucoup de risques énoncés ici sont au conditionnel.
Mais dans la mesure où ces substances ne sont pas indispensables, autant
appliquer le principe de précaution en n’en consommant pas ou,
à tout le moins, en veillant à en consommer le moins possible
!
La liste reprise ci-dessous n’est pas exhaustive, elle reflète
simplement ce que l’on peut trouver dans des produits de consommation
courante. Pour chaque ingrédient identifié, elle reprend une brève
description ainsi que les problèmes de santé régulièrement
cités.
|
A privilégier
|
A éviter :
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Antioxydants
Les antioxydants sont ajoutés à certains produisent pour prévenir leur oxydation (le rancissement de certaines matières grasses par exemple). Cette oxydation altère les qualités du produit.
Les antioxydants repris ici sont déconseillés.
- Gallate de prophyle (E310)
- Gallate d’octyle (E311)
- Acide érythorbique / acide isoascorbique (E315)
- Erythorbate de sodium / Isoascorbate de sodium (E316)
- BHA Buthylhydroxyanisol (E320)
- BHT Buthylhydroxytoluène (E321)
Gallate de prophyle (E310)
Gallate d’octyle (E311)
Irritations gastriques, allergènes, cancérigènes probables,
déconseillé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.
Acide érythorbique, Acide isoascorbique (E315)
Erythorbate de sodium (E316)
Diminueraient l’absorption de la vitamine C, quantités réglementées.
Ce ne sont pas les additifs les plus problématiques mais ils sont déconseillés.
BHA Buthylhydroxyanisol (E320)
BHT Buthylhydroxytoluène (E321)
Cancérigènes possibles, troubles du système reproducteur.
Conservateurs
Les conservateurs sont présents pour retarder ou empêcher des modifications microbiologiques dans les aliments.
Les conservateurs repris ici sont déconseillés.
- Acide benzoïque (E210) (et famille E211-E219)
- Anhydride sulfureux (E220)
- Acide borique (E284)
- Acide formique (E236)
- Dicarbonate de diméthyle (E242)
- Formaldéhyde (E240)
- Nitrite de potassium (E249)
- Nitrate de potassium (E252)
- Nitrite de sodium (E250)
- P-Hydroxybenzoate d’éthyle (E214) + dérivés E215 à 219
- Pimaricine, Natamycine (E235)
- Sorbate de potassium (E202)
- Sulfite de sodium (E220)
Acide benzoïque (E210) (et famille E211-E219)
Cancérigènes probables, hyperactivité chez les enfants,
risques d’allergies. Recherches en cours à propos d’effets
secondaires potentiels sur les organes reproducteurs et les embryons.
Anhydride sulfureux (E220)
Troubles digestifs, peut donner des composés mutagènes en association
avec d’autres additifs, risques d’allergies.
Acide borique (E284)
Irritant à grandes quantités. Peu répandu mais à
éviter.
Acide formique (E236)
Irritant, risque d’allergies, interdit dans certains pays.
Dicarbonate de diméthyle (E242)
Il libère du méthanol en se décomposant ce qui est toxique
à hautes doses.
Formaldéhyde (E240)
Fongicide et désinfectant, cancérigène possible, mutagène.
Nitrite de potassium (E249)
Nitrite de sodium (E250)
Nitrate de potassium (E252)
Peuvent former des composés cancérigènes.
P-Hydroxybenzoate d’éthyle (E214) + dérivés
E215 à 219
Risques d’allergies, risques de diminution de la fertilité. Suspectés
d’être cancérigènes.
Pimaricine, Natamycine (E235)
Antibiotique (risques de résistance accrue des microbes). Utilisé
dans la croûte de certains fromages par ex. Déconseillé
dans plusieurs pays. Interdit en Suisse
Sorbate de potassium (E202)
Risque d’apparition de composés mutagènes en association
avec d’autres additifs.
Sulfite de sodium (E221)
Risques d’allergies, maux de tête... voire toxique à certaines
doses.
Colorants
Amarante (E123)
Risque d’allergies, cancérigène possible.
Exhausteurs de goût
Les exhausteurs de goût n’ont eux-mêmes pas beaucoup de goût
mais relèvent ceux des aliments.
Ils sont très présents dans notre alimentation.
Glutamates : Acide glutamique, glutamate monosodique, glutamate de sodium...
(E620 à E625)
Malaises, maux de tête, suspectés d’être nocifs à
long terme.
Guanylate disodique, Guanylate de Sodium (E627)
Inosinate disodique (E631)
Sodium ribonucléotide (E635)
Innocuité controversée.
Edulcorants
Les édulcorants sont des composés sucrants (qui donnent un goût sucré) mais qui n’apportent pas ou peu de calories par rapport au(x) sucre(s).
Les principaux sont :
- Acésulfame K (E950)
- Aspartame (E951)
- Cyclamate de potassium (E952)
- Saccharine (E954)
- Sel d’aspartame (E962)
L’innocuité des édulcorants est sujette à controverses.
Autres
Huile de palme
L’huile de palme est une huile végétale extraite des fruits
du palmier à huile. Le rendement de sa culture fait de l’huile
de palme une solution économiquement avantageuse pour toutes ses applications
: agrocarburant, cosmétiques ou... alimentation.
Mais cette huile pose au moins deux problèmes.
Le premier est environnemental : pour des raisons économiques, les forêts
font place à des palmeraies dans certains pays d’Asie et d’Afrique,
détruisant des écosystèmes entiers.
Le deuxième est de l’ordre de la santé : l’huile de
palme est riche en corps gras saturés, ce qui est déjà
le cas de notre alimentation « occidentale », inutile d’en
rajouter ! Les graisses saturées favorisent en effet le mauvais cholestérol
et les malades cardiovasculaires associées.
Sur une étiquette elle n’est cependant pas nécessairement
mise en avant. Vu son faible coût, il est plus que raisonnable de penser
que la mention « huile végétale » cache en réalité
de l’huile de palme.
La page de Greenpeace sur l’huile de palme : http://www.greenpeace.org/belgium/f...
Phénylalanine
La phénylalanine est un acide aminé essentiel à notre organisme.
Elle est cependant un des deux composants, avec l’aspartate, de l’aspartame.
Elle est parfois indiquée comme « trace » dans les boissons
« light ».
OGM (organisme génétiquement modifié)
Un OGM est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a
été modifié par l’homme. Dans le cas des végétaux,
les OGM ont un rendement plus important, résistent à certains
ravageurs, à certains insecticides... On ne connaît cependant que
très peu leur incidence sur l’environnement ou la santé.
L’étiquette doit obligatoirement indiquer tous les ingrédients
contenant plus de 0,9% d’OGM.
Attention, l’amidon modifié n’a rien d’un OGM ! C’est
« simplement » de l’amidon qui a été transformé
pour améliorer son pouvoir liant, épaississant...
La page de Greenpeace sur les OGM : http://www.greenpeace.org/belgium/f...
Labels et logos
L’agriculture biologique.
Les labels et logos de l’agriculture biologique sont les mêmes pour les produits alimentaires transformés que pour les produits frais. A ceci près que la mention « biologique » ne peut s’appliquer à un aliment que si 95% au moins de ses ingrédients proviennent de l’agriculture biologique. Néanmoins les ingrédients biologiques présents dans des aliments non biologiques peuvent être mentionnés comme tels dans la composition (mais le produit entier ne pourra pas utiliser la mention « bio »).
Les produits bio sont identifiables par un ou plusieurs de ces labels :
Nouveau
label européen qui certifie que le produit est issu de l’agriculture
biologique. Il est géré par la Commission européenne et
contrôlé par des organismes indépendants (nationaux). Les
produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse
de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides
de synthèse. L’apposition du logo européen est obligatoire à
partir du 1er juillet 2010 pour les aliments préemballés. Elle
demeure volontaire pour les produits importés passé cette date.
Le logo doit être accompagné de l’indication du lieu de production
des matières premières agricoles : « Union européenne
», « hors Union européenne » ou le nom du pays.
Informations détaillées sur la législation européenne en matière d’agriculture biologique sur http://ec.europa.eu/agriculture/organic/eu-policy/legislation_fr
Ancien label européen qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Voir ci-dessus. Ce label est amené à progressivement disparaître au profit du nouveau label.

Label
français qui certifie que le produit est issu de l’agriculture
biologique. Il est géré par le Ministère français
de l’Agriculture et contrôlé par un organisme indépendant.
Les produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse
de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides
de synthèse.
Informations détaillées sur ce label sur http://www.agencebio.org/
Label
belge qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique.
Il est géré par l’ASBL Bioforum et est propriété
des unions professionnelles des agriculteurs biologiques, des transformateurs
et des distributeurs de produits de l’agriculture biologique. Il est contrôlé
par un organisme indépendant. Les produits biologiques résultent
d’une méthode agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment,
n’implique pas d’engrais et de pesticides de synthèse.
Informations détaillées sur ce label sur http://www.bioforum.be/
Label
français qui certifie que le produit est issu de l’agriculture
biologique et qu’il respecte aussi des critères spécifiques
sur les échanges solidaires « nord/nord ». Il est géré
par l’association Bio Partenaire et contrôlé par un organisme
indépendant. Les produits biologiques résultent d’une méthode
agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais
et de pesticides de synthèse. Ce label leur adjoint des critères
solidaires, notamment la nécessité d’une politique commerciale
pérenne avec des engagements formalisés, une juste rémunération,
la proximité entre les zones de production et les lieux de transformation,
le maintien du tissu rural…
Informations détaillées sur ce label sur http://www.bioequitable.com
Le label Demeter est un label de certification de produits issus de l’agriculture
biodynamique. Ces produits respectent le cahier des charges du règlement
européen sur l’agriculture biologique (mais avec une philosophie différente,
basée sur le « vivant »).
Informations détaillées sur ce label sur http://www.bio-dynamie.org
Plusieurs grandes surfaces ont développé un habillage spécifique pour leurs produits bio. Il est toujours accompagné d’un des labels officiels ci-dessus.

Pour les produits du Sud, privilégions le commerce équitable :
Le
label Fairtrade certifie que le produit est issu du commerce équitable.
Le label est géré par Max Havelaar et la coupole internationale
FLO (Fairtrade Labelling Organisations) et contrôlé par un organisme
indépendant. Les critères à respecter portent notamment
sur le prix juste garanti au producteur, la prime supplémentaire pour
initier des projets de développement, l’inscription dans la durée
du contrat, la transparence de la production et de la commercialisation, les
conditions de travail décentes, l’incitation à pratiquer
une culture respectueuse de l’environnement…
Informations détaillées sur ce label sur http://www.maxhavelaar.be/fr/standardsetcontrole
Oxfam n’est pas un label certifié, mais une marque. Cette association commercialise des produits élaborés en collaboration avec des groupes de producteurs du Sud, notamment en alimentation. Certains produits Oxfam sont, en plus, certifiés Max Havelaar.
Date de consommation
La loi exige qu’une date de péremption soit indiquée. Deux expressions existent, qui ne signifient pas la même chose :
- La mention "À consommer de préférence avant le" qui précise la limite d’utilisation optimale, c’est-à-dire la période pendant laquelle l’aliment conserve toutes ses propriétés spécifiques si il a été correctement conservé. Autrement dit, un produit dont la date limite d’utilisation optimale est expirée ne présente normalement pas de danger mais certaines qualités peuvent être altérées.
- La mention "À consommer jusqu’au",
qui précise la date limite de consommation, est présente sur
les produits hautement périssables d’un point de vue microbiologique
et qui sont susceptibles de présenter un risque pour la santé
en cas de consommation tardive. Ces produits doivent comporter une date limite
de consommation, après laquelle ils ne doivent plus être consommés.
Il s’agit principalement ici de produits frais devant être conservés
au réfrigérateur.
Plus d’informations sur ces dates dans la fiche-conseil « Halte au gaspillage alimentaire » :

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