Quel produit de lessive choisir?

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Fiches-conseils n°1

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Au rayon « lessives », la multitude des marques, des formules et des emballages nous laisse perplexes : quel produit choisir ? Si nous désirons faire des achats plus écologiques, à quels critères pouvons-nous nous fier ? Comment nous y retrouver ?

Impacts sur l'environnement

Le lavage du linge en machine nécessite beaucoup d'eau et d'énergie. Les résidus du détergent, entraînés avec les eaux de vidange, rejoignent les cours d'eau et les polluent.

Nous pouvons réduire ces effets négatifs en agissant :

  • lors du choix du lave-linge ;
  • lors de l'achat du produit de lessive ;
  • lors de la lessive quotidienne.

Voir aussi la fiche-conseil n°2 : « La lessive écologique » et la fiche-conseil n°3 : « Lave-linge et environnement ».

Chaque effort, si petit soit-il, contribue à la sauvegarde de l'environnement. A chacun de trouver la solution qui lui convient !

Quelle lessive choisir ?

L'efficacité

Le premier critère de choix reste l'efficacité : une lessive doit laver ! Mais entre propreté et linge immaculé, il y a une marge. Influencés par la publicité, nous souhaitons une blancheur éclatante, la douceur et la souplesse, un parfum agréable... peu compatibles avec un environnement propre.

Un produit adapté

Sur le marché, la plupart des lessives sont « universelles », c'est-à-dire conçues pour laver tous les textiles, à toutes les températures. Elles se déclinent en version poudre, perles ou liquide. Elles contiennent de nombreux ingrédients : certains agissent déjà à 30°C, d'autres seulement à partir de 60°C ; certains conviennent mieux aux synthétiques, d'autres au linge blanc ; certains blanchissent, d'autres protègent les couleurs... Ainsi certains ingrédients ne sont pas toujours utiles et peuvent même être nuisibles. Les agents blanchissants, par exemple, décolorent le linge de couleur et endommagent les tissus délicats.

Laver le linge quand il est réellement sale, bien le trier (« blanc », « couleurs », «laine et textiles délicats...) et utiliser des produits adaptés, à bon escient et au bon dosage, limitent l'utilisation d'ingrédients inutiles et préservent le linge de l'usure prématurée ou de la décoloration.

Des formules compactes ou concentrées

Avec une plus petite dose, les lessives concentrées sont aussi efficaces que les lessives classiques. Elles sont donc moins polluantes, moins chères et génèrent moins de déchets d'emballage. Plus légères et moins encombrantes, elles sont faciles à transporter et à stocker. Par contre, nous devons apprendre à les doser correctement et résister à la tentation d'en mettre un peu plus.

Poudre ou liquide ?

Les liquides conviennent mieux aux fibres « modernes » synthétiques et de couleur, aux lessives à basses températures et sans prélavage. Les poudres sont mieux adaptées aux textiles en coton et aux programmes avec prélavage.

Les poudres modulaires

Ce sont des poudres dont les différents ingrédients sont emballés séparément, ce qui permet de les doser en fonction des caractéristiques de l'eau, du linge et de l'état de saleté, donc de limiter les ingrédients inutiles et les rejets polluants. Ces lessives, très populaires en Allemagne, sont encore peu connues chez nous. Il est néanmoins possible de trouver les ingrédients nécessaires en droguerie par exemple.

Une composition plus écologique

Comme certains ingrédients sont plus nocifs que d'autres, il est judicieux de choisir une lessive sur base de sa composition. Hélas, les étiquetages ne le permettent pas toujours. Seules certaines catégories d'ingrédients (« tensioactifs anioniques » par exemple), représentant plus de 0,2% du produit, y sont mentionnées par concentration décroissante. Les conservateurs et les substances allergisantes (parfums, azurants optiques, enzymes, etc.) sont par contre obligatoirement mentionnés.

Les marques « vertes »

Depuis quelques années sont apparues des lessives plus « écologiques » et des labels garantissant le respect d'un certains nombres de critères écologiques. L'amélioration peut concerner l'emballage et/ou la composition. Mais ce n'est souvent qu'un effort minime, exagérément mis en avant par la marque. Pour les produits labellisés, le progrès est souvent réel mais varie grandement d'un label à l'autre, d'une marque à l'autre. La protection de l'environnement est accrue si elle est prise en compte dans le choix des matières premières et des processus de production.

L'emballage

L'emballage va accroître la montagne de déchets et son cortège de pollutions. Il vaut mieux privilégier les emballages rechargeables, recyclables ou en matériaux recyclés. Les emballages usagés doivent être remis à la collecte sélective (collecte porte à porte ou parcs à conteneurs) en vue d'être recyclés.

La publicité

De nombreuses informations reprises dans les étiquetages sont des arguments publicitaires. Si elle ne peut pas être mensongère, la publicité est parfois fantaisiste, incomplète ou tendancieuse. Par exemple : l'utilisation (très fréquente) du terme « biodégradable » induit en erreur. Pour la plupart d'entre nous, il signifie « innocuité » pour l'environnement alors que souvent, il indique que le produit respecte la réglementation en vigueur. Celle-ci impose une certaine biodégradabilité pour la fraction lavante (le détergent) et non pour le produit entier. Elle ne garantit pas que l'ensemble du produit sera dégradé en éléments simples (minéraux, CO2), inoffensifs pour l'environnement.

Le prix

Pour faire des comparaisons valables, il faut connaître le prix de revient de la dose de produit par lessive, variable notamment selon le degré de salissure du linge, la dureté de l'eau, la température de lavage, le type de machine et le programme choisi. Les indications reprises dans l'étiquetage ne nous permettent pas, ou difficilement, d'effectuer ce calcul sur une base de comparaison commune. Ces renseignements se trouvent par contre dans les magazines de tests.

Une lessive plus respectueuse de l'environnement contient :

  • du savon ou des tensioactifs d'origine végétale ou animale, plus biodégradables que ceux à base de pétrole et issus de ressources naturelles renouvelables ;
  • des adjuvants tels que le citrate, le silicate ou les zéolites (pas de phosphate, d'EDTA ou de NTA) ;
  • des agents blanchissants tels que le percarbonate de sodium (pas de perborate de sodium ni d'azurant optique).

Elle ne contient pas de colorant, de conservateur ni de parfum de synthèse.

Les enzymes ne présentent pas de risques pour l'environnement mais peuvent être à l'origine d'irritations de la peau.

 

En conclusion :

 

Il existe sur le marché des produits lessiviels réellement plus écologiques et dont l'efficacité est tout à fait acceptable.

Mais le choix d'un produit ne suffit pas, encore faut-il bien l'utiliser... c'est-à-dire apprendre à le doser correctement pour ne pas perdre les bénéfices environnementaux.

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