Vos questions sur le papier


Les labels du papier


Le papier recyclé


Le papier pour impression


Le papier en général


Qu’est-ce que le label Ange Bleu ?


blaue engelLe label Ange Bleu pour le papier recyclé est un label allemand, issu du Ministère de l’Environnement allemand et contrôlé par un organisme indépendant. Il est considéré comme l’un des labels les plus fiables et les plus exigeants. Il a trois atouts non négligeables :
  • Exigences techniques sévères et exigences environnementales  ;
  • Double garantie pour photocopieuses : les photocopieuses labellisées Ange Bleu doivent bien fonctionner avec du papier à photocopier Ange Bleu et vice versa ;
  • Le label est utilisé et accepté sans problème dans l’industrie du papier. Le papier labellisé est assez facile à trouver auprès des grossistes belges.

Les critères concernant les propriétés du papier, en résumé :

  • Fabriqué à 100% à partir de fibres recyclées post-consommation ;
  • Plus de la moitié de ces fibres proviennent de vieux papiers difficiles à valoriser ;
  • Utilisation de formaldéhyde fortement limitée ;
  • Pigments au mercure, plomb, cadmium ou chrome interdits;
  • Lors du traitement du vieux papier, l’utilisation de chlore, de composés halogénés, de substances difficilement dégradables ou d’azurants optiques est interdite ;
  • Les substances nocives, mutagènes, tératogènes, toxiques ou carcinogènes sont interdites ;
  • Conformité aux exigences techniques des normes DIN;
  • Archivage : au minimum classe LDK 12-80 selon la norme DIN 6738-92 (très bonne résistance au vieillissement, le papier se conserve plusieurs centaines d’années).

Qu’est-ce que le label Nordic Swan ?

Nordic swanLe label Nordic Swan est un label scandinave (issu des autorités norvégiennes, suédoises, finlandaises, islandaises et danoises) qui exige en premier lieu une diminution de la pollution causée par l’usine de production. Ce label est contrôlé par un organisme indépendant.

Pour obtenir le label, l’émission d’un certain nombre de substances polluantes doit rester en dessous d’un seuil spécifié. Les substances suivantes sont concernées (l’émission maximale varie selon la méthode de production de la pulpe) :

    •  Le chlore et les substances chimiques apparentées dans les eaux usées (kg AOX/tonne de papier) ;
    •  La pollution organique des eaux usées (kg DCO/tonne de papier) ;
    •  Phosphore (kg P/tonne de papier) ;
    •  Oxydes d’azote (kg NOx/tonne de papier) ;
    •  Émissions de soufre dans l’atmosphère (kg S/tonne de papier).
D’autres critères entrent en ligne de compte pour le label Nordic Swan. On y retrouve une partie des critères du label Ange Bleu (par exemple ceux qui concernent l’utilisation de certains produits chimiques pour le blanchiment, le lavage, le désencrage, ... ) mais ces critères ne sont pas toujours identiques.
Le modèle Nordic Swan part du principe que les émissions dans l’air et dans l’eau seront différentes en fonction de la composition de la pulpe qu’on fabrique. Les exigences sont rédigées de telle manière que seulement les usines utilisant une pulpe d’excellente qualité peuvent y répondre. Les exigences d’émission sont basées sur l’information disponible au sein de l’industrie du papier.


Qu’est-ce que le label écologique européen (Ecolabel) ? 

ecolabelComme le label Nordic Swan, le label écologique européen tient surtout compte de la pollution causée par l’usine de production du papier. Le label est issu de l’Union européenne et contrôlé par un organisme indépendant. En voici les critères principaux :

    • Les émissions dans l’eau et dans l’air doivent rester en dessous de limites précises ;
    • La consommation d’électricité doit être limitée ;
    • Les fibres vierges doivent provenir de forêts gérées durablement ;
    • Aucun blanchiment au chlore gazeux n’est autorisé ;
    • Interdiction d’utiliser les substances dangereuses décrites dans la directive 67/548/CEE, des substances à phrases R50 ("très toxique pour les organismes aquatiques") ou R53 ("peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique") ;
    • Des informations sur l’Ecolabel européen doivent figurer sur l’emballage.

Vous trouverez uniquement l’Ecolabel européen sur du papier à photocopier et du papier graphique, car les critères ont été conçus uniquement pour ces types de papier. Par papier graphique on comprend le papier non imprimé destiné à l’impression, à la photocopie, à l’écriture ou au dessin (sauf le papier journal, le papier thermosensible et le papier autocopiant).

Vous pouvez consulter les critères détaillés. (en)


Qu’est-ce que le label FSC ?

fscFSC est une organisation internationale et indépendante, sans but lucratif, au sein de laquelle sont réunis tous les acteurs de la gestion durable des forêts. FSC a créé une série de critères pour la gestion durable, ainsi qu’un système de certification. L’entièreté de la chaîne est vérifiée, de la forêt jusqu’au produit final. Le papier fabriqué entièrement ou partiellement à partir de bois en provenance d’une forêt durable et dont l’origine peut être prouvée, peut porter le label FSC.

Le label impose donc uniquement des normes pour la gestion des forêts dont provient le bois qui sert à la fabrication du papier. Il ne dit rien sur la méthode de production du papier.

L’évaluation se fait selon 10 critères :

1. La gestion de la forêt doit respecter les lois nationales, les conventions internationales ainsi que les critères FSC
2. L’utilisation et la propriété de la forêt doivent être établies et légales
3. Les droits des peuples indigènes doivent être reconnus et respectés
4. La gestion de la forêt doit, à long terme, préserver ou même améliorer la situation sociale et économique des travailleurs et des communautés locales
5. Les produits et services doivent être utilisés de façon efficace, pour préserver les avantages écologiques et sociaux
6. Les fonctions écologiques et la biodiversité de la forêt doivent être protégées
7. Il existe un plan de gestion écrit qui expose clairement les objectifs et les moyens
8. Les conséquences sociales, économiques et écologiques des activités sont contrôlées régulièrement
9. Les forêts à grande valeur écologique doivent être préservées et valorisées
10. Les plantations peuvent compléter les forêts naturelles, mais ne peuvent pas les remplacer et seront gérées selon les principes 1 à 9.

Plus d’infos sur http://fsc.wwf.be/


Qu’est-ce que le label PEFC ? 

pefcLe PEFC, le "programme d’agréation de certificats forestiers" (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes), a été fondé à l’initiative de propriétaires forestiers de divers pays européens. Le PEFC fixe des règles dont le respect est contrôlé sur place par des audits indépendants. Les critères visent à garantir un équilibre entre les trois fonctions de la forêt (sociale, écologique et économique).

Pour ce faire, une collaboration étroite avec les associations de protection de l’environnement, les scientifiques, les industriels, les consommateurs et les pouvoirs publics est essentielle. Chaque entreprise qui souhaite vendre des produits labellisés PEFC met en place une chaîne de contrôle qui permet de tracer l’origine du bois durable (Chain of Custody). Le label impose uniquement des normes pour la gestion des forêts dont provient le bois qui sert à la fabrication du papier. Il ne dit rien sur la méthode de production du papier.

Le logo PEFC est généralement gravé ou imprimé sur le produit, mais cela n’est pas toujours obligatoire. Il peut également être imprimé sur l’étiquette (chaises et tables, par exemple). Si le logo n’est pas appliqué directement sur le produit (par exemple lorsqu’il s’agit d’un élément de construction), la facture indique qu’il s’agit d’un produit certifié. Le numéro de certification de l’entreprise doit également être mentionné (par exemple CTIB-TCHN 0598).

La gestion forestière vise à :

Conserver et améliorer les ressources forestières et leur contribution aux cycles mondiaux du carbone.

    1. Maintenir la santé et la vitalité des écosystèmes forestiers.
    2. Maintenir et encourager les fonctions de production des forêts.
    3. Maintenir et améliorer la diversité biologique des systèmes forestiers.
    4. Maintenir et protéger l’eau et les sols.
    5. Respecter d’autres bénéfices et conditions socio-économiques.

Plus d’infos : www.pefc.be ou www.pefc.be/recherche/papier


Que préférer : du papier qui respecte les critères PEFC ou FSC, ou du papier recyclé  ?

Il est préférable de choisir du papier 100% recyclé (labellisé) plutôt que du papier qui respecte les critères PEFC ou FSC, cela limitera le nombre d’arbres coupés. En outre, il faut savoir que ces labels imposent uniquement des normes pour la gestion des forêts dont provient le bois qui sert à la fabrication du papier. Il ne disent rien sur la méthode de production du papier.
Le papier labellisé PEFC ou FSC reste cependant un meilleur choix que le papier constitué de fibres en provenance de forêts gérées de façon non durable.

Comment reconnaître les différentes sortes de papier recyclé ?

On appelle « recyclé » un papier comprenant au moins 50% de fibres provenant de déchets de papier imprimé (post-consommation).

Les fibres recyclées peuvent provenir de :

  • déchets de papeterie, de haute qualité (pré-consommation)  ;
  • autres déchets non imprimés, de haute qualité (pré-consommation)  ;
  • déchets imprimés, de haute qualité (post-consommation) ;
  • déchets imprimés ou non, de basse qualité (post-consommation).

Les vieux papiers post-consommation sont des papiers collectés auprès des ménages, les bureaux et les imprimeries. Il s’agit donc de papiers qui ont déjà été utilisés, ce qui n’est pas le cas des papiers pré-consommation qui sont des chutes et restes non imprimés en provenance d’imprimeries ou d’usines où l’on utilise du papier. Comme le papier pré-consommation est réintroduit dans le processus de fabrication, il ne cause pas de réel problème de déchets.

Le papier peut être un mélange de fibres recyclées et de fibres vierges, par exemple : 90/10, 75/25, 60/40 ou 50/50, ou être entièrement constitué de fibres recyclées. Le papier le plus « écologique » est le papier 100% recyclé de post-consommation, non désencré, non blanchi. Il est de couleur gris-beige clair.


Quel papier n’est pas recyclable ?

Ne sont pas recyclables : étiquettes autocollantes, papier thermique pour fax, le papier auto-copiant, enveloppes à fenêtre en plastique, papier paraffiné, mouchoirs en papier, langes à jeter, papier ménage, vaisselle jetable, papiers alimentaires et tout papier gras ou souillé.

Pourquoi le papier recyclé est-il plus écologique  ?

D’un point de vue environnemental, le papier recyclé est le meilleur choix pour plusieurs raisons :

    • matières premières : les fibres proviennent de vieux papiers. Cela nous permet d’économiser du bois et d’éviter les plantages. Avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé, alors qu’il faut 2 à 3 tonnes de bois (environ 17 arbres) pour fabriquer une tonne de papier classique. En plus, on évite le gaspillage des matières premières : en effet, lors de la production du papier blanc à partir de fibres vierges, seulement 50 % du bois sera utilisé comme matière première.
    • méthode de blanchiment  : le papier recyclé est toujours (à quelques exceptions près) blanchi sans chlore.
    • consommation d’énergie, d’eau et utilisation de produits chimiques : pour la transformation des vieux papiers en pulpe il faut nettement moins d’énergie. Par exemple, chaque tonne de papier à base de cellulose fraîche demande jusqu’à 5000 kWh d’énergie ; il en faut la moitié pour produire une tonne de papier recyclé. La production de papier 100% recyclé économise environ 90% d’eau. Les émissions dans l’air et l’eau seront également limitées parce que les fibres des vieux papiers peuvent être travaillées plus facilement.

Combien de fois peut-on recycler du papier ?

Plus on recycle du papier, plus les fibres se raccourcissent. Le papier peut être recyclé 4 à 6 fois. A chaque recyclage, 5 à 20 % des fibres rétrécissent ou s’abîment. Les fibres plus longues donnent de très beaux et luxueux papiers. Les fibres plus courtes seront plutôt utilisées pour le papier journal ou le papier essuie-tout. Le cycle du papier nécessite donc un apport de fibres vierges. Actuellement, le ratio moyen est de 50% de fibres vierges/50% de fibres recyclées.
Si l’on opte pour des fibres en provenance de forêts gérées durablement, la boucle écologique est bouclée.

Y a-t-il encore du chlore (dioxyde) dans le papier recyclé ?

Oui, en effet. Lorsqu’on recycle de vieux papiers blanchis, on retrouvera toujours des traces de chlore (dioxyde) dans le papier recyclé. Il n’existe pas de procédé pour éliminer ce chlore du papier avant ou pendant le recyclage.


Le papier à dessin recyclé est-il approprié à tous les usages ?

Non, le papier à dessin contenant des fibres recyclées n’est pas approprié dans certains cas à cause de son grain trop fin. Le papier à dessin de haute qualité a une surface fortement granuleuse. Pour ce papier à dessin, l’option la plus écologique reste le papier blanchi TCF non-recyclé.


L'impression recto-verso fonctionne-t-elle sans soucis avec du papier recyclé ?

Ce sont surtout les imprimantes laser qui posent parfois problème pour l’impression au verso d’une feuille de brouillon. Il arrive parfois qu’une feuille reste coincée dans le mécanisme. Il ne s’agit, par contre, pas d’un problème spécifique dû au papier recyclé puisque suvient aussi avec du papier non recyclé.

Il est important de noter que ce problème peut survenir tant avec une imprimante qu’avec une photocopieuse. C’est pourquoi il est impératif de tester l’impression et/ou la photocopie recto/verso sur tout nouvel appareil. Lorsque le problème survient, il faut convenir de ne plus imprimer au verso du papier de brouillon.


En quoi le papier pour impression diffère-t-il d’un autre type de papier ?

La plus grande différence entre le papier pour imprimés et le papier pour les photocopieuses et imprimantes est le taux d’humidité. Celui du papier pour imprimés est beaucoup plus élevé que celui utilisé pour un usage de bureau. En ce qui concerne le papier pour imprimés, le taux d’humidité s’élève à 50 %, alors que celui du papier « multifonctionnel » ne dépasse pas les 28 %. Ceci a en fait un rapport avec les appareils utilisés. Si on utilise, par exemple, du papier trop humide dans une imprimante à jet d’encre ou dans une photocopieuse, celui-ci aura tendance à onduler. De plus, le papier pour imprimés peut également être composé de plusieurs couches.


Est-ce que le papier pour impression recyclé est aussi fiable que le papier composé de fibres vierges?

Au cours des dernières années, le papier recyclé a connu une importante évolution. Auparavant, celui-ci émettait pas mal de poussières mais ce problème n’est plus d’actualité. On trouve donc sur le marché du papier pour imprimés recyclé de même qualité que le papier composé de fibres vierges.


Quelles sont les types de papier graphique disponibles ?

On peut classer les papiers graphiques en trois grands groupes :
  • Le papier couché (60 % du marché)
  • Le papier non couché (30 % du marché)
  • Les papiers spéciaux (10 % du marché)
Dans chaque catégorie, on retrouve différents grammages allant de 40 à 400gr. Le choix d’un certain type de papier est déterminé en fonction du processus d’impression et de finition utilisés, ainsi que de l’objectif qualité recherché.
Le papier non couché se compose de pâte mécanique (avec bois) ou chimique (sans bois) et éventuellement de colles et d’additifs afin de le rendre utilisable pour copier, imprimer, écrire ou dessiner. Il existe une grande diversité d’aspects au sein de cette catégorie. Ceux-ci varient en fonction de la variété des qualités de fibres et d’autres additifs qui mènent finalement aux différentes caractéristiques du produit : blancheur/opacité, rigidité, grain, imprimabilité, etc.
Le papier couché se compose de pâte mécanique ou chimique. De plus, le papier couché est composé d’une ou plusieurs couches de talc ou de kaolin qui lui confèrent son aspect brillant nécessaire à certaines impressions quadrichromie. Il existe également une grande diversité d’aspects au sein de cette catégorie, aussi déterminée par la variété des qualités de fibres et autres additifs. Les différentes qualités qui entrent dans la catégorie du papier couché sont entre autres : couché, brillant, couché spécial, papier simple, double ou triple coated et papier étiquettes (papeterie). La couche de revêtement de toutes ces qualités peut être mate, satinée ou brillante. La bonne qualité de son rendu graphique permet d’utiliser ce papier pour les éditions d’œuvre d’art ou les magazines haut de gamme.


Quelles sont les différentes techniques d’impression ?

Le choix d’un certain type de papier est déterminé en fonction du processus d’impression et de finition utilisés, ainsi que de l’objectif qualité. Les différentes techniques d’impression sont :
    • La technique offset est la technique d’impression la plus répandue. Elle est utilisée, entre autres, pour l’impression de brochures, livres, magazines, formulaires et journaux. Ce procédé est un dérivé de la lithographie, utilisant le principe de répulsion réciproque de l’eau et des encres grasses. L’image est reproduite par photogravure sur un cylindre lisse, distinguant des surfaces hydrophiles et des surfaces hydrophobes. Les encres appliquées sur le cylindre ne marquent que les surfaces hydrophobes. Un cylindre intermédiaire en caoutchouc appelé le blanchet, transfère alors l’image sur le support à imprimer. 
    • L’héliogravure est une technique où l’encre est déposée dans les alvéoles d’un cylindre métallique gravé en creux. L’impression est obtenue par pression du cylindre sur le support à imprimer. Elle est utilisée pour l’impression de catalogues, de journaux, etc.
    • La flexographie est un procédé par lequel un cylindre ou une plaque souple (caoutchouc ou photopolymère) reporte directement l’impression sur le support.
    • La sérigraphie consiste à reporter sur un support un motif dont le négatif est fixé sur une toile de fibres synthétiques ou métalliques appelé tamis. Chaque couleur nécessite une application.

Qu'est ce que le papier sans bois ?

Le bois est composé de 50 à 80% de cellulose et de 20 à 30% de lignine. La cellulose est faite de fibres, de longueurs variables, reliées entre elles par la lignine. C’est la cellulose qui sera à la base de la pâte à papier. Plus les fibres sont longues (c’est le cas des résineux, les sapins, en général), plus le papier sera résistant. Les bois qui arrivent à la papeterie sont d’abord écorcés puis finement broyés. Pour fabriquer la pâte, deux types de procédés sont utilisés, selon que l’on souhaite ultérieurement produire du papier avec ou sans bois. Pour la pâte mécanique (pour le papier "avec bois"), le bois est défibré au moyen de meules ou de râpes. Les fibres extraites du bois sont entraînées par un courant d’eau. On obtient alors une pâte dite mécanique, qui contient encore des fibres de cellulose et de la lignine. Cette lignine a un gros défaut : elle fait jaunir le papier lorsqu’il est exposé à la lumière. Cela convient bien pour fabriquer du papier à courte durée de vie, tel que le papier journal.
Pour la pâte chimique (pour le papier "sans bois") la cellulose sera isolée au moyen de produits chimiques et la lignine supprimée. Dans ce procédé, les copeaux de bois sont cuits à l’aide de produits à base de soufre et sont ensuite blanchis par des produits oxydants. Une fois la pâte blanchie, on obtient une pâte dite chimique. Celle-ci est utilisée pour fabriquer du papier de qualité supérieure, avec une durée de vie plus longue : livres, etc. Ce papier ne contient plus de lignine et est appelé “papier sans bois”.


Comment se fait le blanchiment ? Que signifient TCF et ECF ?

Dans le passé, le papier était blanchi à l’aide de chlore, sous forme de gaz. Comme il s’agit là d’une méthode très polluante, les fabricants ont cherché des alternatives.

Le papier blanchi avec des substances à base d’oxygène est préférable. Pour ce faire, on utilise des substances telles que le peroxyde d’oxygène, l’ozone ou l’oxygène pur. Ce papier sera donc TCF, c’est-à-dire "totally chlorine free" ou "complètement sans chlore". Lors du blanchiment ni chlore ni dérivés de chlore seront utilisés.

Le papier blanchi au dioxyde de chlore est "blanchi ECF", c’est-à-dire "elementary chlorine free" ou "sans chlore élémentaire". On n’utilise donc pas de chlore "pur" mais bien des dérivés de chlore. C’est une méthode certes moins nocive que le blanchiment au chlore, mais elle reste toujours polluante.

Le papier non blanchi est le moins polluant, mais il devient de plus en plus rare.


Quelle méthode de blanchiment est la moins polluante ?

Le papier peut être blanchi ou non blanchi. Le blanchiment se fait avec des substances à base de chlore ou à base d’oxygène. Il est évident que le papier non blanchi est le moins polluant, mais il devient rare. Le papier blanchi sans chlore ni dérivés de chlore (TCF) est l’option la moins polluante. Il est blanchi avec des substances telles que le peroxyde d’oxygène, l’ozone ou l’oxygène pur. Le papier blanchi aux dérivés de chlore (ECF) est à éviter. Le papier blanchi au chlore est le plus polluant. Heureusement, ce procédé n’est quasiment plus utilisé.


Pourquoi des azurants optiques sont-ils ajoutés au papier ?

Les azurants optiques sont des substances chimiques que l’on ajoute au papier pour lui donner un beau teint blanc. Ce sont des substances qui transforment la lumière ultraviolette en lumière bleue. Le blanc de titane et le sulfate de baryum (blanc fixe) en sont des exemples. Les azurants optiques se dégradent difficilement et polluent inutilement l’environnement.


Comment connaître le degré de blancheur du papier ?

La blancheur du papier est importante, non seulement pour assurer une bonne lisibilité des textes, mais également pour nous permettre de faire des photocopies. La blancheur est déterminée selon les normes ISO 11475 et 11476. La norme ISO pour la blancheur du papier utilise un pourcentage comme unité. Plus le pourcentage est élevé, plus le papier est blanc. On considère que 60 % offrent une blancheur suffisante et que 80 % offrent plus de confort ; au-delà, on est dans la blancheur luxueuse dont on n’a pas besoin pour une bonne lisibilité.

Plus d’infos : www.iso.org


Comment savoir pendant combien de temps le papier se conserve ?

Certains documents doivent être conservés longtemps. La norme allemande DIN 6738-92 décrit des classes de résistance au vieillissement. Il en existe 4 :

LDK 24-85 : la meillieure résistance, conservation très longue durée ;
LDK 12-80 : se conserve quelques centaines d’années ;
LDK 6-70 : se conserve minimum 100 ans ;
LDK 6-40 : la moins bonne résistance, se conserve minimum 50 ans.

Pour des textes et rapports ordinaires, LDK 6-70 peut suffire. Pour des documents à archiver, choisissez plutôt LDK 12-80 ; LDK 24-85 est uniquement nécessaire pour des pièces de musée ou des documents d’une valeur importante. Une autre norme (internationale) concernant la conservation du papier est la norme ISO 9706. Du papier conforme aux exigences de cette norme se conserve au moins pendant 100 ans.


Comment connaître le degré de transparence du papier ?

Plus le degré d’opacité est élevé, moins le papier est transparent. Une bonne opacité est surtout importante pour des papiers à faible grammage : sur un papier trop fin et peu opaque, le texte pourrait transparaître. Un papier bien opaque a l’avantage d’améliorer la lisibilité du texte et augmente la qualité du travail imprimé. Il s’impose pour les photocopies recto verso. Le degré d’opacité est déterminé selon les critères de la norme ISO 2471.
Un papier satiné est souvent plus transparent qu’un papier non satiné du même grammage. Les colles ou matières de charge utilisées, la nature de la fibre (au bois, sans bois, recyclé) et le procédé de fabrication sont autant de facteurs qui détermineront l’opacité du papier. Comme le papier recyclé a l’avantage d’être plus opaque, on peut souvent l’utiliser en plus faible grammage pour photocopier recto verso.

Plus d’infos : www.iso.org


Qu’implique la certification ISO 14001 ?

L’association ISO (l’International Standards Organisation) a établi une série de standards pour une meilleure performance environnementale des entreprises. Il s’agit de la série EN ISO 14000. Le standard le plus connu est ISO 14001. L’Europe a d’ailleurs créé son propre standard (EMAS) qui va plus loin.
ISO 14001 implique uniquement la création d’un système de gestion environnementale et ne fixe aucun objectif à atteindre, ne dit rien sur les résultats obtenus ou le respect de critères environnementaux. En soi, le label ISO 14001 ne permet donc pas de juger des performances environnementales réelles d’une entreprise.

Plus d’infos sur www.iso.org


Qu'est-ce qu'un Paper Profil?

Un Paper Profile est une déclaration environnementale élaborée par les fabricants européens de papier. À l’heure actuelle, plus de dix sociétés participent au dispositif Paper Profile. Celui-ci repose sur un format de déclaration standard et des méthodes de calcul communes.
Les déclarations Paper Profile fournissent des informations sur la composition et les principaux paramètres environnementaux des produits (p. ex. COD, AOX, SO2, CO2, déchets). Les déclarations décrivent également le système de management environnemental et la chaîne de contrôle en place dans les usines de production, ainsi que les modalités de l’approvisionnement en bois.

Exemple de Paper Profil


Qu'est-ce que la valeur AOX?

La valeur AOX est un paramètre pour mesurer la qualité de l'eau. Elle est associée à une concentration des atomes de chlore donnée en mg/l. Cette concentration correspondant à la quantité d'halogènes (ici en l'occurence le chlore) contenus dans les substances organiques adsorbables sur du charbon actif.


Qu'est-ce que la DCO?

La demande chimique en oxygène (DCO) est la consommation en dioxygène par les oxydants chimiques forts pour oxyder les substances organiques et minérales de l'eau. Elle permet d'évaluer la charge polluante des eaux usées.