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Charleroi
sous la neige
C’est
très poétique de voir Charleroi sous la neige en ces jours
de froid piquant, cela console de la grisaille ! Quand on se rend compte
qu’il s’agit des nuages de fumée issus des industries
sidérurgiques des alentours qui se rabattent sur la ville, quand
on voit sur le site «irceline» (www.irceline.be)
que la concentration de particules fines atteint à Marchienne au
Pont quatre fois la norme admissible, on se dit que l’habit ne fait
pas le moine.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, la pollution
augmente de jour en jour. Les médias alertent bien le public, diffusent
de bons conseils et nous proposent de lever le pied et surtout de laisser
la voiture au garage.
Cependant, dans ces situations de pollution aiguë, le bons conseils
sont insuffisants. Le trafic ne diminue pas, l’alerte atmosphérique
persiste. Jusqu’où allons nous sacrifier la santé,
à court terme comme à long terme ?
Luc Hens, professeur de la VUB, spécialiste de l’environnement,
interrogé dans Le Soir, affirme «le coût est la seule
manière d’influencer les comportements». Pourtant il
est aussi possible de prendre des mesures qui ne pénaliseraient
pas les plus démunis, mais amèneraient tout le monde sur
le même pied, sur deux pieds,... à devoir se passer quelques
jours de voiture... et à se retrouver dans les transports publics.
Outre leur effet sur la pollution atmosphérique, des mesures de
limitation de la circulation pourraient aussi susciter une prise de conscience
collective, amener les gens à se «débrouiller»,
à recréer des réseaux d’entraide, à
reprendre possession de la rue, à retrouver un peu de silence !
Pourquoi pas ?
Thérèse
Snoy
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Un
geste par mois… un geste pour moi : les résultats 2005 !
1093
participations au geste du mois ont été enregistrées
en 2005. Tous les résultats ont été transformés
en une mesure commune : l’empreinte écologique.
Les
participants économisaient déjà près de 56
ha par an d’empreinte écologique par rapport à des
personnes plus "gaspilleuses". Grâce à l’adoption
ou au renforcement de certains gestes au cours de l’année,
ils ont encore fait progresser cette économie annuelle de 7,7 ha.
Plus
pratiquement, ce total est notamment composé de 4 tonnes de
déchets non produits et de 50 tonnes de CO2 non émises.
Sur ces deux points, l’amélioration au cours de l’année
a été de 177 kg de déchets et 4 tonnes de CO2.
Tous
ces résultats ont été atteints par de petits gestes
faciles à appliquer au quotidien, et qui sont aussi souvent synonymes
d’économies financières. On a parfois l’impression
qu’une simple action ne changera rien. On voit ici que c’est
tout le contraire !
Les résultats complets sont disponibles sur www.ecoconso.be
La
campagne reprendra de plus belle en mars, avec pour objectif de faire
encore mieux ! Si vous souhaitez être averti de la mise en ligne
du geste de mois de mars, laissez-nous
votre adresse électronique.
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Dominique Streel
nous a quittés
Connu
pour ses combats contre la mauvaise gestion des déchets, des décharges
et des sites pollués, Dominique Streel l’était peut-être
moins dans son rôle d’éco-consommateur résolu.
Dès le début de l’existence du Réseau Eco-consommation,
il avait soutenu personnellement nos initiatives, suivi nos débats
et relayé nos messages, en tant que membre effectif. Il s’attachait
au fait que la seule vraie prévention des déchets, c’était
d’agir sur les modes de consommation au stade des achats de produits,
de leur usage et de l’ensemble des comportements quotidiens. Il
mettait chacun devant ses responsabilités et en particulier le
pouvoir politique qui rechignait à mettre en œuvre une véritable
politique des produits.
Tout
dernièrement, nous l’avons vu encore batailler à la
Commission des déchets en faveur d’une définition
exigeante de la prévention et il arborait pour notre grand plaisir
un T-shirt du Réseau.
Nous
regrettons le départ de cet homme de conviction, dont les opinions
en dérangeaient beaucoup mais stimulaient aussi nos méninges
trop douillettes. Nous ferons vivre son souvenir en poursuivant sans défaillance
notre chemin vers un mode de consommation vraiment « soutenable
» et transmissible à nos enfants.
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«
La RTBF est aussi la nôtre » ! Appel à (ré)action
citoyenne !
Il
y a des zones d’action citoyenne qui sont particulièrement
peu occupées ! C’est le cas de la « consommation »
médiatique. Tous les jours, nous sommes des consommateurs de médias.
Que nous le voulions ou pas, ils nous influencent dans nos opinions, nos
attitudes et nos actes.
La publicité l’a bien compris, qui envahit copieusement la
presse écrite et audiovisuelle.
Or
il existe peu de réaction et d’action citoyenne pour promouvoir
et faire respecter le caractère éducatif de ces médias.
C’est particulièrement flagrant par rapport à la radio
et télévision alors qu’il subsiste heureusement un
pan de celles-ci qui est public.
C’est pourquoi, nous apprécions particulièrement le
courage et la ténacité d’un homme qui, inlassablement
depuis plus de 10 ans, poursuit une action citoyenne de vigilance par
rapport à la RTBF. Il s’agit de Bernard Hennebert qui vient
de publier aux éditions ADEN un livre intitulé : "La
RTBF est aussi la nôtre".
Son objectif : mobiliser les auditeurs et tous les citoyens francophones
belges à l’heure où le contrat de gestion de la RTBF
est en renégociation, de façon à défendre
le rôle éducatif et citoyen de ce « service public
».
Sur son site www.consoloisirs.be,
il tient un agenda précis de l’actualité et vous propose
différents rendez-vous et occasions de participation au débat
sur la RTBF.
Les
enjeux
De quoi s’agit-il ?
De façon générale, il s’agit de savoir quelles
obligations découlent du caractère de «service public
» de notre RTBF : objectif général, pluralisme, rôle
éducatif et «civique», écoute et réponse
aux citoyens, protection vis-à-vis de la publicité,…Tout
cela peut figurer dans le contrat de gestion. Celui-ci peut être
plus ou moins flexible ou détaillé. Première tendance
observée : la pression de la direction pour qu’il soit plus
flexible. C’est ce que B.Hennebert dénonce, estimant que
sans précisions sur les règles, la «marchandisation»
va s’accentuer.
La valeur de l’audimat ? Même à la RTBF, l’audimat
devient déterminant pour la direction pour placer (ou supprimer)
une émission dans le programme. S’il est bien sûr intéressant
de mesurer l’intérêt des téléspectateurs
et de chercher à leur plaire par des émissions attractives,
il est navrant de voir comment certaines émissions sont repoussées
en fin de soirée ou carrément supprimées. «Faut-il
faire des émissions pour des minorités ?» demande
l’administrateur délégué de la RMB (régie
publicitaire de la RTBF) et il poursuit :«il n’y a pas de
honte à faire du populaire et du divertissement». Si on peut
lui donner raison sur cette deuxième affirmation, on ne peut suivre
le raisonnement selon lequel seules les émissions qui rallient
une majorité (mais laquelle ?) ont droit à l’existence.
Au nom du «divertissement», des émissions comme Autant
savoir, L’Hebdo, Au nom de la loi et même le fameux «Strip
Tease», ont été supprimées alors même
qu’elles ralliaient un large public belge.
La place de la publicité est au cœur du débat. Actuellement,
la RTBF est financée à 75 % par la dotation de la Communauté
française et à 25 % par la publicité. Ce verrou va
t-il sauter? On en parle aussi ; la «RMB» semble avoir une
lourde influence sur les programmes. Or, d’après une étude
de l’ULB, (prof. François Heinderyckx), la pression publicitaire
ressentie par le téléspectateur est similaire à celle
des chaînes privées, dans la mesure où elle se place
sur les heures de grande écoute (journaux parlés et télévisés).
Le comble, c’est que cette publicité fait baisser l’audience
de certaines émissions, par exemple lorsqu’elle suit le JT
et fait attendre le spectateur avant de passer à la suite du programme.
On peut estimer que la publicité permet de financer l’institution,
mais on peut aussi se demander combien la RTBF dépense pour faire
sa propre publicité. Le dernier feuilleton «7ème ciel»
ne s’est il pas dévoilé sur des affiches dans les
gares de la SNCB et par des spots radio multiples ? Ces dépenses
là sont elles justifiées?
La publicité pourra t’elle devenir «implicite»,
c’est-à-dire être intégrée dans le déroulement
des films et feuilletons ? Cette question est aussi à l’ordre
du jour.
Enfin, il est question de supprimer la «protection» de cinq
minutes avant et après sans publicité dont bénéficiaient
les émissions enfantines. Il paraît que c’est inutile
puisque les enfants regardent quand même plein d’autres émissions
et voient la publicité par ailleurs. Il n’empêche que
c’est encore un verrou qui saute pour ceux qui choisissent un usage
programmé de la télé pour leurs enfants.
Nos
propositions
Bernard Hennebert fait un certain nombre de propositions intéressantes
en faveur d’émissions éducatives, d’agendas
culturels,… à découvrir dans son livre. De notre côté,
permettons nous de rêver à des émissions qui soutiendraient
les démarches de consommation responsable, de façon récurrente.
Quelques
émissions de grande écoute font souvent passer des messages
d’éco-consommation, comme «Tout autre chose»
sur La Première (radio) ou «Une brique dans le ventre»
sur la Une (télé). Malheureusement, ces émissions
sont presque l’exception confirmant la règle.
Pourquoi
pas dès lors, avoir une rubrique du « bon geste » pour
l’environnement, le climat, la santé,… qui reviendrait
régulièrement sur l’antenne et sur l’écran,
avec des exemples de réalisation, en faisant participer les consommateurs
volontaires, et en démontrant le plaisir et le confort retiré
de ces comportements positifs.
De même, l’obligation du contrat actuel prévoyant des
émissions d’éducation aux médias, doit être
maintenue et surtout mise en pratique.
Enfin, nous pensons évidemment que la publicité doit être
drastiquement limitée sur les chaînes publiques, et aussi
ne pas interrompre continuellement le déroulement des programmes,
ni les retarder.
La
maîtrise de l’usage d’un produit ou d’un service
doit être possible et accessible à tout citoyen consommateur.
Or nous la perdons de plus en plus au travers des moyens de diffusion
multiples de la consommation. La faire respecter dans un service public
semble vraiment un minimum à exiger!
Pour
en savoir et en faire plus :
Deux pétitions rassemblent des signatures:
En
savoir plus sur la publicité en général ?
Voyez à ce sujet notre précédent
dossier. Nous aurons également l’occasion de revenir
sur le sujet dans le courant de l’année !
Dossier
rédigé par Thérèse
Snoy
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L'agenda
reprend les activités dont le Réseau Eco-consommation a
connaissance.
Tous ces événements se déroulent en Belgique, sauf
indication contraire.
Ces événements sont classés par ordre chronologique.
Le
salon des mandataires. Organisé
à l’initiative du Ministre wallon des Affaires intérieures
et de la Fonction publique, la première édition du “Salon
des Mandataires” aura lieu au WEX à Marche-en-Famenne les
17 et 18 février 2006. Il s’adressera aux mandataires
des communes et des provinces, ainsi qu’à toutes les personnes
actives dans les secteurs publics en Wallonie. Vous
y retrouverez également le stand de la campagne "ça
passe par ma commune" !
Plus d'informations sur www.wex.be
(ou ici
en PDF).
Devenir
intervenant éducatif en santé et environnement ?
Formation
gratuite pour devenir intervenant éducatif en santé
et en environnement dans les écoles, les communes, les provinces,
les entreprises, les associations... Durée: 13 semaines de cours
et 3 semaines de stage, du 16 février 2006 au 30 juin 2006.
Séance d'information le jeudi 9 février 2006 à 14
h aux Rivageois (Liège) (apporter son CV). Formation réservée
aux demandeurs d'emploi.
Infos : 04 254 76 21 | formation_cerise@hotmail.com
| www.formation-cerise.be
Vous
êtes intéressés par l'animation d'enfants et le thème
de la mobilité durable vous interpelle?
Journée de formation le 24 février de 9h30 à
17h à Namur et présentation du nouveau carnet de formation,
accompagné d'un DVD. PAF : 15 € (dem. emploi : 10). Formation
ouverte à tous. Organisation : Institut d'Eco-Pédagogie,
en partenariat avec Inter-Environnement Wallonie. Inscription souhaitée
avant le 20 février.
Infos : 04 366 38 18 | ee-iep@guest.ulg.ac.be
| www.institut-eco-pedagogie.be.
Changements
de comportements : colloque.
Pour affronter les enjeux de ce XXIème siècle,
des changements de comportements sont
incontournables. Mais comment changer les comportements ? Quels comportements
changer pour permettre un accès
juste aux ressources, protéger l'environnement, instaurer un commerce
plus équitable, préserver la santé de tous, etc.
Deux journées pour avancer dans ces questions en partageant expériences
et cadres de références théoriques. Les 16
et 17 mars 2006 à Namur.
Infos : www.reseau-idee.be
| info@reseau-idee.be | 02 286
95 70
Life,
le salon santé & mieux-vivre
au Heysel, du 17 au 19 mars 2006. Les thèmes du salon sont
: medical - nutrition - thalasso - beauty - sport & adventure - home
& health. Le Réseau Eco-consommation sera présent dans
la partie home & health, pour tout ce qui touche aux pollutions intérieures
et à l'éco-consommation, bien sûr.
Nous offrons
une entrée
gratuite pour deux aux 100 premières personnes
qui nous contacterons au 071 300 301 ou via info@ecoconso.be
!
Formation
: outils et techniques d’animation pour sensibiliser au développement
durable au travers de l'alimentation. Les
24,
25 et 26 mars 2006 en résidentiel à Liège. Formation
à destination des animateurs et animatrices. PAF : 60€. Infos
& inscriptions (avant le 13 mars 2006) : 04 250 75 00 | www.education-environnement.be/crie
| crie.liege@swing.be
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Vous
souhaitez annoncer un événement ?
Envoyez-nous vos informations sur rdebruyn@ecoconso.be,
de préférence sous une forme résumée. La rédaction
se réserve le droit de publier les annonces qui lui parviennent.
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IEW engage Secrétaire général(e)
Inter-Environnement
Wallonie, ONG environnementale regroupant plus de 140 associations en
Région wallonne recherche son (sa) Secrétaire général(e)
(direction). Intéressé(e)
? Plus d'informations sur www.iewonline.be
(PDF) | 081 25 52 80. Réponse
avant le 10 février.
Enfin
l'envol du FAP en Belgique ?
Le
FAP - ou filtre à particules - est le complément indispensable
des voitures roulant au diesel.
Il permet en effet d'éliminer presque entièrement les particules
nocives émisent par ces derniers. Ces particules polluent l'atmosphère,
causent des problèmes respiratoires et réduisent statistiquement
l'espérance de vie moyenne en Europe de 8 mois (et de un à
trois ans pour la Belgique!). Bien sûr, l'automobile - au diesel
- n'est pas la seule productrice de particules, mais elle y contribue.
Ces
filtres sont actuellement peu répandus chez nous et ne sont actuellement
disponibles que sur certains modèles, presque tous au-delà
des 15.000 €. Le Gouvernement fédéral pense donc lancer
une déduction fiscale pour assurer la promotion du FAP. Plusieurs
annonces dans la presse ont déjà été faites
(notamment par le Premier ministre) mais actuellement, il n'y a pas encore
de critères précis concernant cette déduction. On
espère qu'elle sera centrée sur les petits modèles,
afin de combiner faible émission de CO2 et faible émission
de particules. Il restera encore le problème des NOx pour le diesel.
Sans oublier la diminution des ressources naturelles, bien sûr.
Liste
indicative des véhicules équipés d'un FAP en France
: www.moteurnature.com
| liste officielle des véhicules disponibles en Suisse : www.energieetikette.ch
Infos
"particules" par le SPF environnement : https://portal.health.fgov.be
(cliquer sur le lien ou chercher "particule" via le moteur de
recherche du site).
Graphique:
réduction de l’espérance de vie, en mois, due à
l’exposition aux particules fines (2000) [source: SPF
santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire
et environnement]
Prime
au compostage à Berchem-Sainte-Agathe
Tout
achat de matériel destiné au compostage à domicile
sera remboursé à hauteur de 50% pour tout montant ne dépassant
pas les 100 euros. La prime existait déjà mais la commune
bruxelloise la relance, la majorité des habitants ignorant visiblement
l'existence de cette mesure [Source: www.dh.be]
Prime
anderlechtoise pour citernes d'eau de pluie et toitures vertes
Pour
les citernes à eau de pluie, la prime s'élève
à 20% du coût (avec un maximum de 500 euros) de l'installation
ou de la rénovation. Pour les toitures vertes, vous avez
droit à une prime de 7,5 euros par m2 pour l'installation d'une
toiture verte extensive et à une prime de 15 euros/m2 pour l'installation
d'une toiture verte intensive. Primes à destination des locataires
et des propriétaires d'un logement implanté à
Anderlecht. Ces primes sont cumulables avec d'autres aides à concurrence
de 90% du coût [Source: www.dh.be]
Jouer
avec la faim dans le monde ?
Food Force est un jeu
vidéo, présenté comme le «premier jeu vidéo
humanitaire éducatif». Il vient d'une initiative du programme
alimentaire mondial de l'ONU. Il est destiné à sensibiliser
les enfants au problème de la faim dans le monde. Le jeu est téléchargeable
gratuitement en anglais sur le site officiel : www.food-force.com.
Le site officiel propose également des informations sur les crises
actuelles et des documents pour aider les professeurs à traiter
le sujet en cours. (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Food_Force)
Poulet,
ananas et conséquences environnementales
Le Crioc a analysé les différentes pollutions générées
par plusieurs préparations de poulet hawaï (préparation
maison, en conserve, en boîte plastique...). Le résultat
est édifiant ! L'incidence de la recette varie très fort
en fonction du choix de préparation que l'on fait. Les valeurs
oscillent entre 200g et plus de 3 kg de CO2 par portion, entre137 g et
633 g pour les déchets, entre 15.000 km et 60.000 km pour le transport
et entre 442 kcal et 1.128 kcal pour la valeur énergétique.
Quand on dit que les choix du consommateur peuvent être déterminants...
Plus d'infos sur www.crioc.be
L'horreur
en boîte du mois
Aaaaaaah
le beau spécimen que voilà ! Mais qu’est-ce ? Un conteneur
rempli de balles de tennis ? Un suppositoire géant ? Que nenni
! La merveille ci-contre est un paquet de chips.
Mais qu’a-t-il de particulièrement chatouilleux d’un
point de vue environnemental? Tout d’abord l’emballage, en
plastique épais et résistant, qui représente à
lui seul 20% du poids total. Le producteur craint-il que la concurrence,
époustouflée par tant de génie, veuille écraser
rageusement ses paquets de chips à coup de rouleaux compresseurs
? Ou bien voulait-il protéger le croquant subtil de ses tuiles
apéritives des assauts de l’environnement, de plus en plus
pollué (notamment par des produits aussi durablement idiots) ?
Non,
en fait, ce doit être pour protéger les chips tout au long
de leur long voyage, car ces joyaux de la consommation intelligente et
responsable sont fabriqués au… Mexique ! Sisi, vous avez
bien lu, au Mexique, soit un trajet de plus de 9000 kilomètres,
tout ça pour des chips. Certes la pomme de terre est originaire
du continent américain mais cela fait quand même quelques
siècles qu’on la cultive chez nous… Peut-être
devrait-on informer le fabricant de cette fabuleuse découverte
agricole ?
On
n’insistera pas sur le fait que l’emballage n’est pas
repris dans le schéma de collecte des plastiques. Il est, de toutes
façons, composé de trois plastiques différents, ce
qui nuirait à son éventuel recyclage. Oh,
bien sûr, ce n’est pas le seul exemple de gaspillage au rayon
des « crasses » apéritives, mais celui-ci cumule un
peu tous les défauts.
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Web
& publications
La déchethèque
: la Médiathèque vient d'éditer la "Déchethèque",
une brochure proposant une sélection d'une cinquantaine de médias
(vidéo, DVD et cédérom) présents dans leurs
collections, traitant du thème des déchets au sens large,
avec de nombreuses pistes d'actions et conseils. Un avis est donné
pour chaque média sélectionné.
Vous pouvez
télécharger cette brochure sur le site www.lamediatheque.be
(PDF | 2.5 Mo)
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