Numéro 17 [juillet 2006] - dossier < climatisation >  
       
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L'été sera chaud, mais sera-t-il climatisé ?

L'été sera-t-il à l'image du mois de juin, c'est-à-dire plutôt beau et chaud ? Nous le verrons bien... Mais les accès de chaleur et la publicité sur le sujet nous poussent de plus en plus vers la climatisation de nos habitations. Est-ce inéluctable ? Réponse dans notre dossier...

L'Art d'éco-consommer, lui, va se mettre au frais - non climatisé - pendant l'été pour revenir à la rentrée. Une actualité chargée nous y attend... Rendez-vous en septembre !

Bonnes vacances !

L'équipe du Réseau Eco-consommation

 
   


En juillet, on se mouille pour des eaux propres !

Ce dimanche 16 juillet à 14 heures, la Belgique et l'Europe feront des « Big Jump ». Il s’agit de faire un saut collectif et militant dans une eau vive pour demander des eaux propres et vivantes où il fait bon se baigner. Nos grands-parents ont appris à nager dans les rivières. Nos enfants doivent pouvoir en faire autant.

En 2005, le succès était au rendez-vous avec 22 pays participants et quelques 250.000 citoyens qui ont sauté à l’eau, preuve évidente que les gens veulent se réconcilier avec leurs cours d'eau. Toute personne peut organiser ou participer à un Big Jump : club sportif, troupe de scout, association environnementale, groupe d’amis ou toute personne ou groupement qui veut se mouiller pour l’avenir de l’eau !

Il y a déjà une quinzaine de jumps à l’agenda alors n’hésitez plus, sautez à l’eau le 16 juillet, en même temps que des milliers d’autres jumpers dans toute la Belgique.
Pour connaître les jumps déjà programmés : www.bigjump.be

Serez-vous parmi les plongeurs de 2006 ?
Si c’est le cas, faites-le nous savoir ici.


Et surtout, revenez nous raconter votre saut sur le forum !



 
 

 




Le confort sans climatisation !

Pourquoi pas une clim’ ?
La climatisation est une solution de facilité, utile dans certains cas, mais à laquelle on recourt parfois trop facilement, ce qui consomme pas mal d’énergie. Car tout le problème* de la clim est là : la consommation d’électricité. Si tous les ménages bruxellois voulaient rafraîchir une seule pièce de leur maison en même temps à l’aide d’un climatiseur, la centrale au gaz de Drogenbos devrait fonctionner à plein rendement uniquement pour cet usage ! Méfions-nous de nous habituer à la climatisation et de la considérer comme un avantage acquis dont il serait bien difficile de nous passer par après.

* ou presque, car elle contient également des gaz à effet de serre dont la fuite dans l’atmosphère se révèle problématique : 1 g de gaz réfrigérant a le même impact sur le réchauffement climatique que 1300 g de CO2, soit 10km faits avec une petite voiture

Qu’entend-on par climatisation ?
Si l’on se réfère au dictionnaire, climatiser signifie « Au moyen d'une circulation d'air traité, maintenir à des conditions déterminées, de température et d'humidité notamment, et régénérer l'air, l'atmosphère d'une enceinte; réaliser l'installation le permettant ». En pratique et pour le particulier, cela signifie bien souvent acheter un appareil permettant de refroidir l’air de sa maison (ou de sa voiture) en été.

Comment ça marche ?
Une climatisation telle qu’on l’entend habituellement fonctionne sur le même principe que celui des frigos ou des pompes à chaleur : un compresseur fonctionnant à l’électricité fait varier la pression d’un gaz dans un circuit fermé afin de refroidir ou réchauffer de l’air. Dans le cas du frigo, l’appareil « prend » des calories (de la chaleur) aux aliments (enfin, des calories de chaleur, pas des calories de régime !) pour les évacuer via son radiateur externe. La climatisation c’est la même chose, sauf que là on vit dans le frigo en question (la chaleur étant évacuée à l’extérieur).

Est-ce obligatoire ?
Ces dernières années nous avons connu des périodes chaudes voire très chaudes en été. Il n’est plus rare d’avoir des températures supérieures à 30°C pendant plusieurs jours. Les fabricants de climatisation l’ont bien compris et on ne peut plus échapper aux spots publicitaires tapageurs et aux promos à-ne-pas-rater sur la climatisation dès le printemps. S’équiper d’une telle installation n’a pourtant rien de vital. Il convient bien entendu de nuancer cette affirmation. Certains publics plus fragiles sont particulièrement sensibles aux « coups de chaud » et doivent donc prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter de fâcheuses conséquences pour leur santé. C’est notamment le cas des personnes âgées et de certains enfants. De même, si vous habitez dans un studio sous toiture et que cette toiture n’est pas protégée du soleil (par exemple par un immeuble qui serait plus haut que le votre), il vous sera très difficile d’avoir une atmosphère vivable lorsque la température extérieure dépassera les 28-30°C en été. Mais rappelons-nous qu’en Belgique, les périodes de canicule ou même tout simplement de températures élevées ne durent pas très longtemps. Après quelques jours, l’orage arrive et rafraîchit l’atmosphère.

Comment faire sans ?
A la longue, on finirait par croire que la climatisation est inévitable, une sorte de mal nécessaire ou de confort moderne que l’on se doit d’avoir actuellement. On peut pourtant s’en passer grâce à quelques astuces pratiques et peu coûteuses…

Premièrement, il faut limiter le plus possible les apports de chaleur extérieure et ce avant que cette chaleur ne pénètre dans l’habitation. On utilisera donc des volets, des auvents, des stores extérieurs… tout ce qui permet de limiter l’entrée des rayons du soleil. A défaut, il faut limiter les apports par l’intérieur en utilisant des tentures et de préférence des tentures claires ! En effet, la couleur influence également la façon dont sera plus ou moins réfléchie la lumière. Tous ceux qui sont déjà rentrés dans une voiture sombre laissée en plein soleil comprendront… Bien sûr ces actions seront encore plus efficaces si on les prend dès la construction de la maison. L’orientation des ouvertures, les stores extérieurs, les couleurs des façades, etc. sont autant d’éléments déterminants. Si vous construisez, faites-y très attention, car ce sont des choix que l’on « paie » tout au long de la vie de la maison.

La deuxième façon de prévenir une élévation trop importante de la température intérieure, c’est réduire les apports intérieurs de chaleur. Ceux-ci proviendront essentiellement de la cuisine (four, eau mise à bouillir…), de l’éclairage (surtout si on utilise des lampes non économiques qui chauffent beaucoup) ou encore des appareils électriques comme la télévision ou l’ordinateur. Ces apports sont tellement importants qu’ils sont comptabilisés précisément lorsque l’on veut climatiser des bureaux. Les salles informatiques sont d’ailleurs climatisées non pas à cause de la chaleur venant du soleil mais à cause de celle dégagée par le fonctionnement des ordinateurs. Comme nous, les ordinateurs ne supportent pas d’avoir trop chaud ! Raison de plus pour faire attention à bien couper ces appareils lorsque l’on ne s’en sert pas. A quoi bon payer de l’électricité pour garder un ordinateur allumé, si c’est pour en plus devoir évacuer la chaleur produite à l’aide d’un climatiseur, fonctionnant lui aussi à l’électricité ?

Et s’il fait chaud malgré tout ?
Si ces actions ne suffisent pas ou si tout simplement on ne peut pas les mettre en œuvre, il reste à évacuer l’air chaud qui sera arrivé jusque dans votre habitation. Le plus simple est d’évacuer cette chaleur la nuit. La température descend alors facilement 10°C en dessous de la température maxima atteinte en journée. Une ventilation efficace permet de refroidir les pièces la nuit. Ce refroidissement nocturne associé à une protection solaire efficace la journée permet de lisser de manière importante les pics de chaleur. En effet, si l’air est facile à chauffer ou à refroidir, ce sont les éléments « lourds » qui posent le plus de problèmes. Une fois les murs et les meubles de votre habitation chauds, il devient plus difficile de refroidir la pièce. L’inverse est vrai aussi, c’est ce qui fait le charme des (vieilles) maisons aux murs épais : chaudes en hiver et fraîches en été !

Se refroidir
Tout cela ne suffit cependant toujours pas. Outre l’air de la maison, on peut se refroidir soi-même. Se rafraîchir le corps à l’eau, tremper ses pieds dans une bassine d’eau… sont quelques-uns des gestes que l’on peut entreprendre pour avoir moins chaud. Sans oublier bien sûr le traditionnel ventilateur. N’hésitez pas à choisir un grand modèle sur pied et à écouter le bruit de fonctionnement avant de l’acheter (les grands modèles qui tournent moins vite sont souvent moins bruyants). N’oublions pas non plus de nous hydrater régulièrement, c’est très important quand il fait chaud !

Le refroidissement « mécanique »
Si tout cela ne suffisait pas, il existe d’autres systèmes de refroidissement qui ont le même rôle que la climatisation. On appelle ça les puits provençaux (ou canadiens, ou encore d’autres noms en fonction de l’origine). C’est un système extrêmement simple. Il est constitué de tuyaux amenant de l’air extérieur vers l’intérieur de l’habitation en passant par le sol. Ce passage souterrain refroidit l’air, ce qui permet à l’habitation de bénéficier d’un apport d’air doublement frais : il est non seulement plus sain mais également plus froid, en été, de quelques degrés (5-8 °C) que l’air ambiant. L’air circule au moyen de ventilateurs. Les tuyaux doivent se situer à une profondeur de 70 cm à 5 m. Disons que sous nos latitudes et nos canicules temporaires, une profondeur pratique de 90 cm est une bonne base. A partir de 7m de profondeur, le sol a une température stable tout au long de l’année. Les avantages de ce système sont nombreux : la partie mécanique est très limitée et peu compliquée, la consommation d’électricité réduite, il n’utilise pas de fluides frigorigènes, etc. Mis à part un peu d’attention dans les régions dont le sol contient du radon, où il faut bien s’assurer de l’étanchéité des tuyaux, ce système est plein d’avantages. Evidemment, il est plus facile à mettre en oeuvre lors d'une nouvelle construction ou d'une grosse rénovation.

Le coût de la climatisation
Difficile de dire quelle serait la consommation d’un appareil de climatisation chez vous. Tout dépend de la fréquence d’utilisation, de la température finale demandée, du rendement de l’appareil, du climat… Ceci dit, on considère souvent qu’un appareil de climatisation à usage domestique (utilisé modérément, quand il fait trop chaud) augmente la facture d’électricité du ménage de 25 à 30%. Cela revient, si on parle en kWh, à +/- 500 kWh par an et par ménage, ou encore 85 euros par an. D’autres estimations donnent une consommation revenant à +/- 4 euros par m² et par an (en utilisant la clim’ pendant l’été). Pour une pièce de 20 m² cela revient à 80 euros… faites le compte pour plusieurs pièces !

Quoi qu’il en soit, si vous craquez pour un système de climatisation, achetez le modèle le plus économe en énergie possible. Les appareils de climatisation sont soumis au même affichage énergétique que les frigos, congélateurs et autres lave-vaisselle. Choisissez donc de préférence un modèle de classe A. La consommation annuelle estimée de l’appareil est également indiquée. Enfin, outre le choix d’un modèle économique, utilisez-le de manière modérée. Inutile d’essayer de descendre la température de 10 °C : on conseille 5 à 7 °C de moins que la température initiale, sous peine d’attraper un rhume. Enfin, même quand on utilise une climatisation, les conseils de limitation des apports de chaleur extérieure restent valables. Climatiser une pièce dont les fenêtres sont ouvertes ou dont les rideaux ne sont pas tirés n’est pas très efficace et fort coûteux…

 

Article rédigé par Renaud De Bruyn


Bibliographie & pour en savoir plus :

>> La conception bioclimatique, Jean-Pierre Oliva, 2006 aux éditions Terre Vivante | www.terrevivante.org
>> Climatiser sa maison, Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada | http://oee.nrcan.gc.ca
>> Le confort d'été, Ademe | www.ademe.fr
>> Les puits canadiens et provençaux : www.batirbio.org
>> Conception et rénovation énergétique des bâtiments tertiaires / cd-rom de la Région wallonne en ligne : http://energie.wallonie.be


 
 
 



L'agenda reprend les activités dont le Réseau Eco-consommation a connaissance.
Tous ces événements se déroulent en Belgique, sauf indication contraire.
Ces événements sont classés par ordre chronologique.

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Pluie de stages chez Environnement et Découvertes. Nombreux stages disponibles en juillet et août. Insectes sociaux, le cycle de l'eau, la forêt, la ferme... autant de thèmes développés cet été ! Lieu des stages : Mons ou Tournai. Infos et réservation : 065 84 02 80 | edasbl@tvcablenet.be | http://www.environnement-et-decouvertes.org

Balade « Minute(s) papillons » les dimanches 16 juillet et 6 août. Natagora propose des balades à la découverte de nos papillons. Où ? Rendez-vous à l’entrée du Domaine des Silex, Chemin des Silex (grille verte) à Watermael-Boitsfort. Quand ? De 11 à 13h. Par temps défavorable (pluie), ces visites seront remplacées par une balade nature à la découverte du Domaine. Gratuit. Infos : www.natagora.be

L'écoteau. Festival alliant spectacles, rencontres, animations, démonstration, cinéma, alimentation bio-locale, concerts, promenades, jonglerie, balade à vélo, théâtre ... le tout axé sur le défi environnemental. Le 19 août à la ferme fabry dans les coteaux de la citadelle de Liège. De 14 à 01h. Infos et organisation :
La CITE s'invente asbl | lacitesinvente@yahoo.fr

Nuit Européenne des Chauves-Souris le samedi 26 août. Activités de découverte des chauves-souris dans 45 sites à Bruxelles et en Wallonie. Au programme : présentation d’un film inédit sur la vie d’une jeune chauve-souris, exposé sur l’écologie des chauves-souris, balades nocturnes sur le terrain à la découverte des ces animaux aussi étranges que mystérieux…
Infos : www.chauves-souris.be

Les Rencontres Ecologiques d'Eté à Borzée (La Roche en Ardenne) du 23 au 27 août 2006. Au programme, 14 formations résidentielles pour comprendre et agir, 4 conférences , 20 ateliers et débats, des stands créatifs, des balades, des concerts, de la fête... le tout sur l'environnement bien entendu.
Programme : www.etopia.be/ree. Inscription avant le 1er août 2006.


Les prochaines formations d'Education-Environnement
L'eau dans notre vie quotidienne.
Contenu : l'eau du robinet : son goût, sa potabilité, son prix ; l'eau du ruisseau et calcul de manière simplifiée de l'état de santé d'un ruisseau (indice biotique) ; initiatives régionales et mondiales en faveur de l'eau ; nos rôles et nos implications en tant que citoyen dans la problématique de l'eau.
Quand ? Le vendredi 15 et le samedi 16 septembre 2006 de 9h00 à 17h00.
Où ? Dans les bâtiments du CRIE de Liège (Jardin Botanique - rue Fusch , 3).
Pour qui ? Associations, animateurs, formateurs, guides nature, etc.
Tarif : 30 euros.

L'énergie et les changements climatiques. Les 22, 29 & 30 septembre 2006. Comment communiquer activement les enjeux du développement durable autour de ce thème ? Cette thématique sera abordée sous les aspects classiques : technologie - économie - environnement ; mais également sous une vision culturelle, sociale et politique...
Horaires : 22/09 de 10h à 17h ; 29/09 de 13h à 19h ; 30/09 de 10h à 17h.
Pour qui ? animateurs d'associations et institutions en lien avec le développement durable, Guides-énergies, enseignants, journalistes...
Tarif : 45 euros pour les trois jours (ce prix comprend les repas)

Mobilité, collectivité, soutenabilité les 28, 29 et 30 août 2006 de 9h30 à 17h.
Objectif de la formation : acquérir des outils et techniques de sensibilisation à la mobilité, apprendre à animer en se déplaçant, se déplacer en animant, envisager ensemble la mobilité au quotidien en fonction de soi, des autres, de l'espace et du temps, expérimenter des activités éducatives tenant compte des liens entre mobilité, santé, environnement, économie, culture, société, aménagement du territoire...
Pour qui ? Acteurs de l’Education relative à l’Environnement et des ONG, animateurs socioculturels et de mouvements associatifs, enseignants, conseillers…
Tarif : 50 euros pour les 3 jours (avec repas).

Infos et inscription : 04 250 75 00 | crie.liege@education-environnement.be | www.education-environnement.be

Les randonnées en Ardenne de Sens Inverse. Programme de randonnées pédestres ou comment découvrir de très beaux coins, près de chez soi sans dépenser des fortunes et sans nuire à l'environnement ! Programme : www.sensinverse.com

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Vous souhaitez annoncer un événement ?
Envoyez-nous vos informations sur rdebruyn@ecoconso.be, de préférence sous une forme résumée. La rédaction se réserve le droit de publier les annonces qui lui parviennent.

 
 
 


Mesurez la qualité de l'air intérieur avec le kit de Test-Achats
Test-Achats propose un kit d'analyse de composés organiques volatils (COV) pour les particuliers. Le prix de 2 analyses est de 54 € pour les membres et de 65 € pour les non-membres. Les résultats sont communiqués dans les deux mois qui suivent l'envoi du kit utilisé. Cette analyse vous offre la possibilité de connaître la qualité de votre air intérieur. Infos et commandes : abonnement@test-achats.be

N'oubliez pas que vous pouvez faire appel à un service d'ambulances vertes (ou services d'analyse des milieux intérieurs) si vous souhaitez qu'une équipe de spécialistes vienne chez vous pour voir s'il y a un lien entre d'éventuels ennuis de santé et l'air de votre maison. Service disponible sur prescription médicale uniquement.
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Quatre saisons sans pesticides (petit rappel)
Nous en avons déjà parlé récemment, mais la saison des fruits et légumes battant son plein, il est important de rappeler la campagne « Quatre saisons sans pesticides » de l’asbl ADALIA. Elle a pour objectif la réduction de l’utilisation des pesticides au profit de matériel et de produits de jardinage plus naturels. Il existe en effet de nombreuses solutions sans pesticides, bien moins dangereuses pour la santé humaine, l’environnement et la biodiversité. Toutes les infos, dont les moyens de lutte alternatifs :
www.coccinelles.be | info@coccinelles.be

Encore et toujours des résidus de pesticides sur nos fruits et légumes...
Qu'il y ait des résidus de pesticides sur nos fruits et légumes est ""normal"", à partir du moment où ceux issus de l'agriculture dite conventionnelle (non bio) sont traités, parfois de très nombreuses fois (les pommes subissent presque 20 traitements). Malheureusement ces pesticides ne sont pas sans conséquences sur notre environnement et notre santé. On finit par en retrouver un peu partout, jusque dans l'eau de pluie ou dans notre propre sang.
Ce qui devient franchement déprimant, c'est que des données non encore publiées de la Commission Européenne montrent que la contamination des aliments végétaux par les résidus de pesticides a atteint un niveau record avec 47% des fruits et légumes contaminés. Pire, les échantillons présentant plusieurs résidus différents représentaient 23,4 % du total ! Au total, ce sont pas moins de 197 pesticides différents qui ont été retrouvés.

Source : www.mdrgf.org / Die Welt - www.welt.de

... et parfois au-dessus de la norme légale
Toujours à ce sujet, l'Afsca (l'Agence fédérale - belge- de la sécurité de la chaîne alimentaire) a contrôlé en 2005 plus de 1200 échantillons de fruits et légumes. Résultat : dans 7,3 % des cas, la teneur résiduelle maximale légale en pesticides était dépassée. En 2004 ce chiffre n'était "que" de 4,8 %. En 2004 toujours et pour faire le lien avec la brève précédente, 40% des échantillons présentaient des résidus, mais en dessous de la norme. D'après l'Afsca, ces dépassements ne représentent pas un danger immédiat pour la santé. N'empêche, ça coupe un peu l'appétit... Rapport 2004 disponible sur www.afsca.be (PDF)

Inter-Environnement Wallonie distingue huit communes Kyotodynamiques
Inter-Environnement Wallonie a décerné une série de prix distinguant des communes wallonnes remarquables par leur politique de maîtrise de l'énergie (communes kyotodynamiques). IEW procède à l'inventaire des pratiques communales en matière de maîtrise de l'énergie depuis 2003. Exemple de pratiques : formation pour les agents communaux, logiciel de comptabilité énergétique, conseil dans l'élaboration d'un cadastre énergétique, subventions diverses - guidance sociale, éclairage public, audits, investissements en économie d'énergie et/ou en énergies renouvelables, etc.

Une fois ces informations collectées et traitées, elles sont transmises aux communes afin d'être éventuellement complétées par les actions qui auraient été entreprises en dehors des cadres de soutien régional. L'analyse de l'évolution du classement depuis 2003 démontre que si les communes engagées dans un processus Kyotodynamique poursuivent et accentuent leur démarche, celles peu sensibles au départ n'ont que rarement inversé la tendance. Il apparaît par ailleurs clairement que les aides du Programme d'Action Locale pour la Maîtrise de l'Energie (PALME) de la Région wallonne ont eu un effet bénéfique : 15 des 20 communes classées les plus Kyotodynamiques ont bénéficié de ces aides.

Pour en savoir plus : www.kyotocommunes.be

 
       
 

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