Numéro 33 [janvier 2008] - dossier < piles >  
    Version imprimable en PDF (sur du papier recyclé et uniquement à bon escient, bien sûr ;-))    
       


Facile à dire ?

La formation d’un gouvernement et la hausse du prix du pétrole ont fait revenir le sacro-saint « pouvoir d’achat » au devant de la scène publique. On croirait presque évoquer un Droit de l’homme…le droit de battre le record des dépenses moyennes en cadeaux de fin d’année, le droit de monter la moyenne des puissances des voitures en circulation, le droit d’augmenter les maladies cardio-vasculaires dues à l’obésité, le droit d’acheter un poivrier électrique…
En somme, le droit au caddie bien rempli ! « Cynique » me direz vous !

La question du pouvoir d’achat est certainement une vrai question pour les plus bas revenus de la société. Je ne l’oublie pas. Mais dans le contexte d’urgence environnementale dans lequel nous vivons, je pense qu’on ne peut plus décemment clamer haut et fort son droit à la consommation sans y intégrer une perspective de développement durable. Autrement dit, de lier la consommation au respect de l’environnement et de la santé…pour maximiser le bien-être plutôt que le pouvoir d’achat !

 

Jean-François Rixen
Secrétaire général


 
   


 

Le calendrier de l'éco-consommation 2008 est arrivé !

12 mois d’éco-consommation illustrés par des dessinateurs au talent incontestable.

Il est gratuit ! Comment vous le procurer (en Belgique) ?

Rendez-vous de préférence dans un point de dépôt dont les principaux sont :
* la DGRNE à Jambes (avenue Prince de Liège, 15) ;
* les Centres d’Information et d’Accueil de la Région wallonne ;
* les Guichets de l’Energie (sauf celui de Namur) ;
* le Réseau Eco-consommation (avenue Cardinal Mercier, 59 à 5000 Namur).

... ou commandez-le au n° vert de la Région wallonne : 0800 11 901 (boîte vocale)

Egalement téléchargeable en pdf sur notre site www.ecoconso.be (3,9 Mo).

 
   




Accus, piles et batteries : et l’environnement dans tout ça ?

Les piles sont omniprésentes dans notre vie quotidienne : GSM, montres, balances, gadgets à loupiottes, thermomètres électroniques, consoles de jeu portatives, baladeurs MP3, télécommandes… sont autant d’objets utilisant des piles. Il est devenu impossible ou presque de les éviter, d’autant que Noël a dû apporter son lot d’appareils électroniques friands de piles à bon nombre d’entre-nous !

Pile, accu, batterie : un peu de sémantique

Si l’on reprend sa définition scientifique, une pile est un dispositif qui transforme l'énergie d'une réaction chimique en énergie électrique. Elle se compose principalement de deux électrodes qui plongent dans une solution faisant office de conducteur électrique.

En pratique, le terme de pile électrique désigne une pile jetable. On les appelle aussi « piles primaires ».

Les accumulateurs fonctionnent de la même façon à ceci près qu’ils sont rechargeables. Dans le langage courant, on parlera de piles rechargeables. On les appelle aussi « piles secondaires ».

Enfin, les batteries sont des ensembles de piles ou d’accumulateurs, ce qui, en pratique, désignera le « machin rechargeable » de forme spécifique qui sert à alimenter un GSM, un baladeur MP3, un ordinateur portable etc.

Des problèmes environnementaux

Le marché des piles en Europe représente chaque année environ 160 000 tonnes de piles portables « grand public » (sans compter les batteries de voitures, les piles et accus industriels).

En Belgique, on utilise chaque année pas loin de 100 millions de piles ! Or les piles ne sont pas des déchets comme les autres : ils sont particulièrement dangereux et polluants.

Les « piles » au sens large (donc également les rechargeables) posent trois problèmes principaux vis-à-vis de l’environnement :

  • leur production consomme beaucoup plus d’énergie que ce qu’elles fournissent lors de leur utilisation (de 40 à 140 fois plus !) ;
  • leur fabrication utilise des matières premières non renouvelables et parfois rares ;
  • leur élimination pose des problèmes de pollution étant donné leur composition. En effet, parmi les nombreux constituants d'une pile on trouve des métaux lourds : cadmium (Cd), mercure (Hg), plomb (Pb), zinc (Zn), nickel (Ni)… Les trois premiers sont reconnus comme extrêmement toxiques pour les êtres vivants (cancérigènes, mutagènes…). Mais le nickel et le cadmium ne sont pas inoffensifs (effet mutagène, problèmes de reproduction et problèmes d'allergies).
    De plus, tous ces métaux lourds sont très persistants. Ainsi le mercure d'une seule pile bouton peut contaminer 400 litres d'eau ou 1 m3 de terre pendant 50 ans. De nombreuses piles jetables contiennent encore ces métaux toxiques.

Bref, si le but n’est pas d’éliminer totalement les piles de la circulation, elles sont suffisamment problématiques pour qu’on les utilise de manière parcimonieuse et efficace.

Que faire ? Eviter les piles !

En premier lieu, se demander si l’on ne peut pas éviter de devoir acheter quelque chose (c’est l’étape n°1 de toute démarche d’éco-consommation). Evitons donc d’utiliser des piles. Par exemple, autour de l’ordinateur, la grande mode est au sans fil… mais avec piles ! Sauf cas particuliers, une souris et un clavier filaires sont tout aussi confortables que leurs versions sans fil. Et souvent plus fiables, d’ailleurs.

Besoin d’un pèse-personne, préférons-le sans pile également. Certes il ne nous donnera pas notre poids à 100g près… (mais, entre nous, parfois ce n’est pas plus mal).

Ce ne sont pas les seuls exemples. Existent toujours en version sans pile : thermomètre (plutôt que d’utiliser un thermomètre « digital »), montre (plus rare, mais ça existe en solaire ou en mécanique), lampe de poche (à dynamo ou à induction, pour des utilisations ponctuelles), calculatrice, jouet…

Enfin, on peut également éviter des piles en n’achetant pas certains gadgets comme les poivriers électriques, les cartes postales musicales ou les sucettes lumineuses (sisi, ça existe !).

Et si l’appareil n’est pas disponible sans pile ? Choisissons de préférence un modèle utilisant des piles les plus répandues possibles. Par exemple, pour une balance électronique de cuisine, mieux vaut acheter un modèle utilisant des piles standard que des piles boutons. Les piles standard seront plus faciles à trouver et plus facilement interchangeables entre différents appareils que les piles « spéciales ». C’est tout bénéfice également pour la durée de vie de nos appareils (trouver certaines références de piles n’est pas toujours facile).

J’ai quand même besoin d’une pile : que choisir ?

Si une pile est indispensable, choisissons-là la meilleure possible et surtout, la plus adaptée à l’utilisation que l’on veut en faire. De l’utilisation dépendra beaucoup le choix entre piles jetables et piles rechargeables.

Sans entrer dans les détails, les piles jetables sont à réserver aux utilisations peu gourmandes et de longue durée (ex. : une télécommande) et les piles rechargeables sont utilisables partout, même si on les utilise de préférence pour des applications grosses consommatrices sur une durée limitée (appareil photo, console de jeu…). En effet, la plupart se déchargent toutes seules si on ne les utilise pas. On commence cependant à trouver des piles rechargeables gardant l’essentiel de leur capacité pendant plusieurs mois.

Tout savoir sur les types de piles jetables : fiche-conseil n°28, tout savoir sur les piles rechargeables : fiche-conseil n°35.

Un bénéfice environnemental évident

Les piles rechargeables ont un bilan écologique très favorable par rapport à leurs cousines jetables. Un récent écobilan réalisé par Bio-intelligence Service montre qu’elles ont jusqu’à 32 fois moins d’impact sur l’environnement que les piles jetables. Ce n’est guère étonnant quand on sait que les piles rechargeables sont réutilisables des centaines de fois. Plus prosaïquement, si toutes les piles jetables en Europe étaient remplacées par des piles rechargeables, cela éviterait de consommer autant de ressources non renouvelables qu’une ville de 100.000 habitants. Une paille !

L’environnement ? Le prix aussi !

Si le coût environnemental est clairement à l’avantage de la rechargeable, le coût «financier» l’est tout autant. Un paquet de 4 piles rechargeables de qualité n’est plus très cher (15-20 €) et remplace à lui seul des centaines de piles jetables. A ce tarif-là, le chargeur est vite amorti (le chargeur est même souvent fourni avec un "pack" de 4 piles, pour à peine plus cher que le pack en lui-même).

Ma pile est hors-service, qu’en faire ?

En Belgique, les piles, tant jetables que rechargeables, sont soumises à ce que l’on appelle l’obligation de reprise. Les obligations de reprise nous viennent de directives européennes dont le but est d’instaurer la récupération et le recyclage de très nombreux déchets : électroménagers, emballages, pneus, huile de friture etc. Pour les piles, c’est l’asbl BEBAT qui est chargée de la collecte des piles usagées. Depuis 1996, ce sont plus de 800 millions de piles qui ont été collectées. En poids, cela représente actuellement 2500 tonnes de piles collectées par an, avec un taux de collecte de 50 % (voire 86% si on se base sur les piles usagées réellement disponibles à la collecte) et de recyclage de plus de 50% en général (dépend du type de pile). Par recyclage, on entend : récupération des métaux lourds, des métaux ferreux, valorisation énergétique des plastiques….

Les piles sont considérées comme des déchets dangereux : il est strictement interdit de les jeter dans la nature ou dans une poubelle de déchets non triés. Les piles usagées sont à déposer dans les conteneurs BEBAT présents un peu partout (20.000 points de collecte en Belgique !) pour qu’elles puissent suivre une filière de recyclage appropriée.

Attention, de nombreux objets contiennent des piles, parfois imbriquées dans l’objet en lui-même : il est impératif de pouvoir séparer les deux.

Conclusion ?

Extrêmement pratiques, les piles sont de petits objets précieux dont l’utilisation devrait être parcimonieuse et réfléchie. Profitons donc de cette fin d’hiver pour… recharger nos batteries !

En savoir plus :


Article rédigé par Renaud De Bruyn

 
 
 



L'agenda reprend les activités dont le Réseau Eco-consommation a connaissance.
Tous ces événements se déroulent en Belgique, sauf indication contraire.
Ils sont classés par ordre chronologique.

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L’énergie : un enjeu majeur du développement Durable - Du 5 janvier au 15 février 2008. Lieu : Maison du Développement Durable , 7 Grand Place à LLN (http://www.maisondd.be/)

  • Conférence : L’énergie pour toutes les bourses par Ph. Defeyt, Président du CPAS de Namur
    Date : le mardi 15 janvier 2008 à 20 h
  • Table ronde : Réduire sa facture d’énergie. Que faire pour consommer et payer moins par A. Sterckx, Responsable énergie de la Ville d’Ottignies - LLN
    Date : le samedi 26 janvier 2008 à 14 h
  • Conférence : Les énergies alternatives, leurs impacts, leurs limites par J. Martin, Professeur émérite UCL
    Date : le jeudi 31 janvier 2008 à 20 h

Entrée libre
Réponse souhaitée à alain.dangoise@maisondd.be ou andre.sterckx@maisondd.be

Le vermicompostage - atelier gratuit le mercredi 16 janvier à 20h au Centre Culturel d'Auderghem (www.cc-auderghem.be). Au menu : principes généraux, tout pour réussir son vermicompost, les différents modèles, trucs et astuces, discussion. Facultatif : fabrication d'une vermicompostière (en bacs en plastique ou en bois).
Possibilité d'amener vos propres bacs en plastique (ou frigolite) ou de vous en procurez sur place au prix de 4€ pièce. Les vers de terre sont fournit gratuitement. Les outils sont prêtés gracieusement. Inscription non obligatoire mais préférable à bsalsac@hotmail.com

Grande distribution et mondialisation financière. Trois journées de formation ouvertes
les samedis 19 janvier, 23 février et 26 avril de 10 à 17 heures, au Centre liégeois du Beau- 48-50, rue du Beau Mur à 4030 Grivegnée. Première journée du 19 janvier : grande distribution et commerce équitable de 10 à 17 heures (matinée : intro aux trois journées, après-midi sur le thème). Sandwiche paysans locaux disponibles sur place (4€) sur réservation. Infos : www.local.attac.org/liege | 04 349 19 02 | liege@attac.be

Journées de rencontres de l'association Kokopelli les samedi 19 et dimanche 20 janvier 2008 de 10 à 18 h. Conférences (compost, alimentation durable, OGM...), films, vente et adoption de semences, projets, librairie. Lieu : Hôtel Surlemont à Ciney (Rue Surlemont, 9 à Ciney. E411 sortie 20 bis-N4 sortie Ciney/Havelange : dir. Ciney centre). Kokopelli a pour finalité la protection de la biodiversité potagère et de la sécurité alimentaire. Kokopelli récupère des centaines de variétés potagères anciennes et en voie de disparition et assure leur mise en culture par des semenciers bio professionnels pour alimenter sa « gamme boutique ».
Infos : www.kokopelli-be.com | kokopelli.be@kokopelli.asso.fr | 086 323 172

Séminaire transnational : de la sensibilisation à l'engagement... mobiliser le citoyen pour réduire les déchets : mode d'emploi. Séminaire destiné prioritairement aux représentants de collectivités, bureaux d'études et associations actifs dans le domaine de la prévention des déchets et/ou désireuses d'acquérir de nouveaux savoirs et savoir-faire en matière de conduite de campagnes citoyennes de réduction des déchets. Date : 1er février. Lieu : Douai (F). Programme am : présentation d'expériences réussies en matière d'engagement ; pm : (formule World Café), consacré à des débats et productions visant à adapter et reproduire ces bonnes pratiques, afin de les rendre utilisables et profitables dans le cadre de campagnes de réduction des déchets. PAF 30 €.
Infos : www.espace-environnement.be | 071 300 300

Pourquoi et comment isoler écologiquement sa maison. Conférence-débat que la locale de Nature et Progrès du Brabant Ouest organise le samedi 19 janvier 2008 à 14 h 30, à Ottignies-L.L.N., rue des Deux Ponts n° 15 (Maison de la Citoyenneté). PAF : 2,5 €. Infos : 010 61 36 68

La taille des arbres fruitiers - conférence de Joseph Vassart le samedi 16 février, à 14 h 30, à la Maison de la Citoyenneté à Ottignies-L.L.N., rue des Deux Ponts 15. PAF : 2,5 €. Org. et infos : N&P locale Brabant Ouest : 010 61 36 68

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Vous souhaitez annoncer un événement ?
Envoyez-nous vos informations à agenda@ecoconso.be, de préférence sous une forme résumée. Attention : l'Art d'éco-consommer paraît au début de chaque mois, tenez-en compte lors de l'envoi de vos annonces ! La rédaction se réserve le droit de publier les annonces qui lui parviennent.

 
 
 


La commune de Jette engage...
L’Administration communale de Jette recrute, pour son Service Patrimoine Communal, un(e) responsable énergie à temps plein. deadline candidatures : avant le 25 janvier.
Infos : Eric Janssens, Service Patrimoine Communal : 02 423 13 90

Des chantiers nature dans toutes les provinces wallonnes
L’agenda 2008 des chantiers nature dans les réserves naturelles de Natagora vient de sortir. Il propose près de 170 journées et séjours actifs pour protéger la nature.
Infos : Natagora 02 245 55 00 | www.natagora.be (PDF)

Prix belge de l’Energie et de l’Environnement
La 3e édition du Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2008 est officiellement lancée (plus de 200 candidatures en 2007). Cette année 15 prix seront attribués. Ils visent à récompenser l’ensemble des acteurs actifs et innovants dans les domaines de l’Energie et de l’Environnement qu’ils soient une entreprise industrielle, un citoyen, une commune, une institution (administration, école, université, hôpital, asbl, club...).
Infos : www.eeaward.be | 04 221 58 68

La semaine sans pesticides : appel à participation
10 jours de focus sur les pesticides, leurs dangers et leurs alternatives du 20 au 30 mars 2008. Des événements partout en Wallonie à destination de publics variés : des projections-débats, des conférences, des animations, des démonstrations, des portes ouvertes, des spectacles… Afin de donner à cette semaine sans pesticides l’ampleur qu’elle mérite, les organisateurs font appel à vous !
Vous êtes une commune, une école, une association, une entreprise, une jardinerie, une ferme bio… et vous avez un événement à proposer ?

Contactez :
• CRIE de Mouscron, coordinateur de la semaine sans pesticides :
Jérôme Hamelin : 056 48 17 20 ou jerome.hamelin@gestiondifferenciee.be
• Adalia asbl, co-organisateur de la semaine sans pesticides :
Isabelle Bourge : 04 379 06 84 ou isabelle.bourge@gestiondifferenciee.be

L’énergie de façon ludique et pédagogique : animations à la demande
L'asbl Vents d’Houyet à Mesnil-Eglise organise 4 animations sur l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique et l’économie d’énergie. En pleine nature, au pied de l’éolienne des enfants. Public : écoles primaires. Dates : de mars à juin 08.
Infos : www.vents-houyet.be | 082 68 96 76 | marie-paule.lerude@vents-houyet.be

Et voilà le Sami wallon !
Un sami est un service provincial d'analyse des milieux intérieurs. Son but : analyser l'air de votre maison et voir s'il peut être ou pas la cause de problèmes de santé. Service gratuit mais sur prescription du médecin. Jusqu'ici la province du Brabant wallon était la seule en Wallonie a ne pas avoir son sami. Infos : 02 652 26 46 | sami.bw@skynet.be

Les autres Sami : www.sami.be

Les nouvelles primes énergie wallonnes sont là...
Toutes nouvelles, elles se sont un peu fait attendre mais les voilà !

Infos : http://energie.wallonie.be | 078 150 006

... sans oublier la prime 2008 pour l'installation de panneaux solaires photovoltaïques !
Infos sur le site d'EF4. N'oubliez pas nos précédents dossiers sur le photovoltaïque et les maisons passives.

Inscrivez votre école à la campagne « Effet de jeunes contre effet de serre »
La campagne « Effet de jeunes contre effet de serre » propose aux écoles de s’impliquer concrètement pour le climat. Le 15 février, à l’occasion de l’anniversaire du protocole de Kyoto, place à la journée « Gros Pull » ! Cette action consiste à diminuer le chauffage de 1°C pour une économie de 7,5% de l’énergie. Comme déjà 66 écoles wallonnes, participez à la campagne, organisez une « Journée Gros Pull » dans votre établissement et amplifiez la mobilisation pour le climat. Des affiches et des documents pédagogiques vous aideront à mettre en place cette action.

Appel à candidatures. A l'occasion de cette journée, plusieurs bourses de maximum 1000 € sont disponibles pour réaliser, avec les jeunes, des actions concrètes d'utilisation rationnelle de l'énergie à l’école (installation de vannes thermostatiques, etc.). Envoyez-nous votre projet motivé avant le 20 janvier 2008.

Infos : www.assembleedesjeunes.be | 02 209 16 34 | coline@greenbelgium.org

Les automobilistes se polluent eux-mêmes
Bien souvent on pense être en sécurité dans sa voiture, notamment d'un point de vue pollution atmosphérique. Ce n'est pas comme ces pauvres piétons baignant dans un air plus que pollué de gaz d'échappement.
Et pourtant, ce sont les conducteurs et les passagers qui sont le plus exposés à la pollution qu’ils produisent. Et même «nettement» plus que les piétons, selon des résultats sur le dioxyde d’azote (NO2) publiés en octobre dernier par le réseau de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France Airparif. Des résultats tout aussi inquiétants ont été présentés sur les oxydes d’azote (NO2 et NO), les particules, l’ozone (O3) et le dioxyde de soufre (SO2).
Certains y verront un juste retour des choses, nous nous borneront à constater que la qualité de l'air reste très préoccupante... pour tout le monde !

Etude Inserm : www.airparif.asso.fr/pages/actualites/mesures_embarquees
(sur base d'un article du JDLE - www.journaldelenvironnement.net).

Chère veille : l'Europe s'y intéresse
On ne le répètera probablement jamais assez mais la veille des appareils électriques consomme de l'électricité, beaucoup d'électricité. Une étude publiée au mois d'octobre conclut que « l’utilisation dans l’UE des technologies actuelles pour les modes sous tension peuvent permettre d’économiser jusqu’à 30 terawatts heure, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de la Hongrie ». Le Commissaire européen à l’Energie Andris Piebalgs veut « réduire de manière drastique » la consommation de tels appareils. En attendant, un multiprise avec interrupteur rend de très grands services (d'après Belga).

Chère veille : 60 millions de consommateurs s'y intéresse aussi
Une enquête menée par le magazine « 60 millions de consommateurs » révèle les abus de l’offre « triple play », proposée par tous les fournisseurs d’accès internet (en France, donc), qui combine l’internet haut débit, le téléphone illimité et la télévision. La multifonctionnalité de la "box" alourdit la facture annuelle de l’utilisateur de 16 à 29 €. Quant aux dépenses énergétiques, elles s’élèvent à 1,51 milliard de kWh par an. L’équivalent de deux mois et demi de production d’un réacteur nucléaire ! Au niveau du ménage, ces boîtiers ingèrent à eux seuls entre 140 et 260 kWh en une année, soit la moitié de ce que consomme un réfrigérateur familial tournant en permanence à plein régime.

La situation du matériel "triple play" en Belgique n'est guère meilleure. A quand du matériel un tant soit peu performant énergétiquement parlant ?

Ampoules économiques : un test suisse !
Une émission de la TSR (télévision suisse) a testé plusieurs modèles de lampes économiques sur base de trois critères : durée de vie, nombre d'allumages et intensité lumineuse. A avoir sous la main lors d'un prochain achat... Infos : www.tsr.ch

Résidus de pesticides : ça ne s'améliore pas
Petit regard dans le rétroviseur et sur les brèves de l'Art d'éco n°17 : en 2004, 4,8% des échantillons de fruits et légumes analysés en Belgique présentaient une teneur en pesticides supérieure aux normes. En 2005 : 7,3%.
Et en 2006 ? Les chiffres sont tombés : 8,8%. Plus remarquable probablement encore : 52% des échantillons présentaient des restes de pesticides. Au final, seuls 39% des fruits et légumes ne présentent pas de traces de pesticides. Moins de la moitié ! Encore un peu de salade de fruits ? Non ? Ça se comprend.

Le Belge a une brique dans le ventre (et est assis derrière un volant)...
Saviez-vous que... le nombre de 4x4 immatriculés en Belgique a doublé entre 2000 et 2006 ? Qu'on a officiellement dépassé les 5 millions de voitures circulant dans notre plat pays ?

Que le nombre de routes est en hausse (151.372 kilomètres de route étaient à disposition des conducteurs en 2005 contre 94.218km en 1970) et le réseau ferroviaire en baisse (3.544 kilomètres pour 4.165 km en 1970) ? Pas étonnant que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 30% entre 1990 et 2005 en Belgique. Selon le SPF mobilité (administration fédérale), le transport routier est en très grande partie responsable (communiqué : http://www.mobilit.fgov.be/data/pbs/p071126af.pdf).

... et va visiter le salon de l'auto.
Le salon de l'auto aura lieu du 15 au 27 janvier 2008 au Heysel à Bruxelles. Pour l’édition 2008, un collectif d’associations (4X4Info, IEB, IEW) propose d’illustrer les
effets dévastateurs des agrocarburants, nouvelle panacée des accros de l’automobilité. Sous le slogan « Manger ou conduire, il faudra choisir! », les participants irons, en cortège, porter notre pain en offrande à la déesse voiture.

Intéressés ? www.4x4info.be

Et si vous allez visiter le salon... passez par le hall 1 (stand 1.75) pour aller voir la Prius au LPG. Un mélange intéressant à 92 g CO2/km sans émission de particules ou de NOx.

La prévention des déchets est aussi économique
L’ADEME a comparé 5 caddies de supermarché composés de 150 produits de consommation courante: 2 caddies pour une personne avec des biens peu emballés («minidéchets»), ou suremballés («maxidéchets»), 2 caddies calculés sur le même mode mais pour 4 personnes, et un dernier «chariot moyen» pour 2,3 personnes.

Résultat: sur une année, le chariot «minidéchets» pour une personne produit 50 kg de déchets contre 100 kg pour le chariot «maxi déchets». L’ordre de grandeur est le même en ce qui concerne la différence entre le chariot «minidéchets» de 4 personnes et le «maxidéchets»: 203 kg/an contre 391 kg/an. Mieux: la personne écolo économise 74 € par mois, le foyer de 4 personnes 167 € par mois par rapport à leur pendant polluant. Ecologique et économique : que demander de plus ? (source : JDLE).

 
       
 



 

Réseau Eco-consommation, avenue Cardinal Mercier 59 à 5000 Namur
Permanence téléphonique : 081 730 730 | Fax 081 409 509
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