Numéro 37 [mai 2008] - dossier < Ecologique, le jeans ? >  
    Version imprimable en PDF (sur du papier recyclé et uniquement à bon escient, bien sûr ;-))    
       



A maman...

En 1976, une 2 CV consommait la même chose que certaines voitures soi-disant vertes d’aujourd’hui ! En 1926, le chemin de fer Belge comptait 4800 km de lignes ferroviaires contre 3536 aujourd’hui ! Sur les 10 dernières années, la consommation d’électricité par habitant n’a pas arrêté d’augmenter en Belgique ! Si le progrès consiste à améliorer la qualité et le cadre de vie des hommes, où est-il passé ?

Maman ne s’est jamais prétendue écolo de quoi que ce soit. Et pourtant, elle ravaude les chaussettes pour prolonger leur durée de vie. Elle récupère l’eau de la lessive pour le jardin. Elle jardine avec mon papa. Ce qui n’est pas utilisé pour un bon repas, va dans la soupe, et ce qui ne va pas dans la soupe, va dans le compost. Et j’en passe… et la vie n’est pas difficile pour autant.

Ceci ne constitue en rien un plaidoyer pour un retour en arrière. Mais force est de constater que ce qui a surtout progressé, c’est la société de consommation. A l’échelle de l’humanité, cette société de consommation est très récente et pourtant, insidieusement, elle est la cause principale de l’urgence environnementale que nous vivons (pollutions, climat, ressources). Oserons-nous la remettre en question pour nous développer durablement ?

Parlons-en !

Jean-François Rixen,
Secrétaire général

 
   
 

Réédition de trois de nos publications-phare !

Intéressés par une ou plusieurs brochures labels et logos, ensemble de fiches-conseil sur la prévention des déchets ou sur, tout simplement, sur comment mieux consommer ?

Envie d'en commander 1, 10, 100 ? Commandez-en ! Ces brochures sont gratuites hors frais d'envoi ((tarif de la poste, en fonction du nombre d'exemplaires demandés).

Commandes au 081 730 730 ou via info@ecoconso.be



 
   




Planète Jeans, planète blues

Le jeans est devenu un des emblèmes de la société de consommation actuelle. Il est présent sur toute la planète et dans toutes les catégories sociales. Chaque belge en possède entre 2 et 4 dans sa garde-robe : habit de travail, atout chic, tenue décontractée ou encore deuxième peau pour les adolescents, ce bout de tissu semble tous nous vêtir et nous séduire…

Sa production, est elle aussi mondialisée, et critiquée sur le plan éthique et environnemental. Petit guide des choses à savoir en ce qui concerne le jeans…

Des modes de production qui dégradent l’environnement
Selon l’Agence française de l’environnement (Ademe) (1), 52 % des impacts environnementaux d’un jeans sont générés lors de sa production.

En premier lieu, la culture du coton, qui occupe 2,5 % de la surface de la planète, consomme 25 % des insecticides et 11 % des pesticides utilisés dans le monde. Afin d’accélérer l’ouverture des capsules de coton, l’utilisation de défoliants (arsenic, composés organophosphatés) est fréquente. Par ailleurs, le cotonnier est très gourmand en eau. On attribue d’ailleurs à cette culture la disparition progressive de la Mer d’Aral car c’est là que se trouvent 73% du coton mondial irrigué. Or, les fleuves qui alimentaient cette mer ont été détournés vers les cultures de coton. Si on fait le compte pour 1kg de coton (c’est-à-dire pour un jeans), ce sont 5000 à 25000 litres d’eau, 75kg de pesticides et 2 kg d’engrais chimiques qui sont utilisés. Et ce n’est pas fini…

Vient ensuit la phase d’ennoblissement qui correspond à l’ensemble des traitements subis par le coton pour devenir du fil puis du denim (teinture, imperméabilisation, traitement anti-rétrécissement…). Pour cela on utilise des résines synthétiques toxiques (contenant par exemple du formaldéhyde pour la résistance au froissement). Outre les dangers que cela représente pour les travailleurs, si le pantalon est produit dans un pays ne disposant d'aucune législation sur le traitement des eaux cela peut avoir des conséquences irréversibles pour l’environnement. Or, la majorité du marché textile est issue de l’importation qui ne respecte pas les normes européennes.

De plus, selon le ministère français de l’industrie, l’ennoblissement correspond à 65% de l’énergie consommée (eau et électricité) par an pour la filière textile.
De la culture du coton jusqu’à son acheminement en Europe en passant par sa confection, un jeans aura consommé l’équivalent de 25 litres de pétrole et engendré un rejet de 2 kg éqCO2 (2) dans l’atmosphère (Ademe).

Qui fabrique nos jeans ?
L’habillement a été le premier secteur concerné par les délocalisations en Asie, Afrique du Nord et dans les pays de l’Est. Le jeans n’y fait pas exception. Au niveau mondial, les grandes marques abandonnent progressivement la production et sous-traitent pour se concentrer sur le marketing. Ce faisant, elles se désengagent quant à l’application des règles de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Parallèlement à cela, des ateliers de fabrication aux cadences infernales et à bas salaires se multiplient.

Les usines de fabrication, teinture, découpe et confection sont délocalisées dans des pays du Sud où les ouvriers (souvent des femmes), travaillent en dehors de toute réglementation sociale. De plus, ils y subissent les effets polluants des teintures et produits de blanchiment. Se pose alors la question des engagements éthiques des grandes entreprises. Retrouvez une instructive description des conditions de travail pratiquées par certaines usines sur le site de la campagne « Vêtements Propres ».

Le juste prix d’un jeans
Le tableau ci-dessous qui décompose le prix « social » d’un jeans, indique que les ¾ du prix ne sont pas liés aux aspects production :

Commerce de détail et TVA
50%
Marque (administration, marketing et marge)
25 %
Usine de confection dans un pays à faible revenu, hors main-d'oeuvre (Matières premières, fonctionnement et marge)
13 %
Transport, taxes
11 %
Main d'oeuvre confection
1 %

Source : Campagne Vêtements Propres

Aujourd’hui, toute l'activité est clairement orientée vers la minimisation des coûts de production au détriment de l’environnement et de conditions de travail décentes.
Pour les textiles en général, les marques ayant une plus-value environnementale ou sociale sont souvent plus chères. Cela s’explique par une rémunération correcte des ouvriers et à l’approvisionnement en matières premières de qualité.

Face à ce constat, que pouvons-nous faire en tant que consommateur ?

Choisir son jeans en connaissance de cause…
Pourquoi ne pas résister aux sirènes du marketing ? Finalement… ce pantalon bleu est résistant et indémodable alors pourquoi en acheter un voire plusieurs chaque année ? « Acheter moins pour acheter mieux » s’applique plus que jamais au jeans et à nos vêtements en général !!

Incités par la mode, nous gardons de moins en moins longtemps notre cher pantalon. De plus, sa durée de vie varie selon sa qualité. Pourtant, c’est logique, garder un jeans plus longtemps c’est éviter la production d’un nouveau pantalon et donc ses impacts. Choisissons donc un jeans bien taillé dans une toile de qualité, gage de durée !
Choisir un jeans en coton biologique est un atout environnemental incontestable. La culture biologique refuse les produits nocifs et privilégie les méthodes respectant les écosystèmes et donne lieu à des vêtements plus sains. En optant pour un pantalon en coton bio, on évite par exemple l’équivalent de 9 kg de produits anti-mites déversés dans l’eau.

On privilégiera également un pantalon non coloré ou délavé afin d’éviter les lavages successifs et l’utilisation de chlore.
Enfin, pour minimiser les impacts dus au transport, on s’informera sur la provenance du pantalon afin de réduire les distances.

Il existe des écolabels pour les textiles (voir fiche-conseil n°115). Ils assurent que des normes strictes sont respectées pour limiter les impacts sur l'environnement et la santé et pour favoriser de bonnes conditions sociales de fabrication. Concernant le jeans, ils sont malheureusement trop peu connus et répandus. C’est pourtant un article de consommation de masse. Certains jeans ont reçu le label « Confiance Textile ». Ces produits sont certifiés Oeko-Tex (www.oeko-tex.com) et garantissent des textiles sans risques pour la santé.

De nombreuses initiatives voient le jour sur Internet garantissant des lieux de production et des systèmes de certification. Restons vigilant tout de même et n’hésitons pas à questionner les revendeurs !

…d’un point de vue social : pas toujours facile
D’un point de vue social et éthique, il est difficile de savoir à quel jeans se vouer.
Posons-nous la question de savoir si la marque a un code de conduite. Si oui, ce code est-il conforme aux droits fondamentaux des travailleurs édités par l’OIT et aux règles de base concernant le salaire ? Le plus souvent, ce n’est pas le cas en ce qui concerne la juste rémunération des ouvriers. En tant que « consommateur concerné » nous pouvons nous informer sur les engagements des fabricants et choisir des marques impliquées dans un code de conduite fort, défini et mis en œuvre avec un système multipartite de contrôle comme celui de la Fair Wear Foundation (http://en.fairwear.nl).

Pour nous aider à y voir clair, la campagne internationale « clean clothes » donne des informations sur les différentes marques de textiles à cette adresse : www.cleanclothes.org/companies.htm

Bien entretenir son jeans : un pli à prendre
Si 52% des impacts environnementaux d’un jeans sont attribuables à sa production, il n’en reste pas moins que son entretien et la manière dont nous le traitons représente 48% des impacts. Cela signifie que nous pouvons vraiment agir au quotidien pour alléger l’empreinte écologique de notre jeans !

Gardons les bons réflexes : lavage à basse température et dosage correct de la lessive, pas d’assouplissant, séchage à l’air libre, pas de fer à repasser, pas de nettoyage à sec !
On peut visualiser les gains réalisés en fonction de nos comportements grâce à un petit calculateur en ligne : www.ademe.fr/internet/eco-jean. A vos manettes !
Un consommateur sur deux jette son jeans à la poubelle ! Pourtant, plusieurs options s’offrent à nous. S’il est encore en bon état, on peut le revendre ou même le donner. Les organismes caritatifs regroupés dans le réseau « Ressources » (www.res-sources.be) ont créé un label éthique « Solid’R » (www.solid-r.be) certifié par Ethibel qui garantit que les textiles récupérés nourrissent l’activité d’une entreprise sociale. S’il est usé, transformons-le en chiffons.

Marquons nos préférences
On le sait bien, les grandes marques de jeans sont à l’affût des moindres évolutions de la demande. A nous de marquer nos préférences pour des vêtements de qualité et produits durablement. L’enjeu consiste à sortir du cercle vicieux dans lequel le consommateur se sent prisonnier de ce qu’on lui offre et où les fabricants se retranchent derrière le prétexte du manque d’intérêt des consommateurs pour ne pas modifier leurs pratiques.

Aujourd’hui, dans le secteur du textile se pose plus que jamais, la question éthique comme la question environnementale. Ce sont les emplois au Nord, les conditions de travail au Sud et l’environnement de la planète qui sont en jeu !

1 Analyse du cycle de vie du jeans : culture du coton, fabrication, confection, traitement, transport, utilisation et entretien…
2 Sur la totalité du cycle de vie d’un jeans.

Article rédigé par Lise Frendo

En savoir plus


 
 
 



L'agenda reprend les activités dont le Réseau Eco-consommation a connaissance.
Tous ces événements se déroulent en Belgique, sauf indication contraire.
Ils sont classés par ordre chronologique (sauf si dates multiples).

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Intéressés par un Groupe d’Achats Communs à Anlier ? La 1ère réunion de rencontre est programmée le 15 mai à 20h au CRIE d’Anlier avec à l’ordre du jour «comment mettre tout ça en place ?» [NDLR : plus d'informations sur les GAC sur www.natpro.be - brochure en PDF]. Infos et inscriptions : Zita 063 42 47 27

Soirée consacrée au chant des oiseaux le vendredi 16 mai organisée par le CRIE d’Anlier. Par des moyens mnémotechniques, le guide vous aidera à retenir le « chif chaf » du pouillot ou le « tout petit, je suis » du roitelet et à différencier la grive du merle. Balade gratuite mais inscription obligatoire. Rdv au CRIE à 19h30.
Infos et inscriptions : 063 42 47 27 | info@crieanlier.be

Les midis de l'environnement à Charleroi :
Vendredi 16 mai : la politique énergétique et le secteur nucléaire, vendredi 23 mai : techniques extensives d'épuration des eaux, vendredi 30 mai : l'éco-tourisme. Les midis de l'environnement prennnent des vacances bien méritées en juin, juillet et août mais reviennent dès le 19 septembre.
Tous les "midis" se font de 12h à 14h à la Maison de la Presse de Charleroi (rue Tumelaire 15). Le débat est ouvert à tous. Entrée gratuite.
Infos et inscriptions : 071 86 93 19 | nathalie.baudoul@charleroi.be

Tribune Energy Pooling. Prochaines "tribunes" le 16 mai, l'énergie solaire et le photovoltaïque, le 30 mai, électricité : astuces pour payer moins ! Comprendre et maîtriser sa facture d'électricité. Energy Pooling Wallonie et les chambres de commerce aident les entreprises à diminuer leurs factures énergétiques et à utiliser de façon rationnelle l'énergie. Infos : www.energypooling.be

Construction d’un projet architectural collectif le samedi 17 mai à Liège. Visites, conférence, débat. PAF : 8 €. Organisation Habitat et Participation.
Infos et inscriptions (pour le 14 mai au plus tard) : 010 45 06 04 | hep@tvcablenet.be

Jam 'in Jette Festival le samedi 17 mai à partir de 14h sur le site du parc de la jeunesse. Animations, restauration et Village associatif. Des jeunes et des moins jeunes s'engagent pour construire un monde plus juste, plus solidaire et plus durable avec Oxfam-Magasins du Monde, Amnesty International, Ni putes ni soumises, CNCD 11.11.11, etc.
Infos
: www.jam-in-jette.be

L'épuration des eaux usées domestiques par lagunage. Conférence présentée par Christian Heyden, éco-conseiller. Organisation Nature et Progrès (locale du Brabant ouest). Le samedi 17 mai à 14h30 à la Maison de la Citoyenneté, rue des deux Ponts, 15 à Ottignies Centre. PAF : 2,5 €.
Infos : André Verlaet, 010 61 36 68 | brabantouest@natpro.be

Découvrez la nature en Wallonie et à Bruxelles ! Natagora organise le dimanche 18 mai la « Nature en Fête », un programme de découverte de la nature, à Bruxelles et en Wallonie. Durant une matinée, un après-midi ou une soirée, une trentaine de hauts-lieux de la nature dévoileront leurs richesses (balades ou visites guidées de la faune et de la flore des marais, des tourbières, des pelouses calcaires, des prairies fleuries et des forêts sauvages). La participation est gratuite pour toutes les activités.
Infos : Natagora 081 830 570 | www.natagora.be

Dring-Dring, la semaine vélo conviviale de Bruxelles ! Du dimanche 18 au samedi 24 mai. Nombre important d’activités gratuites (réparations, tours guidés, location de vélos, etc). Et pour lancer la semaine : Bicycity, le plus grand rassemblement de vélo de l’année part des quatre coins du pays jusqu’aux portes d’entrée de la capitale sur l’autoroute. Très nombreuses routes "Bicycity" vers Bruxelles.
Infos : www.dringdring.be | www.bicycity.be

Business, valeurs et Responsabilité Sociétale des Entreprises : quelles spécificités européennes ? 5e congrès annuel d'Héraclite, le jeudi 22 mai à Louvain-la-Neuve (Montesquieu), organisé e.a. avec l'UCL. Le matin, 5 conférences avec questions-réponses en séance plénière et l'après-midi, 3 ateliers parallèles suivis d'une mise en commun et d'un débat avec tous les participants.
Infos et inscriptions : 010 45 17 97 | secretariat@heraclite.be | www.heraclite.be

Bruit et santé : journée d’étude le 22 mai organisée par Inter-Environnement Wallonie à Liège, au Musée des transports en commun de 9h à 16h. Navette organisée depuis la gare de Liège-Guillemins (sur réservation).
Inscriptions : 15 €/personne à verser avant le 14 mai 2008 sur le compte d’Inter- Environnement Wallonie n° 068-2389874-15 avec la mention «Journée Bruit-Santé» et le nom du (des) participant(s). Infos : 081 25 52 80 | www.iewonline.be

Alimentation et Environnement, table-ronde le vendredi 23 mai de 14h à 17h à la salle 10 du Parlement fédéral, rue de Louvain 21 à 1000 Bruxelles. Organisation Ecolo / Etopia. Infos et inscriptions : reza.opdebeeck@ecolo.be | www.etopia.be

Visitez la carrière de Lessines ! Grande promenade le 25 mai autour des carrières de Lessines organisée par Action Nature. Exploitations, Snow Games (voir les brèves de l'Art d'éco n°34), sites naturels, l'occasion de faire le point sur les futurs aménagements autour de Lessines. Rendez-vous au Centre Culturel René Magritte à 14h (stand d'info sur place). Circuit de +/- 5 km. PAF : 2 € (membres et enfants : gratuit).
Infos : www.carrieresdelessines.be

Devenir Maître composteur en 3 jours. Formation du Comité Jean Pain les 31 mai, 1er et 2 juin en son centre de formation et de démonstration à Londerzeel, Holle Eikstraat 34. Aucune connaissance particulière en matière de compostage n'est nécessaire. PAF : 200€/pers (sans logement ni repas).
Infos et inscriptions : Vincent Gobbe | 010 81 16 10, 0475 900 216 | vincent.gobbe@skynet.be | www.comitejeanpain.be

Des balades à pied et à vélo à la découverte des réserves naturelles. Des talus chauds et secs parcourus par des moutons, regorgeant de raretés naturelles et dégageant souvent un petit air de Provence... cela vous tente ? Organisation Natagora. Rendez-vous, le dimanche 1er juin de 10h à 16h au chapiteau dressé à proximité du Fort d’Eben-Emael – rue du Fort – 4690 Eben-Emael – Bassenge. Un fléchage sera mis en place à partir de la sortie N°1 de l’autoroute E25.
Infos et programme complet : 081 830 570 | www.natagora.be

L’écologie politique, le meilleur de l’héritage politique de mai 68 ? Grande conférence écologique avec Dany Cohn-Bendit le mercredi 4 juin à 20h30. Lieu : Auditoire Janson (ULB) à Bruxelles. Infos : Etopia, www.etopia.be

Cycle de visites « Now Future ». Inter-Environnement Wallonie vous propose de partir à la découverte des pratiques innovantes en matière de développement durable.
De mars à novembre 2008, 9 visites de terrain sont organisées. Prochaine visite : le 5 juin sur la mobilité, le transport et l'environnement. Visite des installations de Colruyt axée sur le transport des marchandises et la chaîne du froid avec l’intervention de Lies Baute. Gratuit.
Infos et inscriptions (avant le 3 juin pour la prochaine visite) :
www.iewonline.be | 081 25 52 80.

Eco-Bio construction – petits travaux futés à la maison ! Par Nature & Progrès le 7 juin de 10h -12h à Blaton. PAF : 3 € (membre : 2 €). Accessibles à tout bricoleur, les petits travaux sont souvent peu Bio, venez découvrir des choses simples à portée de tous (enduits, peintures, décapages…) avec des matériaux Bio.
Infos : Michel Delire, 069 56 14 72 | delire.michel@skynet.be | www.natpro.be

Journée à la découverte des jardins participant à l'opération "Nature au Jardin" à Ixelles le dimanche 15 juin. Organisation Natagora / Pro Velo. Départs depuis la Maison des Cyclistes (rue de Londres, 15 à 1050 Bruxelles) à 10h et 14h. Durée 3h30. PAF : 5 €/personne. Location de vélo possible : 7 €/vélo.
Infos et réservations (obligatoire) : 02 502 73 55 | velotourisme@provelo.org
Programme « Nature au Jardin » : 02 245 55 00 | www.natureaujardin.be | natureaujardin@natagora.be

Les camps d’été Jeunes et Nature 2008. Jeunes et Nature propose des jeux et des divertissements originaux dont la nature et l’environnement restent les thèmes principaux. Trois formules en fonction de l'âge :
8/12 ans : balades dans la nature, bricolages, jeux, histoires, observation, etc. (PAF 130€). 12/16 ans : sillonner la région à vélo pour découvrir plus de nature (PAF 150€). + 15 ans : camps thématiques (ex : camps coccinelles, camps orthoptères…).
nfos : Laure Cuignet 0498 49 93 28 | info@jeunesetnature.be | www.jeunesetnature.be

Stage résidentiel sous yourte « Le peuple du vent » du 18 au 22 août au village de Mesnil-Eglise (commune de Houyet), pour les enfants de 8 à 12 ans. Sur un site naturel exceptionnel de Famenne. Au rythme du vent, vivre 5 jours et 4 nuits comme les nomades mongols. S’imaginer parcourant la steppe, cuisiner et dormir sous la yourte ; découvrir l’esprit du peuple du vent. Des jeux, des découvertes de la nature, l’aménagement du campement et bien sûr des rêves fabuleux sous les étoiles…
Infos et inscriptions : Vents d’Houyet asbl 082 64 63 05
marie-paule.lerude@vents-houyet.be | www.vents-houyet.be



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Vous souhaitez annoncer un événement ?
Envoyez-nous vos informations à agenda@ecoconso.be, de préférence sous une forme résumée. Attention : l'Art d'éco-consommer paraît au début de chaque mois, tenez-en compte lors de l'envoi de vos annonces ! La rédaction se réserve le droit de publier les annonces qui lui parviennent.

 
 
 




Résidus de pesticides : ça ne s'arrange toujours pas...
Nous vous parlons régulièrement des résidus de pesticides présents sur les fruits et légumes vendus sur le marché belge (notamment dans l'Art d'éco n°17 et le n°33). A ce sujet, la DGCCRF française (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) vient de publier les chiffres 2006 pour la France : sur 3.468 échantillons de fruits et légumes mis sur le marché, environ 44% contiennent des résidus de pesticides et 6% présentent des dépassements de limites maximales de résidus (LMR). La situation varie d'un végétal à l'autre, ainsi les mesures effectuées sur les carottes, endives, fruits rouges, poireaux, salades et tomates révèlent 10,4% de dépassements de LMR. Pire, l’enquête menée sur des salades d’hiver montre que près de 20% des 222 échantillons analysés sont «non conformes» ou «à suivre» pour le brome et les pesticides. Parmi eux, environ 41% ont été traités avec des produits non homologués ou interdits d’utilisation sur des salades.

Au niveau européen, ce n'est pas mieux : selon le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures), ce sont en effet 47% des fruits et légumes vendus en Europe qui contiennent des résidus de pesticides dont 5% sont non conformes à la réglementation.

Si les chiffres belges de 2007 ne sont pas encore publiés sur le site de l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), on peut y lire un communiqué de presse d'un grand distributeur belge indiquant la présence trop élevée de résidus de triadimefon (une substance pesticide) dans des tranches d'ananas frais en pot. Pour l'anecdote, certes, mais révélatrice quand même.

En savoir plus...
Site "alimentation et pesticides" du MDRGF : www.pesticides-non-merci.com
Site pesticide.be d'Inter-Environnement Wallonie.

Faisons revivre nos sentiers !
Les sentiers sont de véritables moyens de communication ou de balade. Ils sont malheureusement souvent oubliés, non entretenus ou phagocytés par l'un ou l'autre propriétaire de terrain adjacent.

Vous vous sentez concerné ? Rendez-vous sur sentiers.be ! Ce portail a pour objectifs de vous informer sur les chemins et sentiers d’accès public à l’usage des non-motorisés, de les défendre et de valoriser toutes les actions locales allant dans ce sens.

Vous pouvez aussi aller plus loin et être porteur d'une action locale "Rendez-vous sur les sentiers" ! L'appel à projets est ouvert aux associations, comités, clubs, mouvements de jeunesse, syndicats d'initiative, maisons et offices du tourisme, PCDN, PCDR, Parc Naturels et à tout citoyen sensibilisé.
Date d'inscription : au plus vite, avant le 15 juillet pour bénéficier d'un encadrement personnalisé, avant le 30 septembre pour figurer dans la liste d'actions.

Toutes les informations sur www.sentiers.be ou via sylviane.gilmont@sentiers.be

Donnez votre avis sur l'Avant-projet de Plan Fédéral de Développement Durable 2009-2012 !
Pour résoudre les différents problèmes environnementaux actuels, bon nombre de solutions positives existent déjà. Reste - c'est facile à dire - à les mettre en œuvre et à les coordonner. C’est l’un des objectifs du Plan Fédéral de Développement Durable.

Du 1er mai au 30 juin 2008 nous avons l´opportunité de réagir, en tant que citoyens, à l´Avant-projet de Plan Fédéral de Développement Durable 2009-2012. Le but de cette consultation est d´améliorer l´Avant-projet. La Commission Interdépartementale pour le Développement Durable (CIDD) analysera toutes les réponses lui parvenant et tâchera, sur cette base, d´améliorer le projet de Plan. Le gouvernement fédéral adoptera le Plan pour la fin du mois de septembre 2008.

Infos et Avant-projet de plan sur www.plan2009.be


Suivez la production d'un vêtement à la trace !
Patagonia, une marque de vêtements distribuée notamment en Belgique, a lancé un mini-site intitulé "The footprint chronicles". Comme son nom l'indique, le site retrace sur une carte du monde les endroits où est passé un vêtement donné (une chaussure, une chemise...) et les différentes "pollutions" engendrées (consommation d'énergie, production de déchets, de CO2...).

On peut se réjouir que les marques développent des initiatives d'informations sur les conditions de production de leurs produits. On salue donc l'initiative de Patagonia qui avait déjà mis en place la reprise de certains de ses modèles en fin de vie et qui les recycle. On n'a cependant pas de retour particulier sur le site et les chiffres avancés.

The footprint chronicles : www.patagonia.com

Prix tout compris : la nouvelle campagne d'Oxfam-Magasins du monde
Consommer c’est choisir. Pour choisir, on compare surtout les «prix» et parfois la «qualité». Pourtant, bien d’autres critères se cachent derrières nos achats. Ceux-ci génèrent-ils des emplois de qualité ou précaires ? Respectent-ils l’environnement ? Fournissent-ils un revenu décent ou un salaire de misère aux producteurs ? Garantissent-ils des bonnes conditions de travail ? Préservent-ils notre santé et celles de ceux qui les produisent ? Préservent-ils la diversité culturelle ?

Chaque produit que nous consommons a des coûts et des bénéfices cachés. Pour choisir en connaissance de cause, la campagne «Prix tout compris» d'Oxfam-Magasins du monde met en lumière la face cachée de certains produits. Ces exemples nous invitent à agir en tant que consommateur, travailleur, épargnant ou citoyen. Seul ou ensemble. Des exemples pour consommer moins, pour consommer mieux, pour être solidaire.

Toutes les infos sur www.prixtoutcompris.be : vous y trouverez des news, l’info sur les différents thèmes de la campagne, une newsletter, des sondages, l’agenda des actions locales, des téléchargements, des liens, un dossier...


Big Ask
The Big Ask (en français « La grande demande ») est une campagne pour une législation plus stricte en matière de climat, et visant à réduire annuellement d'au moins 3% les émissions de gaz à effet de serre, pour atteindre l'objectif d'une réduction de 90% de ces émissions d'ici à 2050. La campagne est menée dans 17 pays européens par les Amis de la Terre (Friends of the Earth). En Grande-Bretagne, où la campagne a débuté voici deux ans déjà, l'association a vu son action couronnée de succès par l'adoption d'une législation qui contraint le gouvernement à réduire les émissions.

La tâche étant ardue et complexe, cela explique pourquoi elle s'appelle « The Big Ask ».

En Belgique, la campagne est menée par les Amis de la Terre-Belgique ainsi que par Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel.

Infos : www.thebigask.be

Des pubs économiquement incorrectes ?
Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables : voilà une bonne idée !

Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor (en France, donc), avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.

Cela n'a pas plu au "Bureau de vérification de la publicité" (BVP). Ce dernier, qui se présente pourtant comme « l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de "taxer les produits fortement générateurs de déchets".

A notre connaissance, la campagne a bien eu lieu et a même duré un peu plus longtemps que prévu...

(basé sur un article de Que Choisir - retrouvez également sur leur site les autres publicités "litigieuses").



 
       
 



 

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