Numéro 38 [juin 2008] - dossier < Argile >  
    Version imprimable en PDF (sur du papier recyclé et uniquement à bon escient, bien sûr ;-))    
       



Charade alimentaire de printemps

Mon premier est une intuition. L’intuition que, comme le climat, l’alimentation sera au cœur des préoccupations de la société dans les années qui viennent : questions de santé, impacts environnementaux, crise alimentaire, gaspillage alimentaire, etc.

Mon deuxième est un enjeu : un enjeu indispensable d’alliances croisées entre consommateurs, agriculteurs, professionnels de la santé, défenseurs de l’environnement, secteur de l’éducation, etc. pour réunir les compétences pour travailler à une alimentation durable.

Mon troisième est un tabou : une « politique alimentaire » capable de proposer un ensemble de mesures cohérentes pour une alimentation durable : mesures incitatives, mesures contraignantes, marchés publics durables, politique agricole, soutiens aux démarches de sensibilisation, etc.

Mon dernier est une question de pouvoir : réussir à déplacer le centre de gravité du pouvoir de l’industrie agro-alimentaire vers les agriculteurs et celui de la grande distribution vers le consommateur.

Mon tout est une alimentation durable qui nous réunit lors du Printemps de l'environnement (nous avons participé notamment à l'atelier "alimentation"), ou, tout simplement, avec plaisir autour d’un bon repas !

Bon appétit !

 

Jean-François Rixen,
Secrétaire général

 
   


Ça passe par ma commune : mettre en avant les bonnes pratiques !
Pour un développement durable, social et solidaire au niveau communal

Initiée en 2006, la campagne citoyenne "Ça passe par ma commune" vise à encourager les communes de Bruxelles et de Wallonie à s'engager concrètement sur la voie d'un développement durable.

Le 21 mai, un questionnaire a été envoyé à toutes les communes wallonnes et bruxelloises.

L'objectif est de pouvoir mettre en avant les bonnes pratiques communales en matière de développement durable et de dresser un état des lieux des avancées concrètes.

Contact : fabien.ledecq@capasseparmacommune.be

Le questionnaire peut aussi être rempli en ligne sur :
www.capasseparmacommune.be


 
   




L’argile dans la maison, du sol au plafond !

Dans l’histoire de l’humanité, la terre crue et le bois sont certainement les deux matériaux qui ont été les plus utilisés pour la construction des habitations. Se trouvant partout, ils permettaient de construire sa maison sans engager de dépenses importantes. Le terre crue a ainsi été mise en œuvre de manière très diversifiée : colombage, torchis, pisé, adobe, enduits intérieurs, peintures, etc. Ces techniques traditionnelles sont encore très courantes dans certaines régions du monde. La terre peut aussi être cuite pour fabriquer des briques ou des tuiles. Aujourd’hui, l’argile réapparaît de plus en plus dans les constructions car ses qualités constructives et environnementales ne font aucun doute. Sans compter que l’argile n’a aucun impact négatif sur la santé.

Il y a terre et terre !

Une terre n’est pas l’autre. Leur composition et leur couleur sont très variables. Ce que l’on appelle « argile » aujourd’hui dans le domaine de la construction est en réalité un mélange d’argiles (terre à grain très fin) et de sables (granulométrie plus grossière). L’argile jouant le rôle de liant et le sable celui d’agrégat. Bien proportionné et bien mis en œuvre, ces deux composants peuvent donner des résultats de grande qualité et sont très résistants. A partir de ce principe de base, les mises en œuvre possibles sont très nombreuses.

Les propriétés de l’argile

L’argile est un bon régulateur de l’humidité ambiante. Par ses qualités d’absorption et de diffusion de l’humidité de l’air, l’argile utilisée pour les murs permet de stabiliser l’humidité relative de l’air. L’air s’en retrouve plus sain et plus agréable.

L’argile est respirant. Au contraire du plâtre ou du ciment, l’argile est perméable à la vapeur d’eau. Les pores ouverts permettent donc de maintenir des murs plus secs et d’éviter des ponts thermiques dus à la présence d’humidité dans les murs.

L’argile dispose d’une masse volumique importante. Autrement dit, l’argile est lourde. Les matériaux lourds ont la capacité d’emmagasiner de la chaleur et de la restituer lorsqu’il fait plus froid. C’est le principe de l’inertie thermique, particulièrement intéressant pour les murs intérieurs de la maison.

L’argile est relativement facile à mettre en œuvre. D’autant plus qu’en le remouillant, on a tout son temps pour améliorer son travail ou effectuer des réparations. Les matériaux en terre se prêtent donc admirablement bien à la rénovation et la restauration de bâtiments anciens.

L’argile est sans impact négatif sur la santé et l’environnement. Elle ne requiert ni cuisson, ni produit chimique. A titre de comparaison, pour sa fabrication, l’argile nécessite 30kWh/m³, le béton 500kWh/m³ et l’aluminium 195.000kWh/m³. Par ailleurs, l’argile ne provoque pas d’allergies.

Enfin, l’argile a des qualités phoniques intéressantes. Sa présence dans une pièce atténue et absorbe une partie du bruit tout en donnant une sensation de chaleur.

Les utilisations possibles de l’argile dans la rénovation ou la construction

Pour le gros oeuvre

  • Le montage en briques de terre crue compressée ou adobes. C’est une méthode ancienne qui consiste à préparer des blocs de terre séchés au soleil et de les maçonner avec un mortier d’argile ou de chaux. Aujourd’hui, le moulage est mécanique et la terre est compressée pour augmenter la résistance des briques à la compression.
  • Le coffrage en place ou pisé. On coule et on tasse une masse d’argile dans un coffrage qui remonte le long du mur au fur et à mesure du séchage des couches successives. Le mur final peut être épais, massif et sans joints. Une variante consiste à ajouter de la paille hachée dans le mélange.
  • L’application d’une épaisse couche de terre humide sur un lattis de bois ou torchis. Une vannerie tressée ou un lattis non jointif est fixé à une ossature bois porteuse. Ce support reçoit une couche épaisse d’argile mélangée à de la paille hachée. Sous certaines conditions, cette application peut se faire tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
  • On appelle parfois aussi « torchis » une pâte d’argile, d’eau et de pailles hachées coffrée et tassée entre deux planches qui suivent la progression du mur.

Les enduits et plafonnage

Les enduits à l’argile se préparent par mélange d’« argile » et d’eau.
Ces enduits se travaillent en plusieurs couches.

  • Les enduits d’argile s’appliquent sur tout type de support : briques, blocs, plâtre, botte de paille, panneaux divers, etc. Il existe des couches d’accrochage pour les supports lisses.
  • Les couches peuvent contenir de la paille hachée de taille variable pour augmenter la cohésion de la couche et réduire les risques de fissures lors d’application de couches épaisses. Pas de panique, ces fissures se réparent aisément.
  • Les fines couches de finition peuvent contenir des pigments ou de la paille haché menue.
  • On peut réaliser des murs chauffants performants en noyant des conduites d’eau chaudes dans l’enduit de terre crue.

L’isolation

  • Les billes d’argiles expansées sont produites par cuisson. Elles peuvent s’utiliser en vrac ou pour constituer des bétons allégés. Ce n’est pas l’isolant le plus performant mais ces billes sont insensibles à l’eau (utilisation en caves humides, toitures-terrasses, etc.).
  • Les briques en argiles légères et très légères permettent d’améliorer l’isolation et l’inertie thermique d’un bâtiment. Elles sont utilisées par empilement dans une fonction de remplissage des parois intérieures. Attention, elles ne sont pas portantes.
  • Des panneaux d’argiles existent aujourd’hui afin d’améliorer l’isolation intérieure des maisons. Ils sont vissés sur un lattis fixé aux murs ou aux plafonds et recouverts d’un enduit de finition.

Voir fiche conseil n°79 « Les matériaux d’isolation : les connaître pour bien les choisir »

Les finitions : peintures

Enfin, il existe des peintures à base d’argile. L’argile joue ici aussi le rôle de liant. Elles s’appliquent sur des supports variés nécessitant parfois une couche d’accrochage à base d’argile elle aussi. Les couleurs disponibles sont diverses. Aisée d’application, elles n’ont aucun impact négatif sur la santé.

Voir fiche conseil n°67 « Et pourquoi pas les peintures naturelles ? »

In fine, nous constatons que l’argile permet des applications et des finitions bien plus variées que les souvenirs que nous ont laissé de veilles maisons à colombage. En plus d’être saine et écologique, l’argile permet des applications résolument moderne compatible avec le développement durable.

En savoir plus

  • www.claytec.be
  • www.tierrafino.be
  • « Traité de construction en terre », CRATerre, éditions Parenthèses.
  • « L’habitat écologique : quels matériaux choisir ? », Friedrich Kur, éditions Terre Vivante.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à contacter notre permanence au 081/730.730 ou info@ecoconso.be

 

Article rédigé par Jean-François Rixen

 
 
 



L'agenda reprend les activités dont le Réseau Eco-consommation a connaissance.
Tous ces événements se déroulent en Belgique, sauf indication contraire.
Ils sont classés par ordre chronologique (sauf si dates multiples).

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Journée bien-être et santé au naturel le samedi 7 juin à Watermael-Boitsfort (place Keym). Impros musicales, animations éducatives, marché artisanal...
Infos : www.eco-services-delers.be

Eco-Bio construction – petits travaux futés à la maison ! Par Nature & Progrès le 7 juin de 10h à 12h à Blaton. PAF : 3 € (membre : 2 €). Accessibles à tout bricoleur, les petits travaux sont souvent peu Bio, venez découvrir des choses simples à portée de tous (enduits, peintures, décapages…) avec des matériaux Bio.
Infos : Michel Delire | 069 56 14 72 | delire.michel@skynet.be | www.natpro.be

La semaine bio, 4ème ! Du 7 au 15 juin aura lieu la quatrième édition de la Semaine Bio. Durant toute la Semaine, les acteurs du secteur bio vous accueillent : portes ouvertes, balades gourmandes, repas bio, conférences, ateliers, dégustations… Cette année, plus de 100 activités se dérouleront en Wallonie et à Bruxelles.
Infos et programme complet : www.semainebio.be

 

 

 


Visite guidée d'un bâtiment éco-rénové, isolation, confort, santé et environnement, le dimanche 8 juin à 18h. En Jonruelle 74, Liège. Réservation indispensable. PAF : 5€.
Infos : Eco'Hom asbl | 04 388 42 11 | info@ecohom.be | www.ecohom.be

Comment réduire sa facture d’énergie de 15 à 20% en un an ? Le 9 juin à 14h et à 19h30 (même conférence, deux horaires). Conférence-action pour permettre aux ménages de réaliser concrètement des actes de réduction de leurs consommations d’énergie et de leur facture énergétique. Au Syndicat d’Initiative de Marcourt à Rendeux, en partenariat avec le CPAS. Infos : Michael Louche | 0479 74 40 01 | michael.louche@publilink.be

Les pompes à chaleur, comment réussir en Région wallonne le 12 juin à Wépion. Faites le point sur les aspects techniques, administratifs et financiers d'un projet de Pompe à chaleur (PAC) en Région wallonne.
Infos : www.ef4.be (de préférence) | 010 23 70 00

Une alimentation pour notre santé et celle de la planète (et de ses habitants), conférence-débat le 12 juin à 20h à la Maison du développement Durable (Grand Place 7 à LLN). Par Daniel Cauchy, formateur en éducation au développement et à l’environnement et membre de l’ONG Quinoa.
Infos : Maison du Développement durable | 010 47 37 58 | www.maisondd.be

Ventilation et climatisation : comment réduire ses consommation d'énergie et respecter l'environnement en entreprise le jeudi 12 juin à Mouscron (8h30 à 11h). Gratuit.
Inscription : www.energypooling.be
Infos : Philippe Smekens | 0495 14 47 85 | philippe.smekens@ccih.be

Circuit des saveurs, parcours de découvertes liées à l’alimentation, dans Louvain-la-Neuve le 14 juin à 11h30.
Réservation obligatoire avant le 12 juin au 010/42 05 82 - PAF. 15€.
Infos : Maison du Développement durable | 010 47 37 58 | www.maisondd.be

Choisir un statut juridique pour mon association : séance d'information à destination des membres des associations environnementales qui souhaitent clarifier le statut de leur association, le samedi 14 juin de 10 à 13h. Maîtriser les obligations, les avantages et limites des statuts d'asbl et d'association de fait.
Organisateur et lieu de la rencontre : IEW, 6 bd du Nord à 5000 Namur.
Infos : IEW, Eric Allaer | 081 255 297 | e.allaer@iewonline.be | www.iewonline.be

Rédiger un communiqué de presse : séance d'information à destination des membres actifs bénévoles et salariés des associations membres d'IEW ou d'autres associations, le samedi 14 juin de 10 à 13h. Organisateur et lieu de la rencontre : IEW, 6 bd du Nord à 5000 Namur.
Infos : IEW, Eric Allaer | 081 255 297 | e.allaer@iewonline.be | www.iewonline.be

Journée à la découverte des jardins participant à l'opération "Nature au Jardin" à Ixelles le dimanche 15 juin. Organisation Natagora / Pro Velo. Départs depuis la Maison des Cyclistes (rue de Londres, 15 à 1050 Bruxelles) à 10h et 14h. Durée 3h30. PAF : 5€/personne. Location de vélo possible : 7 €/vélo.
Infos et réservations (obligatoire) : 02 502 73 55 | velotourisme@provelo.org
Programme « Nature au Jardin » : 02 245 55 00 | www.natureaujardin.be | natureaujardin@natagora.be

Fête du vent le dimanche 15 juin, une fête 100% renouvelable de 7 à 77 ans. Présentation des projets éoliens citoyens. Exposition de photos d’éoliennes par l’école de la Kask Hogent à Gand. Ateliers décoration de cerfs-volants, création, démonstration et initiation au vol, exposition en collaboration avec l’Atelier du Vent. Création ou exposition de girouettes, atelier cuisine sauvage, grimage, calèche ainsi que de nombreux spectacles.
Infos : www.vents-houyet.be | 082 64 63 05

Les plantes indicatrices : balade en soirée le mardi 17 juin à 19h30 au CRIE d’Anlier. PAF : 1 €. Infos : 063 42 47 27 | www.crieanlier.be

Journée libellules et papillons le samedi 21 juin de 10h à 17h au Jardin Expérimental Jean Massart à Auderghem. Journée familiale et festive organisée par la Régionale Natagora de Bruxelles (visites guidées, animations, promenades, balades contées, etc). Accès gratuit. Pour les personnes à mobilité réduite, des visites sont également prévues (infos et réservation indispensable au 0477 49 89 95)
Infos : Natagora | 02 245 55 00 | www.natagora.be

La foire aux savoir-faire réinvestit la place de la Monnaie de Bruxelles pour une 3ème édition le 21 juin. L'objectif de cet événement est de donner envie de faire par soi-même. Donner envie de réparer, de réutiliser, de récupérer, de détourner, de créer du neuf avec du vieux, d'inventer du beau, de l'original... ou tout simplement de donner envie de faire son pain, son liquide vaisselle, son déodorant... Infos : www.foiresavoirfaire.org

Le chant des oiseaux : balade matinale le dimanche 22 juin à 8h30. RDV à Habay. Uniquement sur inscription / PAF : 1 €. Infos : 063 42 47 27 | www.crieanlier.be

Les pollutions intérieures par l’asbl Espace Environnement le lundi 23 juin à 19h30 à la salle de la Brasserie Haecht (rue Vivegnis, 253 à Liège).
Infos : Eco'Hom asbl | 04 388 42 11 | info@ecohom.be | www.ecohom.be

Economiser l'énergie grâce aux petits gestes quotidiens, le 25 juin à 19h à Walhain (Salle Jadinon, place Saint-Vincent). Séance d'information du Réseau Eco-consommation. Infos : Aurélie Cuvelier, conseillère en énergie | 010 65 32 05 | aurelie.cuvelier@publilink.be

Troisième "Pot d'après l'boulot " : invitation à se rencontrer, à se détendre, à souffler un coup après le travail entre travailleurs des associations et des institutions, sociales, environnementales, culturelles, d'insertion, de solidarité, des ONG... de la région de Namur. Le jeudi 26 juin, à partir de 17h30 à l'Espace Kegeljan, avenue de la Marlagne, 52 à Namur. Infos : Catherine Stommen | catherine.stommen@mdmoxfam.be | 081 22 36 58

Portes ouvertes au CERES. Le Centre d’Enseignement et de Recherche pour l’Environnement et la Santé de l’Université de Liège (CERES) organise un nouveau cycle de formations intégrées en communication pour la santé (CAPS) et l’environnement (ECOCOM) du 15 septembre 2008 au 20 février 2009. Formation à destination de personnes sans activité professionnelle. Journée portes ouvertes le jeudi 26 juin de 14h à 18h. Infos : CERES | 04 366 90 60 | steceres@ulg.ac.be | www.ceres.fapse.ulg.ac.be

2ème «Week-end ENERGIE» organisé à l’Espace 2000 à Genappe du 27 au 29 juin. Energie hydraulique, énergie éolienne, énergie thermique, les biocarburants, l’éclairage, l’isolation, le chauffage en seront les thèmes majeurs.
Infos : 010 81 32 10 | weekendenergie@skynet.be | www.week-end-energie.org

L'isolation : gestion de l'air et de la vapeur d'eau, formation théorique, le samedi 28 juin 9h à 13h à la salle de la Brasserie Haecht (rue Vivegnis, 253 à Liège).
Inscription indispensable. PAF : 20€.
Infos : Eco'Hom asbl | 04 388 42 11 | info@ecohom.be | www.ecohom.be

Création d'un blog pour mon habitat groupé, formation. Le samedi 28 juin de 10h à 13h à LLN (Place des peintres 1, boîte 4) pour toute personne intéressée par l’habitat groupé (groupe en formation, projet existant, personne désireuse de rentrer dans de tels projets). PAF : 3 € (petit syllabus, sandwich et café compris). Inscription obligatoire.
Infos : Habitat et Participation | 010 45 06 04 | hep@tvcablenet.be

Stage résidentiel sous yourte « Le peuple du vent » du 18 au 22 août au village de Mesnil-Eglise (commune de Houyet), pour les enfants de 8 à 12 ans. Sur un site naturel exceptionnel de Famenne. Au rythme du vent, vivre 5 jours et 4 nuits comme les nomades mongols. S’imaginer parcourant la steppe, cuisiner et dormir sous la yourte ; découvrir l’esprit du peuple du vent. Des jeux, des découvertes de la nature, l’aménagement du campement et bien sûr des rêves fabuleux sous les étoiles…
Infos et inscriptions : Vents d’Houyet asbl | 082 64 63 05
marie-paule.lerude@vents-houyet.be | www.vents-houyet.be


L'agenda des portes ouvertes de Nature & Progrès
est toujours disponible : nombreuses journées prévues jusqu'au mois d'octobre.
Calendrier : www.natpro.be (PDF)

Les camps d’été Jeunes et Nature 2008. Jeunes et Nature propose des jeux et des divertissements originaux dont la nature et l’environnement restent les thèmes principaux. Trois formules en fonction de l'âge :
8/12 ans : balades dans la nature, bricolages, jeux, histoires, observation, etc. (PAF 130€). 12/16 ans : sillonner la région à vélo pour découvrir plus de nature (PAF 150€). + 15 ans : camps thématiques (ex : camps coccinelles, camps orthoptères…).
Infos : Laure Cuignet | 0498 49 93 28 | info@jeunesetnature.be | www.jeunesetnature.be


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Vous souhaitez annoncer un événement ?
Envoyez-nous vos informations à agenda@ecoconso.be, de préférence sous une forme résumée. Attention : l'Art d'éco-consommer paraît au début de chaque mois, tenez-en compte lors de l'envoi de vos annonces ! La rédaction se réserve le droit de publier les annonces qui lui parviennent.

 
 
 




La crème solaire : indispensable pour la peau mais nocive pour le corail

Si vous souhaitez partir en vacances au soleil, dans une région côtière où le corail est présent, sachez que la crème solaire a une mauvaise influence sur ce dernier.

Plus précisément, les écrans UV provenant des crèmes utilisées par les personnes se baignant participent au blanchiment du corail, parmi d'autres causes. Avec comme conséquence : réduction du taux de croissance, diminution de leur capacité de reproduction, augmentation de la sensibilité aux maladies... et mort si ce blanchiment persiste.

Le problème est de taille : selon l'OMT (Organisation mondiale du tourisme), pas moins de 78 millions de touristes visitent des récifs coralliens chaque année, ce qui représente de 4000 à 6000 tonnes de crème solaire dont 25% des ingrédients sont relâchés dans l'eau après 20 minutes de baignade.

Actuellement, il n'y a pas vraiment d'autre solution que d'éviter de se baigner en portant de telles crèmes, qui restent pourtant très conseillées pour protéger sa peau.
Cela dit, la Mer du Nord, ça a son charme aussi.

(Sources : nIEWs n°40 / Science for Environment Policy)

Une eau en bouteille sur 4 impropre à une consommation quotidienne

Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais Test-Achats dans son dernier numéro. Ce n'est pas la présence de produits toxiques ou de bactéries qui justifie cette sentence, mais la composition minérale même de certaines eaux qui est en cause. A tel point que certaines de ces eaux ne pourraient même tout simplement pas être distribuées comme eau potable car dépassant les maximas autorisés en fluor, sulfates, calcium, sodium, etc. Cela ne veut pas dire que ces eaux sont dangereuses, mais simplement que dans le cadre d'une consommation quotidienne, elles apportent certains minéraux en trop grandes quantités.

L'eau de distribution doit, elle, respecter ces limites autorisées. Rappelons que le respect de ces critères est très souvent contrôlé, que l'eau est donc totalement potable, disponible à domicile en quantité illimitée (n'exagérez pas quand même...), qu'elle ne produit aucun déchet et que son prix défie toute concurrence (le m³ d'eau en bouteille coûte dans les 400€, à comparer aux 3€/m³ de l'eau du robinet...).

Et en ce qui concerne son goût, des tests en "aveugle" réalisés lors de nos animations montrent que l'eau du robinet est très rarement "repérée". Les participants "identifient" même souvent comme eau du robinet une eau de grande marque que, par charité, nous ne citerons pas.

Quelques précautions sont cependant à prendre si, par exemple, vous avez encore des conduites en plomb ou un adoucisseur branché sur votre installation.

Santé !

Bon pour l'environnement, le carton à boisson ?

Si le Belge a une brique dans le ventre, il a aussi quelques cartons à boissons dans sa poubelle. En France, un fabricant de ce genre de "briques" a fait réaliser une étude sur l'impact environnemental de ses produits. Conclusion ? Le carton à boisson sort vainqueur, ayant un impact moindre que les bouteilles en verre ou en plastique.

Oui mais les bouteilles en verre ou en plastique... jetable.

Si nous ne remettons pas en cause les résultats de cet écobilan (réalisé par Bio Intelligence Service), on doit bien constater qu'il ne prend pas en compte les emballages réutilisables. Pourtant, ce sont bien souvent les grands gagnants de ce genre d'étude, que l'on parle de sacs, gobelets, langes ou bouteilles réutilisables (moyennant parfois le respect de certaines conditions, comme une distance de transport réduite dans le cas des bouteilles consignées).

Certes ces écobilans ne sont jamais valables que selon les hypothèses et critères retenus (difficile de généraliser les résultats à tout un pays, un secteur... par exemple), mais la tendance est nette.

A leur décharge - sans jeu de mots - reconnaissons que l'emballage consigné pour boissons est peu répandu en France par rapport à la Belgique : il est logique qu'il ne soit pas repris dans l'étude. Mais d'un point de vue plus global, il nous semblait important de replacer un peu les choses dans leur contexte... Le meilleur déchet reste celui qui n'existe pas !

Site (communiqué de presse présentant l'étude) : www.tetrapak.fr

Une bonne nouvelle pour changer

Parler d'environnement c'est bien mais on a un peu tendance à ne parler que des pollutions et autres impacts négatifs. Tout n'est pas sombre pour autant et dans la série la "petite nouvelle sympathique du jour", nous avons appris que le 19 mai dernier, un troisième saumon atlantique avait été intercepté dans la nouvelle échelle à poissons du barrage de Visé-Lixhe sur la Meuse à plus de 300 km de la mer.

Qu'on se rassure, il n'a pas fini fumé et à l'aneth, mais a été transféré dans un étang ad hoc pour y suivre le "programme de sauvegarde des saumons sauvages en remontée dans la Meuse wallonne". Loin d'être anecdotique, cette "capture" confirme encore davantage que le saumon peut de nouveau suivre son cycle migratoire naturel, autrefois coupé par des constructions humaines (barrages...).

Plus d'infos sur : www.saumon-meuse.be

Comment éco-gérer ?

« Eteignez les lumières », « économisez l'eau », « diminuez le chauffage », « préférez les transports en communs », « évitez les déchets »...

Autant d'incantations qui sonneront creux si nous ne les appliquons pas à nous-mêmes. D'où l'importance d'intégrer l'environnement dans le fonctionnement et la gestion des établissements scolaires, des associations, des administrations. Question de cohérence entre ce que l'on dit et ce que l'on propose de vivre concrètement sur le terrain aux élèves ainsi qu'au personnel.

Les expériences relatées dans le nouveau dossier de la revue "Symbioses" (la revue du Réseau-IDée) montrent la voie à suivre, offrent des conseils concrets et prouvent qu'il s'agit également d'une triple aubaine : écologique, pédagogique et économique.

Infos : www.symbioses.be

Au coeur du Printemps de l'environnement

Un peu sur le mode du "Grenelle de l'environnement" français, nous avons en Belgique le "Printemps de l'environnement". Ce "Printemps" est un processus politique qui vise à obtenir des accords concrets engageant différents niveaux de pouvoirs dans les matières environnementales.

Quelques 200 personnes représentant la société civile, les entreprises, les syndicats, les ONG… sont réparties en ateliers et produiront un avis sur les luttes contre les changements climatiques et l’énergie durable, les modes de production et de consommation durables, la biodiversité, l’environnement et la santé, ainsi que sur la mobilité et les transports.

A partir de ces avis, les représentants des Ministres régionaux et fédéraux de l’environnement et de la mobilité se concerteront pour définir une feuille de route avec des engagements concrets.

Ça c'est pour la version théorique et officielle. Pour le vivre de l'intérieur, allez sur le blog spécial "Printemps" d'Inter-Environnement Wallonie !

Le blog : www.iewonline.be

Le PEFC en campagne

Pour pouvoir garantir au consommateur qu’il achète du bois sans se rendre complice de la déforestation, les démarches de certification (pour obtenir un label de "gestion durable") se sont beaucoup développées ces dernières années. Au niveau mondial et surtout européen, deux labels principaux sont en piste qui soumettent la gestion forestière à des exigences de gestion "durable" : le label FSC et le label PEFC.

Ce dernier est actuellement en campagne de promotion. Et il prend de l'ampleur : à ce jour, plus de 205 millions d'hectares de forêts dans le monde sont certifiés PEFC.

Vous cherchez un fournisseur de bois labellisé ?

Pour du bois FSC : http://fsc.wwf.be
Pour du bois PEFC : www.pefc.be

N'oubliez pas non plus notre fiche-conseil n°108 sur ces deux labels, pour tous les détails.

 
       
 



 

Réseau Eco-consommation, avenue Cardinal Mercier 59 à 5000 Namur
Permanence téléphonique : 081 730 730 | Fax 081 409 509
Web : www.ecoconso.be / E-mail : info@ecoconso.be
n° de compte : 068-2168210-93
Dessins : Gérard Thèves - corrosive@swing.be

Editeur responsable : Jean-François Rixen - jfrixen@ecoconso.be
Secrétaire de rédaction : Renaud De Bruyn - rdebruyn@ecoconso.be


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