Numéro 4 [mai 2005] - dossier < sac à dos écologique >  
 



S’investir au sein du Réseau ?

Ce mois ci, nous osons vous demander quelque chose : nous aimerions créer un échange entre nous, le rendre plus humain qu’une lettre électronique en faisant la connaissance «  en chair et en os » de quelques uns de nos lecteurs, allier le plaisir de l’efficacité et le bien-être qui naît des convictions partagées. Alors, prenez connaissance de ce qui suit :

Vous êtes convaincu que chaque geste quotidien pèse pour (ou contre) la planète ? Aidez-nous à partager cette conviction ! Devenez actifs au sein du Réseau Eco-consommation !

Face à la demande croissante de prestations de terrain et à la nécessité de renforcer notre capacité documentaire, nous faisons appel à des collaborateurs volontaires pour assurer certaines prestations d'information et de sensibilisation du public.

Vous pourriez…

* assurer des permanences au stand du réseau dans les foires, salons et manifestations diverses ;
* réaliser des animations dans les groupes locaux de diverses organisations, les associations d'éducation permanente, les écoles de consommateurs, etc... ;
* rassembler des informations de terrain en matière de produits et services alternatifs et vérifier l'accessibilité des produits "verts" ;
* mais aussi, pour ceux qui préfèrent travailler derrière leur écran, mener des recherches documentaires sur de nouveaux sujets et contribuer ainsi à la création ou à l'actualisation de la base de données documentaire et du site Internet.

Nous proposons…
Le Réseau Eco-consommation vous offrira un encadrement et une formation adaptés. Vous choisirez les types d’actions et les thématiques dans lesquelles vous préférez vous investir. En fonction des candidatures reçues, une première rencontre pour faire connaissance sera organisée en juin.

Vous êtes motivé, prêt à contribuer à une consommation plus durable et équitable et avez un peu (beaucoup ?) de temps libre en semaine ou le week-end ? Contactez-nous au 071/ 300 301 ou info@ecoconso.be

Aucune formation préalable n’est demandée.

Thérèse Snoy

 
 
 



Un geste par mois… un geste pour moi !

La cuisine a de beaux restes !

E n ce mois de mai, le Réseau Eco-consommation vous propose de prendre l’habitude d’explorer et exploiter vos fonds de pots ! Vous avez une bonne recette pour accommoder les restes ? Alors soyez sympas et partagez-la sur le forum de la campagne « Un geste par mois… un geste pour moi ! » sur www.ecoconso.be ou au 071/ 300 301. Vous cherchez au contraire des idées ? Rendez-vous au mêmes endroits ! Profitez-en aussi pour compléter le petit questionnaire. Vous pourrez retrouver de nombreux conseils dans notre nouvelle fiche-conseil (n°125) « Halte au gaspillage alimentaire ! » (voir article ci-dessous).

Le mois passé, vous avez été plus d’une centaine à participer à la campagne. Et une écrasante majorité n’emploie jamais de lingettes pour le ménage. Félicitations !

Encodez votre geste ici !

 

 

 



Halte au gaspillage alimentaire !

Le gaspillage alimentaire est inacceptable du point de vue éthique. De plus, en amont de notre assiette se cache toute une production, consommatrice d'énergie, d'eau, et d'intrants (fertilisants, pesticides...) et productrice de déchets.

Pourtant, en Région bruxelloise, les gaspillages alimentaires (produits en partie entamés et/ou périmés) ont été chiffrés à 7,5% de la poubelle ménagère, soit un total de 14.200 tonnes de déchets évitables.

Découvrez dans la fiche-conseil n°125 "Halte au gaspillage alimentaire" une foule d'informations et de conseils pour prévenir le gaspillage, bien conserver les restes et pour les utiliser, tout en respectant la sécurité alimentaire.

 
 
 



Les mystérieux dessous de nos produits...

Lorsque l'on achète un produit quelconque ou lorsque l'on utilise un service, notre choix se fait sur base de multiples paramètres. Ces paramètres sont de natures diverses : économiques, émotionnelles, environnementales, esthétiques...
Bien sûr, ces critères ont des importances diverses selon le bien ou le service envisagé. Les critères d'achat d'une voiture ne sont pas les mêmes que celui d'un produit d'entretien... Par contre, ce qui est certain, c'est que l'environnement fait rarement partie des paramètres les plus importants.

Après, c'est bien... mais avant, c'est mieux !

Quoi qu'il en soit, si l'on désire faire attention aux aspects environnementaux de notre consommation, on s'intéresse généralement à la consommation en énergie, en eau, à la composition, à la quantité de déchets produits, aux possibilités de recyclage... et c'est très bien. Mais on oublie pourtant presque systématiquement ce qui se passe AVANT. Eh oui ! Prenons l'exemple d'une voiture. Avant de se retrouver dans la vitrine du garage, et donc bien avant que vous ayez consommé le moindre litre de carburant à son volant, cette voiture a déjà nécessité l'utilisation de quantités de matériaux et d'énergie.

Dé-ma-té-ri-a-li-ser !

La question de l'utilisation des ressources naturelles se pose donc également à la fabrication. Dit comme ça cela semble évident... mais pas peut-être pas tant que ça finalement. Qui se pose la question de savoir quelles ont été les répercussions environnementales de tel ou tel bien de consommation ?

Cette notion est pourtant primordiale. Plus précisément, cela a donné naissance au concept de “dématérialisation”, qui, malgré un nom un peu futuriste, n'a rien à voir avec la téléportation ou avec une quelconque guerre intergalactique. En réalité, cette dématérialisation représente l'avenir de notre environnement. En effet, dématérialiser c'est non seulement augmenter l'efficacité de l'utilisation des ressources naturelles (faire plus avec moins) mais c'est également dissocier l'utilisation des ressources de la croissance économique (alors que trop souvent la croissance est liée à la production de biens matériels). Ce dernier point passe par la location de services, les systèmes de consignes...

Le Wupperthal Institute en Allemagne a ainsi montré que l'on pouvait produire autant de richesses qu'actuellement en consommant quatre fois moins de matières premières et d'énergie, c'est le fameux Facteur 4. Sans cela, nous risquons de rentrer dans un chaos environnemental et économique majeur dans les années à venir si nous voulons subvenir – notamment - aux besoins des pays émergents (Chine...). Nous ne parlerons cependant ici que de l'aspect “utilisation des ressources naturelles” de la dématérialisation.

Les théories du passif écologique

Plus concrètement, on quantifie « l'utilisation des ressources naturelles / passif écologique » à l'aide de deux concepts. D'une part, « l'énergie grise », qui, comme son nom le laisse supposer, indique la quantité d'énergie utilisée pour produire tel ou tel bien de consommation ou mettre au point tel ou tel service et ce, avant tout usage. D'autre part, le “sac à dos écologique” (rucksack en allemand, backpack en anglais...) ou “mips” (material intensity per unit of service), qui quantifie la quantité de matériaux, en masse, qui a été nécessaire pour produire, utiliser, jeter un bien de consommation ou un service. Dans cette théorie, l'énergie est comptabilisée sous forme de masse. Cette notion est donc plus complète.

Ces concepts sont intéressants à plus d'un titre. Ils nous permettent en effet d'objectiver encore plus les impacts environnementaux de notre consommation en nous montrant les impacts “cachés”.

Ces impacts cachés sont bien entendu d'autant plus critiques que le produit a une durée de vie limitée. Malheureusement, notre société de consommation moderne se base de plus en plus sur la consommation à outrance de biens matériels dont la durée de vie se réduit toujours plus. Un bon exemple de cette consommation à outrance se trouve du côté des télécommunications. Le GSM, bien sûr, remplacé bien avant qu'il ne soit abîmé. Facteur aggravant, le GSM fait partie de ces biens de consommation dispendieux en matériaux à la production : on estime que le kilo de GSM nécessite 134 kilos de matériaux divers. Une paille !

A noter que « l'empreinte écologique », concept dont on parle de plus en plus, rejoint ces deux notions de pression écologique. Vous désirez connaître votre empreinte et le nombre de planètes qu'il faudrait à l'humanité pour couvrir ses besoins si tout le monde consommait comme vous ? Faites le test ici : http://www.ibgebim.be/ (test proposé par l'IBGE, l'administration bruxelloise de l'environnement).

Des exemples ?

Revenons dans le concret et passons en revue quelques produits et leur passif écologique respectif.

Si compte en « énergie grise »...
Savez-vous qu'il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l'énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? (plus de deux jours !).
Et qu'il faut 835 kWh pour fabriquer un frigo, soit quatre ans de consommation d'un modèle A+?
Que la fabrication d'une voiture compacte produit 3500 kg de CO2, ce qui correspond, si on prend la moyenne de production de CO2 des voitures vendues en Belgique, à plus de 20.000 km ?

Si on compte en « sac à dos »...
Si l'on reprend l'exemple de la voiture citée en introduction, on constate qu'il faut à peu près 70 tonnes de matériaux par tonne de voiture (et actuellement, une tonne, c'est peu pour une voiture). Et pour un produit en or ? 500 tonnes par kilo de produit. Une montre ? 20 kg par kilo de montre. Un ordinateur portable de 3 kg ? 133 kg par kilo (c'est à dire près de 400 kg pour le portable en entier). 600 g de jeans ? 32 kg de matières et 8000 litres d'eau...

Les exemples sont nombreux, mais nous n'irons pas plus loin ici. En effet, ces chiffres ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Ils sont et resteront des estimations sur base d'une consommation globale ramenée à l'unité. Il n'en reste pas moins que la production de biens et de services demande une quantité de matières et d'énergie très importante, qui représente parfois des années de consommation de matière ou d'énergie du bien de consommation proprement dit ! Cette raison est amplement suffisante pour faire (encore plus) attention à notre consommation.

Alléger le sac à dos ?

Nous pouvons difficilement, en tant que consommateur, agir sur les processus de fabrication des biens de consommation qui nous sont proposés. Nous pouvons cependant orienter nos choix vers des produits moins consommateurs de ressources naturelles, soit parce qu'ils sont produits de manière respectueuse, soit parce que nous choisissons des produits de manière responsable (pas d'achats inutiles, notamment). Ci-dessous quelques conseils pratiques pour alléger nos « sacs à dos » !

  • Consommer des fruits et légumes de saison. En effet, cela réduit les consommations de ressources naturelles, essentiellement d'énergie. Rappelons-nous qu'il faut plus de 8 kWh pour produire des tomates en serre alors que moins de 3 kWh sont nécessaires en saison... Certes, avoir des tomates toute l'année est pratique... mais polluant et, finalement, profondément ennuyeux. En plus, les fruits et légumes de saison sont moins chers et meilleurs ;
  • Consommer des aliments produits localement. Importer 1 kg d'agneau de Nouvelle-Zélande nécessite trois litres de kérosène... Quelle consommation de carburant pour un seul kilo !
  • Acheter des biens de consommation de manière responsable, c'est-à-dire éviter les appareils inutiles. Qui n'a pas acheté une machine à café révolutionnaire une veille de Noël comme cadeau de la dernière chance pour, finalement, se rendre compte que l'on ne boit pas tant de café que ça et que les dosettes sont chères à l'achat ?
  • Choisir des biens de consommation durables. Ce n'est pas le conseil le plus facile à appliquer. En effet, la plupart des appareils un peu technologiques (électroménager, hi-fi...) sont devenus très abordables. Résultat des courses, réparer ce genre d'appareil n'est pas très intéressant quand on compare le prix de la réparation au prix du neuf, garanti deux ans, qui plus est ! Néanmoins, investir dans du matériel de bonne qualité peut se révéler payant ;
  • Choisir des biens de consommation réparables. Si vous êtes un peu bricoleur, vous pouvez prolonger la vie de vos appareils à moindre frais. Réparer une machine à laver ou un frigo n'est pas nécessairement très compliqué, si vous avez un peu de temps et de patience devant vous. Choisissez autant que possible des appareils réparables, c'est-à-dire que l'on peut encore démonter sans tout casser ;
  • Entretenons nos appareils, ils dureront plus longtemps. Cela semble évident, mais combien de moteurs (et pas seulement de voitures) aurait-on épargné si on les avait huilés régulièrement ? Combien de résistances électriques sauvées du court-circuit si on les avait décalcarisées ?
  • Evitons tout emballage inutile. Non seulement ça nous évitera de devoir gérer des montagnes de détritus, mais en plus, on évitera quantités de dépenses d'énergie et de matériaux en amont ;
  • Etc.

Et si je veux acheter un appareil plus économique ?

D'une manière générale, prolonger la vie des appareils peut se révéler très intéressant. Il arrive néanmoins un moment où il faut changer. Mais quand est-ce que les bénéfices d'une nouvelle technologie nous “autorisent” à re-consommer un sac à dos ? Tout dépend de ces fameux bénéfices... d'autant qu'ils ne se mesurent pas nécessairement en énergie gagnée, mais aussi en moindre pollution. Changer une vieille voiture sans catalyseur par un nouveau modèle consommant moins et muni de tous les dispositifs anti-pollution actuels peut se révéler très bénéfique.

Si l'on reprend le frigo nécessitant 835 kWh pour être produit, on constate que comparé à une consommation de frigo moderne de classe A+, cela représente quatre ans de fonctionnement. Mais ces 835 kWh seront plus rapidement rentabilisés si vous comparez ce montant à la consommation d'un frigo plus ancien. Un frigo de quelques années consomme facilement plus d'un kWh/jour, ce qui donne l'avantage au nouveau frigo après moins de deux ans. Cela devient intéressant !

Une pression centrée sur les ressources ?

Un malheur ne venant jamais seul – dit-on -, cette utilisation démesurée de ressources naturelles provoque non seulement un épuisement de plus en plus rapide de celles-ci, mais provoque également une pollution de l'environnement non négligeable. Pour ne reprendre que l'exemple du kilo d'agneau nécessitant trois litres de kérosène, non seulement ça fait trois litres de moins qui pourraient être utilisés pour des applications plus utiles (chauffage, production de biens de consommation nécessaires...), mais en plus cela augmente la quantité de CO2 dans l'atmosphère (en a-t-on besoin ?).

Consommer moins !

On pourrait dire que mieux consommer, c'est bien, mais que moins consommer, c'est encore mieux. Nous sommes pourtant encore et toujours dans une logique de développement soucieux de l'environnement, mais de préférence sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d'aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable ou, plus simplement, de moindre consommation. Notion qui ne s'oppose d'ailleurs pas au bien-être ou à la croissance économique... mais ce n'est pas l'objet de ce dossier.

Dossier rédigé par Renaud De Bruyn

Documents et sites utilisés pour rédiger cet article :

  • The environmental impacts of mobile computing / A case study with Hewlett Packard. Summary.
    Wuppertal Institute, March 2003 By Justus von Geibler, Michael Kuhndt, Volker Türk.
    www.wupperinst.org
  • Visualisation of consumptive behaviour on the basis of Material Intensity. Andreas Niederl and Roman Mesicek. Presented at the FRONTIERS 2 Conference, European Application in Ecological Economics, Tenerife, Canary Islands, Spain, 12-15 February 2003
  • L'énergie grise : http://www.michelsaugy.com/expo2/
  • The environmentally optimised lifetime: a crucial concept in life cycle engineering, Wim Dewulf, Joost R. Duflo, Katholieke Universiteit Leuven, Mechanical Engineering Department.

    Des questions ?
    Contactez-nous sur info@ecoconso.be ou téléphonez-nous au 071 300 301 !

 
 
 



Maison bioconstruite : portes ouvertes à Ittre. Venez visiter une maison d'architecture contemporaine, en construction, qui respecte un maximum de critères écologiques ! (isolation, structure, énergie, épuration des eaux...). Visites guidées (10h - 14h - 16h) et conférence sur les pollutions intérieures (15h) le 15 mai. Adresse : Le Chénia 12 à 1460 Ittre.
Informations : 0478 55 84 75

Développer durablement mon entreprise d'économie sociale... des outils pour gérer le progrès. Mercredi 18 mai 2005 de 9 h à 16 h à Bruxelles.
Informations et organisation : http://www.res-sources.be

Formation «H2eau» : le Collectif pour la Promotion de l'Animation Jeunesse Enfance (C-paje) organise les 13, 20 et 27 mai, au CRIE de Modave (Liège), 3 jours de formation sur le thème de l' «H2eau». Formation pour coordinateurs, animateurs d'enfants et de jeunes. Lieu : CRIE de Modave (4 rue du Parc, à 4577 Modave). P.A.F. : 50 € (membre C-paje) ; 100 € (non-membre)
Inscriptions : C-paje (04/223.58.71) - contact : Christine (0485/17.13.75) ; Christine@c-paje.net )
[Merci à l'Infor'Ere du Réseau IDee pour cette information]

Venez faire la fête à l'environnement au Cinquantenaire ! Le 5 juin, dès 12h00, le parc du Cinquantenaire sera à la fête ! Au programme, de nombreux stands d'information, des animations pour petits et grands sur le thème de l'environnement, un défilé "100% recyclé" et, en primeur pour les visiteurs de la fête, la première voiture solaire belge en démonstration !
La fête se clôturera par un concert surprise!

Home sitting : une autre façon de voyager. Voyager en rencontrant des gens chez eux, accueillir gratuitement des voyageurs: les échanges non monétaires naviguent à contre-courant des standards de notre société. Et pourtant, ça marche! Au-delà d’une image d'Epinal, comment pratiquer de tels échanges avec bonheur? TOURèS Tourisme Responsable asbl organise une rencontre à ce sujet le jeudi 9 juin 2005 à 20h, au « Cercle des Voyageurs », salle au sous-sol
rue des Grands Carmes 18 à 1000 Bruxelles (près du Manneken Pis).
Informations : http://www.toures2002.be/

A vélo dans le trafic : apprenez les bons réflexes et roulez en toute sécurité ! Le GRACQ organise des formations à destination des adolescents et des adultes. Un samedi après-midi par mois, de mars à novembre, au Cinquantenaire (Bruxelles).
Informations pratiques : http://www.gracq.org/formation/index.html

Rues libres ! Pour la deuxième année consécutive, l'association Jeunesse et Ecologie met sur pied l'événement "Rues Libres": une semaine de mobilisation et de sensibilisation des adolescents à la mobilité urbaine.
L'essayer c'est l'adopter (vélo, rollers, skate, trottinette, ...), Vis ma vie (handcycling, tandem pour aveugles, parcours en chaises roulantes...), la Sécu c'est pour la vie (voiture tonneau, parcours avec les lunettes troubles simulant la prise d'alcool, bus Bob...) et Vis ta ville (stands des associations locales, bus Nicolas Hulot, essai du vélo-énergie de l'ULB...) représentent les 4 axes proposés lors de ces journées à Philippeville, Arlon, Herve, Enghien et Gembloux du 20 au 24 juin 2005. Infos complémentaires : http://www.jeunesse-et-ecologie.be/rueslibres.htm

Plongez... pour des rivières de qualité ! Appel à projets ! Vous désirez organiser un événement festif autour de la baignade ou d'un sport nautique ? Le but : que tout le monde se baigne à 14h le 17 juillet dans toutes les rivières d'Europe, afin de réconcilier l'homme et la rivière. Aide aux projets : Bruxelles, Greenbelgium, 02 219 16 30 ; Wallonie : IEW, 081 25 52 80.
Informations générales : http://www.rivernet.org/bigjump/welcome.htm

 
   
 



Il est équitable, mon coton !
Café, riz, miel, banane ou sucre… : jusque-là, les produits certifiés Max Havelaar avaient pour point commun d’être alimentaires. Le coton est la première marchandise en dehors de ce secteur ! Cette certification prend tout son sens quand on sait que le prix mondial du coton est très bas, le marché étant inondé par du coton à bas prix venant de gros producteurs, ce qui empêche les petits producteurs du sud de vivre de leur production. De plus, la culture du coton est une grande consommatrice d'eau et d'herbicides. Grâce à ce label, on pourra dorénavant choisir du coton respectant les trois piliers du développement durable: l'économique (prix garanti), le social (conditions de travail et de vie correctes) et l'environnemental (protection de la nature). La Belgique est le 2ème pays, après la France, a lancer le coton équitable sur son marché. Quelques marques ayant développé des vêtements à base de coton équitable en Belgique : La Redoute, Kindy et Influx/Cora. Plus d'informations : http://www.maxhavelaar.com/

Ecobonis : encore du changement !
Nous faisions le point sur les écobonis dans notre précédent numéro... et nous devons déjà repréciser les choses ! En effet, le dernier conclave budgétaire de notre gouvernement fédéral a diminué l'impact des écobonis en supprimant l'augmentation de prix des emballages jetables intervenue au 1er janvier de cette année. Concrètement, les dispositions fiscales reviennent à la situation antérieure, soit une taxe de 9,85 centimes d'euro du litre au lieu de 14,5. Cela dit il est dommage d'évaluer cette mesure après seulement quatre mois d'application ! L'argument avancé ? Les consommateurs allaient acheter leur eau en France (l'eau, vu son prix, était proportionnellement la boisson la plus touchée par la taxe). Notre conseil : buvez de l'eau du robinet, elle est excellente et ne coûte que 0,25 centimes (0,0025 euros !) du litre. A votre santé !

Auto moins polluante = réduction d'impôts
Le ministre fédéral de l'environnement Bruno Tobback estime à 18.150 le nombre de véhicules qui bénéficieront en 2005 de la diminution d'impôt pour émission réduite de CO2. Les voitures qui émettent moins de 105 grammes de CO2 au km bénéficient d'une réduction d'impôt équivalente à 15% de la valeur d'achat du véhicule avec un maximum de 4.000 EUR. Pour celles qui émettent entre 105 et 115 grammes CO2 / km, la diminution est de 3% avec un maximum de 750 EUR. Gros bémol toutefois : les voitures produisant le moins de CO2/km sont principalement des modèles diesel dont les particules ne sont toujours pas filtrées, à de rares exceptions près. A quand une obligation ou un minimum de promotion du système ?
La liste des voitures émettant moins de 115g de CO2 : http://www.health.fgov.be/

Performances environnementales
Comme en 2002, des scientifiques des universités de Yale et de Columbia ont réalisé un classement des performances environnementales d'une série de pays. Le "2005 Environmental Sustainability Index (ESI)" présenté au Forum économique mondial, à Davos (Suisse), classe 146 pays en fonction de différents critères comme les pollutions présentes et passées, les efforts en matière de management environnemental, la production de déchets et de gaz à effet de serre, les ressources naturelles, etc. Comme en 2002 et malgré les protestations que cela avait suscité, la Belgique occupe une très mauvaise place dans le classement: elle vient en dernière position des pays européens, à la 112ème place, entre le Togo et la République Démocratique du Congo. La Finlande arrive en tête du classement, suivie de la Norvège, de l'Uruguay, de la Suède et de l'Islande. Infos : http://www.yale.edu/esi/

[A lire] Eco-communication : vers une communication plus éco-responsable
L'ADEME, l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, vient de publier son Guide sur l'éco-communication.
Ce guide traite autant d'édition que d'organisation de manifestations ou de communication. Par exemple, pour l'édition, le guide aborde toutes les questions liées au support lui-même, mais aussi à la mise en page, au choix de l'imprimeur, du papier, des encres, et même aux choix technologiques et environnementaux... Guide disponible ici : http://www.ademe.fr/

Trafic routier IDD
Saviez-vous que... Les émissions de CO2 - principal gaz responsable du réchauffement climatique - liées au trafic routier ont augmenté d'environ 150% depuis 1970 et de plus de 25% depuis 1990 ? Que le belge consacre en moyenne 1 mois et demi de revenus pour s'acheter et faire rouler son auto ? Et que malgré la hausse des prix des carburants routiers depuis 1970 (+ 450% - donnée pour mars 2005), le Belge peut aujourd'hui s'acheter beaucoup plus de carburants routiers parce que le revenu disponible moyen à augmenté plus encore ? (au total, tenant compte des prix observés en mars 2005, le Belge "moyen" peut s'acheter aujourd'hui environ 40% de carburants routiers en plus qu'en 1970 !). D'autres indicateurs très intéressants sur le site de l'Institut pour un Développement Durable : http://users.skynet.be/idd/

Réagissez à la campagne pro-pesticides !
Depuis le 10 février, les industriels français de la « protection » des plantes (UIPP) ont lancé une campagne grand public à destination des mères et pères de famille publiée dans Elle, Télérama, Paris Match, Avantage, Marie Claire, Marie France... qui doit durer 6 mois. Cette campagne voudrait nous faire croire que les pesticides sont nos amis... Vous souhaitez réagir à cette campagne ? Signez la pétition des Cyberacteurs ! http://www.cyberacteurs.org/

 
       
 

Réseau Eco-consommation, boulevard de Fontaine 27 à 6000 Charleroi
Permanence téléphonique : 071 300 301 / Fax : 071 654 879
Web : www.ecoconso.be / E-mail : info@ecoconso.be
Dessins : Gérard Thèves - corrosive@swing.be

Editeur responsable : Thérèse Snoy -tsnoy@ecoconso.be
Secrétaire de rédaction : Renaud De Bruyn - rdebruyn@ecoconso.be
Toute reproduction autorisée moyennant mention des sources