Numéro 60 [juin 2010] - dossier < additifs alimentaires >
Version imprimable en PDF (sur du papier recyclé et uniquement à bon escient, bien sûr ;-))  

 
     
       
     
 
     

« Belgique en transition… »

Avez-vous entendu parlé du concept de « Ville en transition » ?

Le mouvement de transition est né en Grande-Bretagne en 2006. L'enseignant Rob Hopkins avait créé le modèle de territoire (ville, commune, village ou quartier) basé sur la prise de conscience du pic pétrolier et de l’urgence de s’y préparer en mettant en place des solutions locales concrètes (http://villesentransition.net). Il y a aujourd'hui plus de 250 initiatives de « Transition » dans une quinzaine de pays. Celles-ci sont toutes basées sur une vision positive de l’avenir, la conviction que nous pouvons apporter des solutions adaptées.

Elles reposent aussi sur le concept de résilience. La résilience, c’est la capacité que nous avons à absorber un changement perturbant et à se réorganiser en intégrant ce changement. Les fourmis, par exemple, sont résilientes. Après un coup de pied dans la fourmilière, les fourmis se réorganisent instantanément en conservant les mêmes capacités de réaction.

Et si la Terre était la fourmilière et l’urgence climatique le coup de pied ? Et si la Belgique était la fourmilière et l’actualité politique le coup de pied ?

Comment, justement dans ces exemples, le concept de « transition » peut-il nous aider ? Celui-ci nous invite à être conscient de notre capacité à s’organiser localement et à agir directement. Pourquoi localement ?

  • parce que l'économie devra inévitablement se relocaliser en grande partie ;
  • parce que c'est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l'action (d’ailleurs, combien de personnes n’avons-nous pas entendu se désintéresser des élections, clamant que les politiques sont trop éloignés « des vrais problèmes des gens » ?) ;
  • parce que c'est souvent près de nous que se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir (source : http://villesentransition.net).

Bien sûr, cela ne nous dira pas de quoi sera faite notre pension ou si notre prochaine convocation électorale sera en français ou en néerlandais, mais nous pouvons ainsi agir individuellement et collectivement pour contribuer à trouver des solutions pour notre mobilité, à améliorer notre santé, à effectuer des achats groupés, à développer des projets de quartiers durables...

L’avenir est dans l’action locale disent certains !


Jean-François Rixen
Secrétaire général

 
   
   
 
     
 

Campagne « Les étiquettes sans prise de tête »

Pour les citoyens, l’environnement est une préoccupation grandissante, qui touche aussi le domaine des achats.

Mais il n’est pas facile de bien choisir et les Belges déclarent notamment être freinés dans leur souhait d’acheter plus « vert » par le manque d’information ou une information trop confuse (source : Ecobaromètre belge, mars 2010).
Ce n’est pas étonnant quand on voit l’omniprésence du merchandising et du marketing, la kyrielle d’allégations santé-environnement, la multiplicité de l’offre, la ribambelle de labels…
Alors pour ne pas acheter un chat dans un sac, sur quoi se baser pour faire son choix quand on est soucieux de l’environnement et de sa santé ?
Sur l’étiquette ! L’étiquette constitue la première source d’information quand on se trouve devant un produit. Elle vous paraît incompréhensible ?
C’est pourquoi, écoconso lance la campagne « les étiquettes sans prise de tête » ! Elle a pour objectif de vous aider à décrypter les étiquettes en y identifiant les informations-clés, vraies et pertinentes, qui vous permettront de faire un choix durable et responsable.

La campagne se décline en :

Notre service d’information reste bien entendu à votre disposition pour répondre à toutes vos questions concernant les étiquettes. N’hésitez pas à les poser au 081 730 730 ou via info@ecoconso.be

 
   
     
 
     
 

Label du mois : Cosmebio

Chaque mois, retrouvez notre nouvelle rubrique « Le label du mois » !

En juin, découvrez-en plus sur les labels « Cosmebio » et « Cosmebio Eco ».

Comme son nom l’indique, le label Cosmebio se retrouve sur des produits cosmétiques.

Un produit Cosmebio Bio doit contenir minimum 95% d’ingrédients d’origine végétale et naturelle, et sur les matières premières végétales, 95% minimum doivent être bio. Il y a une tolérance pour maximum 5% d’ingrédients d’origine synthétique (mais qui doivent répondre à une liste positive restrictive, excluant notamment PEG, silicones, dérivés pétrochimiques…). Le label exclut l’utilisation d’OGM et de traitements ionisants.

Un produit Cosmebio Eco contient minimum 50% d’ingrédients biologiques sur le total des ingrédients végétaux.

Les produits Cosmebio ne sont pas testés sur des animaux. Le cahier des charges contient également des critères environnementaux pour l’obtention des matières premières, la transformation, le nettoyage, l’emballage, la biodégradabilité du produit, le recyclage…

Enfin, le label Cosmebio est contrôlé par un organisme indépendant.

Informations complémentaires : www.cosmebio.org

 
   
   
 
     
 

Additifs alimentaires : à boire et à manger

Laure et Michel ont deux enfants, Loïc, 20 ans, étudiant, et Victor, 13 ans. Malgré leurs occupations professionnelles très prenantes, ils cuisinent tous les jours. Comme beaucoup, ils font leurs courses au supermarché : viande, fruits et légumes frais, mayonnaise, pâtes à pizza et sauce bolognaise, charcuteries et fromages, olives, cubes de bouillon, crème light, plats surgelés pour les jours de rush, pain à cuire soi-même, confitures, choco à tartiner, jus de fruits, céréales, yaourts aux fruits, limonades, vin, eaux aromatisées, boissons énergisantes pour le sport, desserts lactés, chewing-gums, bonbons, biscuits et gâteaux, …

Loïc emporte régulièrement des denrées de la maison mais s’approvisionne aussi au fast-food en cheesy crispy crunchy tasty burgers ou à la friterie-sandwicherie voisine de la fac’. Ses soirées studieuses sont émaillées de plats préparés glissés au micro-onde : soupes, quiches, pizzas, roulades de chicons, purée lyophilisée, poissons panés et autres croquettes de fromage. Avec ses copains, il picore en alternance barres chocolatées, bonbons aux couleurs psychédéliques et chips épicés, accompagnés de sodas aromatiques aux couleurs et arômes divers.

Dans ces produits, ô combien courants, de notre société du prêt à manger, plus de 70 additifs, essentiellement dus aux produits issus de la transformation industrielle, se répartissent en antioxydants, conservateurs, exhausteurs de goût, agents de texture, colorants, édulcorants, émulsifiants, correcteurs d’acidité, stabilisants, etc.

Même les céréales et le yaourt du « petit-déjeuner santé » de Victor n’y échappent pas !

Au total, plus de 300 additifs sont ainsi autorisés en Communauté européenne. Ils portent la mention E suivie de trois chiffres. L’étiquetage, l’inspection et la certification sont pris en charge par des organismes internationaux qui contrôlent additifs et résidus de pesticides : codex alimentarius, Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Food and Drug Administration (USA).

Omniprésents dans l’alimentation industrielle, certains additifs sont inoffensifs, d’autres douteux, voire franchement à proscrire pour une trentaine d’entre eux.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un additif alimentaire ?

Selon le nouveau Règlement (CE) N° 1332/2008 sur les additifs alimentaires (1), publié le 31 décembre 2008, on entend par «additif alimentaire» toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi et non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation, ajoutée intentionnellement aux denrées alimentaires dans un but technologique, au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage.

En clair, les additifs permettent de répondre aux impératifs de production industrielle, aux grandes quantités, au transport sur de longues distances, avec une résistance des aliments dans le temps. D’autres modifient les textures pour les rendre agréables au palais, les homogénéisent pour éviter des décantations, empêchent la dégradation des couleurs et des goûts au contact de l’air, ainsi que le développement de moisissures et de bactéries.

On notera que les arômes ne sont pas considérés comme des additifs alimentaires et font l’objet d’une législation dédiée également remaniée.

Un additif alimentaire ne peut :

  • selon les preuves scientifiques disponibles, poser aucun problème de sécurité pour la santé du consommateur aux doses proposées ;
  • être utilisé pour masquer les effets de l’emploi de matières premières défectueuses ou de méthodes inappropriées (par ex. des pratiques ou techniques non hygiéniques) ;
  • Induire le consommateur en erreur.

Un additif alimentaire doit :

  • répondre à un besoin technologique suffisant qui ne peut être satisfait par d’autres méthodes économiquement et technologiquement utilisables ;
  • présenter des avantages ou un intérêt pour le consommateur : conserver la qualité nutritive des denrées alimentaires, accroître la capacité de conservation ou la stabilité d’une denrée alimentaire ou en améliorer l’odeur, le goût, la consistance.

Où est le problème, alors ?

Aujourd’hui, 80% de notre alimentation est issue de procédés industriels, avec les additifs pour corollaire incontournable, notamment pour assurer une sécurité alimentaire adéquate en regard des volumes de production. Parallèlement, notre alimentation transformée s’est appauvrie en nutriments de base (vitamines, minéraux, etc.), ouvrant d’ailleurs une voie royale à l’industrie des compléments alimentaires. Toutefois, nos gènes n’ont pas eu le temps de s’adapter à l’industrialisation alimentaire. Par ailleurs, censées combler les vides laissés par la transformation des denrées, les avancées technologiques palliatives ne sont pas sans inconvénients.

En effet, qu’ils soient d’origine naturelle ou synthétique, certains additifs sont responsables d’intolérances et de réactions allergiques : manifestations cutanées, œdèmes, troubles respiratoires, désordres gastro-intestinaux ou encore céphalées. Certains sont même identifiés ou suspectés comme étant cancérigènes ou mutagènes.

Bien sûr, pour chaque additif, une dose journalière admissible (DJA) a été déterminée par les autorités. La DJA, exprimée en milligramme par kg de poids corporel, est la quantité d’une substance qu’un individu moyen peut absorber quotidiennement sans courir de risque.
Mais bien qu’elle soit calculée avec des marges confortables, elle ne tient pas compte d’effets croisés ou synergiques, ni du terrain individuel du consommateur qui peut être allergique ou intolérant à une substance, bien en-dessous de la DJA.

Edulcorants et glutamates : les poids lourds du goût

Ces dernières années, l’aspartame (E951), un édulcorant 200 fois plus puissant que le sucre et le glutamate monosodique, un exhausteur de goût associé au « syndrome du restaurant chinois », défraient la chronique et divisent communauté scientifique et autorités publiques. Une chose est sûre, l’aspartame est une source de phénylalanine, un acide aminé, dont l’absorption excessive, peut être dangereuse pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes atteintes de phénylcétonurie, trouble héréditaire du métabolisme. Les étiquettes des aliments contenant de l'aspartame doivent indiquer la présence de phénylalanine. Dans le doute quant à d’autres effets, il peut être sage de limiter la consommation d’aspartame. Quant aux glutamates (E620 à E625), présents dans de nombreux produits alimentaires, ils peuvent provoquer urticaire, troubles gastro-intestinaux, maux de tête et sont parfois considérés comme cancérigènes potentiels, par formation de nitrosamines (2).

Colorants et conservateurs : pas bons les bonbons !

Grands cumulateurs d’additifs divers, les bonbons sont d’autant plus à surveiller qu’ils s’adressent prioritairement aux enfants. Ainsi, des études récentes confirment que des bonbons contenant de l’acide benzoïque, un conservateur, et des colorants azoïques, peuvent provoquer le syndrome d’hyperactivité chez les enfants, ce que les autorités avaient jusqu’ici réfuté. A partir de juillet 2010, la CE a prévu d’exiger la mention obligatoire "Peuvent avoir des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants" sur les emballages des produits contenant l'un des colorants suivants: E102 (tartrazine), E104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé), E122 (azorubine), E124 (rouge ponceau) et E129 (rouge allura). Aux yeux de maints scientifiques et d’organisations de défense de consommateurs, c’est hypocrite et insuffisant, ces additifs suspects, voire dangereux, devant être bannis des produits alimentaires.

Du reste, à partir du moment où il y a doute ou suspicion, même en l’absence de preuve formelle d’une nocivité avérée, le principe de précaution devrait prévaloir. C’est sans compter avec la puissance des lobbies industriels de l’agro-alimentaire, qui produisent leurs propres études d’innocuité ou font du chantage à la délocalisation. Quand, sous la pression de la communauté scientifique et des organisations de défense des consommateurs, le législateur finit par faire retirer certaines substances, elles ont souvent causé des dégâts durant de longues années.

Parallèlement, la grande distribution impose aux fabricants du secteur agro-alimentaire des prix toujours plus bas. Le fabricant doit alors trouver des parades pour réduire ses coûts et maintenir, voire augmenter, ses marges. Fabriqués industriellement, les additifs « compensent » à moindre coût les déficits de matière première et la cuisine devient un laboratoire où s’activent plus de chimistes que de cuisiniers.

Trucs, astuces et principe de précaution pour s’y retrouver et manger sain

Dans une ère où l’alimentation industrielle flatte le goût et la vue pour pousser à la consommation, chacun a d’autant plus besoin d’informations compréhensibles, vraies, transparentes, loyales. Pourtant, ce que l’on voit d’abord, c’est le packaging attractif avec ses images de nature, d’ingrédients frais, les allégations accrocheuses (tradition, artisanat, « manger sain ») ou carrément l’arbre qui cache la forêt dans des expressions « sans… » ou « avec… », histoire de dévier l’attention d’une liste d’ingrédients pas toujours ragoûtants. Seul moyen de véritablement s’y retrouver : décrypter l’étiquette. C’est là que ça se complique: une succession de Exxx ou des termes obscurs opacifient le décodage. Il est alors utile de se référer à une liste d’additifs classée en « acceptables » et à « proscrire ».

Idéalement, on se tournera le plus possible vers des produits bruts, frais, saisonniers, locaux ou régionaux, voire bio, à préparer et transformer soi-même. Sans doute sera-t-il nécessaire de rééduquer son goût pour redécouvrir les vraies saveurs mais aussi le plaisir de préparer des choses simples. Moins difficile qu’il n’y paraît, il s’agit avant tout de s’organiser : prévoir ses menus, faire une liste de courses, éviter les achats impulsifs et ignorer les sirènes du marketing.

Cuisiner n’est pas nécessairement chronophage et peut vite devenir une activité plaisir à partager en famille.

Vous voulez gagner du temps et prendre exceptionnellement du « tout prêt » ou du semi-préparé? Ne vous fiez pas au packaging attractif ni aux allégations marketing. Lisez attentivement la liste des ingrédients, rejetez tout ce qui contient plus de trois additifs et tout additif douteux, comparez des produits semblables dans des marques différentes. Curieusement, des produits de la marque d’un supermarché sont parfois plus sains, garantis sans conservateurs, exhausteurs de goût et colorants alors que des marques renommées en contiennent et … coûtent plus cher !

Pour les produits à la découpe, la composition n’est pas accessible, d’où l’intérêt des produits bio qui offrent alors plus de garanties nutritionnelles.

Enfin, réduire l’alimentation industrielle c’est aussi réduire les graisses, dont l’huile de palme et les dangereux acides gras trans, le sel caché jusque dans les produits sucrés.
Tout bénéfice pour la santé !

Du reste, les produits industriels ne contiennent pas que des additifs : il y a aussi les pesticides et toutes sortes d’adjuvants … Alors, si d’aventure l’envie vous prenait encore de consommer un dessert industriel, lisez d’abord L’itinéraire chimique d’une tarte aux cerises de supermarché (PDF).

Bon appétit … quand même ;-)

(1) RÈGLEMENT (CE) No 1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs alimentaires (PDF)
(2) nitrosamine : substance classée cancérigène par l’OMS

Références :
- Brochure :Les étiquettes sans prise de tête, écoconso, 2010
- Décrypter les étiquettes alimentaires, écoconso.
- Le Guide des additifs alimentaires, Maria Denil et Paul Lannoye. 2ème édition, Frison-Roche, 2004
- Du poison dans vos assiettes, Tests-Achats, 2000.

Article rédigé par Sylvie Wallez
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Le PCDN de Charleroi (un Plan Communal de Développement de la Nature est un outil pour aider une commune volontaire à organiser et structurer sur son territoire un ensemble d’actions favorables au patrimoine naturel). Séance d'information ce 18 juin de 12h à 14h à la Maison de la Presse, rue Tumelaire, 15 à Charleroi. Gratuit.
Infos et inscriptions (souhaitées) : nathalie.baudoul@charleroi.be | 071 868 851

L'eau, source de vie en voie de disparition ? Conférence par Madame Camille Herremans, le samedi 19 juin à 14h à la Maison de la Citoyenneté, rue des deux Ponts à Ottignies. PAF : 2,5€.
Infos : Nature & Progrès locale du Brabant ouest | Joëlle Ricour, 0474 42 46 18 (répondeur) ou A.Verlaet, 010 61 36 68 | brabantouest@natpro.be

Pique-nique à la Ferme du Parc Maximilien : venez découvrir cette ferme bruxelloise en dégustant un repas composé de produits végétariens, bio, locaux ou équitables. Différentes animations proposées. Le 19 juin à la Ferme du Parc Maximilien, quai du batelage 2 à 1000 Bruxelles. Entrée libre, repas sur réservation (adultes 6€ - enfants 3€).
Infos et réservation : 02 201 56 09 | info@fermeduparcmaximilien.be

Visite itinérante de jardins de quartiers à vocation de cohésion sociale le lundi 21 juin à Bruxelles. Différents jardins et communes tout au long de la journée. Possibilité de faire le circuit à vélo. PAF : 40€ (20 € membres ABECE).
Infos, programme et inscriptions : ABECE | secretariat@abece.be | 0498 80 77 42 (lundi, mardi et vendredi) | www.abece.be

Rues Libres 2010 : initiations, défis, démos, concerts, parade... Plein d’activités entièrement gratuites autour de la mobilité. A Ciney le lundi 21 juin de 11h à 17h30 à la Place Roi Baudouin ; à Enghien le mardi 22 juin, de 11h à 17h au Petit Parc ; à La Louvière le mercredi 23 juin, de 11h à 17h30 au Parc Gilson. Venez y découvrir les simulateurs d'éco-conduite d'écoconso !
Infos : www.rueslibres.be

L’habitat kangourou, une alternative à la maison de repos pour personnes âgées. Conférence – débat le 25 juin de 12h30 à 14h30 à la Fondation wallonne, Verte Voie 20/1 à Louvain-la-Neuve. PAF : 3€ (sandwich).
Infos et inscription (souhaitée) : Habitat et Participation | contact@habitat-participation.be |
010 45 06 04.

Devine combien d'hirondelles sont nos voisines ? Du 19 au 27 juin, comptez les hirondelles et leurs nids, près de chez vous, de votre école ou dans votre quartier ! Deuxième édition de ce grand recensement organisé par Natagora où le public est invité à observer les hirondelles et les martinets et à dénombrer leurs nids.
Infos : Natagora | 02 893 09 91 | www.natagora.be

Portes ouvertes à la ferme du Montaval (anciennement Ferme de Vévy Wéron), les 26 et 27 juin. À partir de 10h visites des cultures, conférences, animations, jeux pour les petits, marché de producteurs locaux, bar et petite restauration bio. La ferme propose notamment des paniers bio. Samedi soir (le 26) : couscous royal bio 10€ (sur réservation) suivi d'un bal aux lampions.
Infos et réservations : info@montaval.be | 071 333 159 | www.montaval.be

Les Nanos s'exposent, du 22 mars au 30 juin à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (BUMP) de Namur. Venez y découvrir les moindres secrets des nanotechnologies ! Visite libre de l'exposition pendant les heures d'ouverture de la BUMP. Pour les visites guidées, contactez Marie Botman au 081 72 55 64. Infos : Nanotoxico | www.nanotoxico.be

Formation au plafonnage à l'argile. Module organisé dans le cadre d'un chantier participatif. Cette formation se déroulera en 2 phases de 3 jours, les 19, 20, 21 juin et 3, 4, 5 juillet à Harzé (près d'Aywaille). PAF : 200€ (TVA, assurances et sandwichs compris).
Infos et inscriptions : 04 228 86 16 | damien.polard@ecohom.be

Le Grand Prix des Générations Futures 2010 sera attribué ce mardi 22 juin à Bruxelles. Le public est cordialement invité à assister à la cérémonie de proclamation. Le Grand Prix des Générations Futures a pour objectif de mieux faire connaître des initiatives belges exemplaires qui ont réussi à intégrer au quotidien les principes d’un développement durable.
Infos : Fondation pour les Générations Futures | http://gp-generationsfutures.be

Tournée des glaciers de Bruxelles, avec Provélo et Karikol le 27 juin. Déguster des glaces artisanales en vélo, avec commentaires ! PAF : 9 € (+ 8€ si location de vélo). Glaces non comprises ;-)
Infos et inscriptions (places limitées) : secretariatkarikolslowfood@hotmail.com | www.karikol.be
Location de vélo : velotourisme@provelo.org | 02 502 73 55 (précisez la date, le thème et le nombre de vélos que vous souhaitez louer à votre point de départ).

[FR] Le Salon de l'Environnement et des Métiers Durables, du 29 juin au 1er juillet au Palais des Congrès de Paris, rendez-vous annuel incontournable des décideurs en quête de solutions éco-innovantes concrètes.
Infos et programme : www.semd.fr

Formation d’animateurs en Education relative à l’Environnement, du dimanche 4 juillet 18h30 au vendredi 9 juillet 16h30, Spa (domaine de Mambaye). Formation, hébergement et repas : 220€
Cette formation de 5 jours propose de découvrir, vivre et analyser différentes techniques d’animation à destination de personnes relais ou en recherche d’une place dans l’ErE pour un public de 6 à 14 ans.
Infos et inscriptions : Françoise Loret | 04 250 75 10 / 13 | formation@education-environnement.be | www.education-environnement.be

Balades "Minutes papillons" : venez découvrir les papillons à Bruxelles ! Le dimanche 4 juillet à 10h au site naturel de l’Hof ter Musschen situé à Woluwe-Saint-Lambert, le long du boulevard de la Woluwe (durée : 3h) ; le dimanche 18 juillet à 10h au Scheutbos à Molenbeek-Saint-Jean (durée : 2h30) ; le dimanche 1er août à 11h au Domaine des Silex à Watermael-Boitsfort (durée : 2h). Participation gratuite - pas de réservation nécessaire.
Infos, programme et lieux de rendez-vous : Natagora | 02 893 09 29 | www.natureaujardin.be | natureaujardin@natagora.be

Stages nature, environnement, énergie en juillet et août par les Vents d’Houyet, pour les enfants de 5 à 12 ans. Du 5 juillet au 9 juillet : les baladins du vent ; du 12 juillet au 16 juillet : l’arbre à cabanes ; du 19 juillet au 23 juillet : le peuple du vent (résidentiel) ; du 16 août au 20 août : les nomades (randonnée) ; du 23 août au 27 août : Plif plaf plouf.
Infos et inscriptions : Vents d’Houyet asbl : 082 64 63 05 | marie-paule.lerude@vents-houyet.be | www.vents-houyet.be

Festival de la Permaculture les 20, 21 et 22 août dans le village de Nethen (commune de Grez-Doiceau).
Infos : www.festivalpermaculture.be

Formation Cerise : formation en éducation au développement durable et aux interactions santé- environnement pour : acquérir des compétences pour développer des projets pédagogiques ciblant la prévention des risques, les changements de comportements et le développement durable (énergie, biodiversité…). Public : personnes libres d'occupation professionnelle, motivées par l’EDD, l’environnement, la santé et les domaines de l’éducation. Dates : Du 22 septembre au 24 décembre. Séance d'information le 2 septembre à 10h00. Coût : gratuit.
Infos : Cerise - Haute Ecole Charlemagne | 04 254 76 21 | formation_cerise@hotmail.com | www.formation-cerise.be

Formations en ornithologie, à partir de septembre, à Ath, Bruxelles, Namur et Neufchâteau.
Infos : Aves-Natagora | 04 250 95 90 | formationornitho@aves.be | www.natagora.be/harchies

Le CRIE d’Harchies propose une formule plus "légère" s’étalant sur treize samedis à la fois pratiques et théoriques, de novembre 2010 à novembre 2011.
Infos : CRIE d’Harchies | 069 58 11 72 | crie.harchies@natagora.be | www.aves.be/formation

 
   
   
 
     

L'objet inutile du mois : le désinfectant pour supermarché

Imaginez un instant. Des gens. Des tas de gens. Des centaines de gens. Des qu'on connaît pas. Et même des pas propres. Des qui ont peut-être mis leurs mains dans des endroits inavouables.

Ils sont là. Ils viennent et repartent. Ils ont entre leurs mains, pendant plus d’une heure parfois, l’objet de votre convoitise.

Votre caddie de supermarché.

Imaginez ces milliers de mains pleines de doigts, effleurant, touchant, empoignant même la barre de votre caddie.

Cette barre n’a sans doute jamais été nettoyée, même par une pluie passagère. Sur elle sommeillent des milliards de germes dont on ne sait pas d'où ils viennent (et dont vous préférez ne pas savoir d’ailleurs). Une fois votre main posée ils vont se réveiller et gravir chaque millimètre de votre peau. Ils seront impitoyables, vengeurs et rebelles. Prêts à vous filer des maladies que même le Dr House* ne pourra jamais diagnostiquer. En fait ce ne sont pas des courses que vous vous préparez à faire, mais un périple suicidaire, une expédition dont nul ne revient jamais !

Conscients de cette effroyable épreuve, des chaînes de supermarchés vous offrent maintenant la possibilité d'essuyer la barre de caddie avec une lingette désinfectante (à l'entrée du magasin. Pour ceux qui prennent le caddie dehors, car ils sont tous dehors, bonne chance). Eurêka mais c'est bien sûr ! D'un geste noble et puissant, voilà la lingette qui va rendre vos courses saines et hygiéniques. Par la même occasion elle va laver vos mains de tout germe néfaste voire guérir votre rhume naissant. Mieux : elle rayonnera toute sa force assainissante sur tout votre corps reconnaissant de tant de sollicitude antiseptique.

Sceptique ça oui, elle nous laisse.

Oh oui bien sûr, dans cette rubrique on aime pousser le sarcasme au-delà de l’objectivité froide et scientifique. Et puis ces lingettes ont été mises en place à l’époque de la grippe H1N1, époque ô combien sensible où l’on voyait déjà l’humanité anéantie. Ces lingettes ne sont même plus disponibles partout. Mais elles ont laissé des petits : frère serviette en papier et sœur gel désinfectant. C’est la même chose, mais c’est plus long, il faut mouiller la serviette en papier avec le gel. Alors oui, admettons leur utilité en contexte de crise.

Mais maintenant ? Pourquoi ne les retire-t-on pas ? Peut-être pour que l’on s’habitue à vouloir tout nettoyer tout le temps ? Pour assurer un avenir radieux aux sociétés traitant nos 500 kg de déchets produits chaque année par personne ? A répandre encore plus dans notre environnement des désinfectants de toutes sortes ? (qui au passage favoriseront l’émergence de microbes bien plus résistants). Des germes il y en a partout. Chez nous, pour commencer. Il est illusoire de vouloir assainir un lieu. Ou alors il faut vraiment y mettre les moyens, tendance chambre stérile d'hôpital. Pour le reste, à part bien sûr les règles d'hygiène élémentaires, rien ne sert de désinfecter sa maison ;-)


* sérié télé américaine, pour les plus téléphobes d'entre-vous


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Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas

Le Parc naturel Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas court un grave danger. Un projet d'irrigation d'oliveraies de grande envergure, mené par la Comunidad de Regantes de Beas de Segura (groupement d'agriculteurs de Beas de Segura pour l'irrigation), le menace. En effet, l'eau d'irrigation serait prélevée sur les terrains de propriété publique du Parc naturel.

Envie d'en savoir plus ? (projet, photos, articles de presse, plaintes devant l'Union européenne...)
Rendez-vous ici : www.vallesverdes.es/tuapoyo_fr.htm (en français)

Envie de signer la pétition pour préserver le parc ?
Rendez-vous ici : www.petitiononline.com/olivos/petition.html

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Vivre l'environnement dans votre école

Vous êtes enseignant, à Bruxelles, et vous désirez sensibiliser vos élèves à l'environnement ?
Cette année encore, en collaboration avec le Réseau IDée et plusieurs associations d'éducation à l'environnement, Bruxelles Environnement propose un soutien et une large palette d'outils éducatifs, gratuits, pour aider les professeurs à intégrer l'environnement dans leur programme.

Cette offre se veut variée, adaptée à la réalité et aux préoccupations de l'enseignant :

  • des animations et «défis» à destination des 8-12 ans autour de thèmes tels que l'eau, l'énergie, le bruit et le papier ;
  • des « Défis Energie » et « Défis Déchets » pour les écoles secondaires ;
  • des occasions de mettre la main à la pâte le temps d'une journée voire d'une semaine, via diverses campagnes pour le primaire et le secondaire : « effet de jeunes contre effet de serre », «Parlement des jeunes», « semaine européenne de la réduction des déchets » ;
  • mais aussi un accompagnement de projets, des formations et des outils pédagogiques pour les enseignants de tous niveaux (3-8 ans ; 8-12 ans ; 12-20 ans).

Une centaine d'écoles et des milliers d'enfants ont ainsi pu bénéficier, les années précédentes, d'un accompagnement et d'animations thématiques.

Toutes les infos ici : www.bruxelles-ere.be | 02 286 95 70 | dominique.willemsens@reseau-idee.be

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Allo ? Les résultats de l'étude GSM ?

Ils sont enfin là ! Les résultats de l’étude INTERPHONE !

INTERPHONE est la plus large étude de cas-contrôles sur les liens entre téléphones portables et cancers, incluant un grand nombre de sujets qui ont utilisé un GSM pendant au moins 10 ans. Les analyses ont été réalisées dans 13 pays différents, en se focalisant sur les personnes ayant un âge compris entre 30 et 59 ans vivant dans des aires urbaines larges (qui sont les endroits où l’utilisation d’un GSM est la plus importante).

On va enfin savoir s’il y a un risque de cancer lorsqu’on utilise son GSM ou s’il est possible de l’utiliser sans prendre de risque et comment.

Enfin... pas vraiment.

Inter-Environnement Wallonie a analysé l'étude en question. Voici un résumé de leur résumé.

L'analyse commence plutôt bien : les résultats de l'étude indiquent qu’il n’y a pas d'augmentation du risque de développer un meningiome ou un gliome en cas d’utilisation d’un téléphone portable sur le long terme. Par contre, ils indiquent un excès de risque de 15% pour les meningiomes et de 40% pour les gliomes pour les grands utilisateurs de GSM (durée d’utilisation d’environ une demi heure par jour). Les tumeurs du lobe temporal sont celles qui présentent l’excès de risque le plus important, plus particulièrement pour les personnes utilisant généralement leur téléphone toujours du même côté.

Mais l'étude est imparfaite :

  • mauvaise représentativité des personnes ayant participé à l'étude (taux de participation notamment, mais pas seulement) ;
  • influence de l'étude et/ou des maladies développées par les participants sur les réponses apportées aux questions posées par l'étude ;
  • peu de sujets de l’étude avaient utilisé le GSM sur des périodes supérieures à 12 ans ;
  • ...

On pourrait ajouter que :

  • une demi-heure de GSM par jour ce n’est pas énorme. Or, cette catégorie est celle des plus grands utilisateurs dans le cadre d’INTERPHONE (il y a 13 ans, les GSM étaient loin d'être aussi répandus !) ;
  • l'âge auquel on commence à utiliser un GSM diminue ;
  • l'étude n'analyse pas les ondes émises par les antennes-relais, les ondes des GSM de vos voisins (imaginez qu'au bureau, au restaurant, au cinéma, dans le bus... vous êtes entourés d'autant de GSM que de personnes).

On pourrait même aller encore plus loin et prendre en compte les aspects plus environnementaux qui n'étaient pas l'objet de cette étude. Entre autres choses : les procédés de fabrication, la consommation de ressources rares utilisées pour les différents composants des GSM, leur devenir fin de vie, etc.

Finalement, les chercheurs concluent sur l’absence d’explication certaine de certains résultats de leur étude. Des éléments de preuve suggèrent un risque excessif de gliome pour les grands utilisateurs de GSM mais ne sont pas concluants, du fait de biais potentiels.

Que faire alors ? Ce que l'on devrait faire depuis le début : n'utiliser son gsm qu'avec parcimonie, l'éteindre plutôt que de le mettre sur silencieux, le laisser éloigné de soi le plus possible, ne pas s'éterniser au téléphone (20' c'est très vite passé), utiliser l'oreilette, choisir un GSM avec la valeur SAR (ou DAS, valeur d'émission d'ondes maximale de l'appareil) la plus faible...

Voire de retrouver un peu d'indépendance en n'utilisant plus le GSM comme moyen de communication courant !

Article complet : www.iewonline.be
Etude complète : http://ije.oxfordjournals.org (PDF)

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Poster : "les changements climatiques, ça gaze... Et toi ?"

Vous souhaitez aborder les changements climatiques avec votre classe ? Susciter la réflexion sur les actions énergivores ou éco-malines ? Ce poster est fait pour vous ! Réalisé par l'asbl GREEN dans le cadre de la campagne « Effet de jeunes contre effet de serre », une campagne de mobilisation des jeunes pour le climat, il présente un paysage belge (des maisons, une école, des gens qui s'activent...) tout en interpellant : quand produisons-nous des gaz à effet de serre ? Un dossier d'accompagnement est également fourni (pistes d'exploitations pédagogiques, infos de base sur les changements climatiques et fiches quizz détaillées). Au final, vous pourrez entamer avec les jeunes un débat, une discussion ou un projet sur les actions positives à mener.

Pour recevoir gratuitement un poster, faites votre demande à :
Joëlle Burton, Région wallonne | 081 33 51 80 | joelle.burton@spw.wallonie.be

Les documents sont également téléchargeables sur www.effetdejeunes.be

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10:10

La fondation de Yann Arthus-Bertrand vient de lancer la version française de l'initiative mondiale 10:10. Objectif : que chacun réduise ses émissions de CO2 de 10% en un an.

En Grande-Bretagne, le projet a été lancé en septembre dernier. Avec des chiffres de participation intéressants (des dizaines de milliers de personnes qui se sont engagées, des milliers d'entreprises...).

Petit hic cependant : si le site Internet du projet donne plein de conseils pour diminuer ses émissions de CO2, rien n'est prévu pour mesurer les résultats engrangés par les participants...

Envie de soutenir cette initiative ? Rejoignez-là sur www.1010.fr ! (pas de site belge actuellement).

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Oui à la pomme de terre génétiquement modifiée

Il y a quelques mois, l'Europe a autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée. C'est la première autorisation depuis 12 ans (la précédente ayant été un maïs).

Mais l'Europe permet aussi à 1 million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission européenne. Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu'à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission européenne, M. Barroso.

Envie de signer la pétition ? Rendez-vous ici : www.avaaz.org


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Ecoutez Imagine !

Vous recevez "Imagine" par la poste mais vous n'avez pas toujours le temps de le lire ? Radio 28 est là pour vous !

Ecoute en ligne sur www.radio28.be

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Pesticides et nitrates : la coupe est pleine !

En Wallonie, l'eau de distribution est en très grosse majorité d'origine souterraine (les nappes phréatiques). Or, si cette eau reste de bonne qualité, la situation des nappes se dégrade... En cause, la hausse des pesticides et des nitrates. C'est ce que montre le dernier rapport sur l’état des nappes d’eau souterraine en Région wallonne, rapport mené par l’administration wallonne de l’environnement.

En ce qui concerne les pesticides ce sont plus précisément les herbicides qui sont responsables de la majorité des problèmes posés aux producteurs d’eau potable. Or, la grande majorité de ces produits est utilisée par les particuliers et ce, sans contrôle réel.

Il y a quelques semaines, les chiffres relatifs aux ventes des substances actives de pesticides en Belgique ont été publiés. Ces données, obtenues par Inter Environnement Wallonie et communiquées en vertu du droit d'accès à l'information environnementale (NDLR : nous en parlions dans un précédent numéro de l'Art d'éco-consommer), ont fait l’objet d’une analyse de laquelle il ressort que des matières dangereuses tant pour la santé que pour l’environnement continuent à être massivement vendues dans notre pays. Les volumes mis sur le marché ont même triplé voire quadruplé entre 1995 et 2008 !

Mais le particulier n'est pas le seul responsable : dans nos communes, seuls les herbicides sont interdits, et encore, avec de notables dérogations (allées de cimetières, chemins de fer...). Les pesticides sont quant à eux, généralisés.

Pourtant, dans le nord du pays, un arrêté datant de décembre 2001 interdit l’emploi de l’ensemble des pesticides, herbicides, fongicides et insecticides, par les services publics communaux. La mise en œuvre a débuté en décembre 2008 avec une mise en application graduelle pour atteindre l’objectif fixé dès 2012.

En ce qui concerne la progression des taux de nitrates dans les eaux, c'est au PGDA (programme de gestion durable de l'azote ou la transcription de la Directive Nitrate UE en droit régional) d'évoluer. On attend notamment de ce programme des normes beaucoup plus strictes limitant, voire interdisant, le développement des élevages hors sol, responsables de l'importation sur notre territoire de quantités astronomiques d'azote. En effet, les animaux mangent l'azote en question (sous forme de protéines de soja) pour rejeter des nitrates (venant des déjections). Comme l'élevage n'est pas lié au sol (on parvient, en hors sol, à élever plus d'animaux pour la même surface qu'en "plein air"), on se retrouve avec des quantités de nitrates beaucoup trop importantes avec, au final, une accumulation dans l'environnement.

Bref, si notre eau reste de qualité, il est important d'agir si l'on veut éviter de voir les traitements avant distribution et les fermetures de captages progresser...

(article basé sur un communiqué de Nature & Progrès : www.natpro.be)

 

--- Offres d'emploi ---


Le Centre d'Entraide de Jette – CEJ asbl...

... recherche un(e) collaborateur(trice) pour coordonner et encadrer sa nouvelle activité d'économie sociale d'insertion, ROUF, projet ILDE développé dans le cadre du Contrat de Quartier de Jette.

En collaboration directe avec le coordinateur du projet ILDE jusque fin 2010 et ensuite par
délégation du CA, la personne engagée devra notamment :

  • Gérer le personnel, volontaires et salariés : embauches, plannings de travail, encadrement ;
  • Transmettre et faire appliquer les règles élémentaires du travail, les règles de sécurité et
    d'hygiène liées aux activités pratiquées ;
  • Guider les personnes dans l'apprentissage et la réalisation des tâches ;
  • Dispenser des savoirs au personnel et évaluer les acquisitions de connaissances ;
  • Suivre et organiser les parcours professionnels et de formation du personnel en insertion.

(...)

Offre complète et profil sur www.jette.irisnet.be

Date d'embauche : juillet 2010
Date limite de réception des candidatures : 25 juin 2010.

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Le Contrat de Rivière Haute-Meuse asbl...

...recherche un Bachelier en environnement (h/f)

Description du poste :

  • Vous serez intégré sous la responsabilité du coordinateur et du coordinateur adjoint de l’association ;
  • Vous assurerez un soutien technique à l’équipe en place et serez amené à réaliser des tâches variées tant sur le plan logistique, bureautique que des inventaires de terrain ;
  • Votre poste sera basé à Namur, mais vous serez amené à effectuer de nombreux déplacements à l’échelle du territoire de la Haute-Meuse et de ses affluents. Vous disposez d’un véhicule personnel à cet effet.

Offre complète et profil sur www.reseau-idee.be

Engagement souhaité pour le 1er septembre 2010.
Date limite de réception des candidatures : 30 juillet 2010.

 
   
       
       


 

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