Voir la version complète : 21° mais il fait cru !
Pinknoise
06/06/2006, 18h03
Bonjour à tous,
J'ai emménagé dans un appartement il y a peu et je constate que j'y éprouve une sensation désagréable de froid malgré une température de parfois 21°
je ne suis pas spécialement frileux et donc je me pose des questions .
Il m'arrive de mettre un peu de chauffage même à 20° pour que cesse cette sensation.
J'ai fait la chasse au courant d'air avec plus ou moins de succès, placé stores et rideaux devant les fenêtres mais rien n'y fait.
J'ai lu que souvent cette sensation pouvait être causée par une trop grande différence de température entre l'air ambiant et les murs.
Un conseil ? un spécialiste à contacter ?
Merci d'avance
l'appart une: une dizaine d'années, murs porteurs en béton, murs intérieurs en béton cellulaire, vinyl collé sur chape de ciment ,murs peints, du soleil en en matinée. entre 50 et 60 % d humidité dans l'air.
Christophe
06/06/2006, 21h04
Les fortes différences de température comportent directement un problème de courant d'air, l'air chaud montant, l'air froid faisant l'inverse, mais on parle ici de sensation de courant d'air pas de sensation de "froid".
Pour ce qui est du froid, malgrès une isolation faite de manière parfaite (ce qui est très rare, même fait par des entreprises!!!), vous pouvez avoir différentes entrées d'air froid dans vos habitations, certaine paraissent très petites et pourtant ce sont des m3 d'air froid qui pénètrent par ces portes ouvertes.
Le plus courant est le mauvais réglage des joints sous les portes (menuiseries extérieures), le moins connu est le systême de tubage électrique, en effet l'air froid pénètre par l'orifice, bien souvent au garage (froid!!!) et sort par les appareillages électriques,...
Une isolation et une finition peut paraître parfaite mais c'est justement là que l'on ressent le plus petit détail, le plus petit pont thermique, une simple fissure dans le plafonnage peut cacher une entrée d'air froid.
J'espère avoir pu vous éclairer, si vous aviez une idée de l'endroit d'où vient ce courant d'air refroidissant, je pourrais peut-être vous aider d'avantage.
Essayer éventuellement de remonter jusqu'à la source de celui-ci, et si jamais vous n'y parvenez pas, sachez qu'il existe des appareillages qui peuvent "scaner" votre habitation et y découvrir les ponts thermiques éventuels
Pinknoise
08/06/2006, 22h34
J'ai effectivement remarqué lors des rénovations que les prises électriques étaient vecteurs potentiels de courants d'air mais comment y remédier ? En bouchant la gaine ? avec quoi ?
J'ai 4 arrivées d'air dans l'appartement que je ne peux éviter: les aérations dans les salles d'eau: wc, salle de douche salle de bain et celle de la buanderie.
D'ailleurs je comprend que dans la buanderie ce soit une arrivée d'air ( chaudière murale au gaz dans ce local) mais dans les salle d'eau, ne serait-il pas plus logique d'avoir un extracteur d'air ?
Bref impossible de boucher ces aérations sans provoquer des problèmes d humidité, d'odeurs etc.
Reste à vérifier les joints des fenêtres ( durée de vie moyenne ? ) voir de régler les chassis ( il parait que cela se fait )?
Je ne trouve pas de société qui propose le genre de service que je recherche car je présume que l'appareil dont vous me parler est probablement très couteux à l'achat et difficile à utiliser si on en trouve un à louer.
quelle devrait être ma priorité ? Isoler le sol avec parquet et ou tapis ?
Merci !
je constate que j'y éprouve une sensation désagréable de froid malgré une température de parfois 21°
En fait la température ressentie est la moyenne entre la température de l'air et la température des murs. Si les parois font 15°C et l'air 21°C on aura une sensation de 18°C !
Non inscrit
09/06/2006, 20h49
Ok , comment mesurer la t° des murs ?
Non inscrit
22/07/2006, 14h58
Dans les conditions habituelles, l'homme assure le maintien de sa température corporelle autour de 36,7°C. Cette température est en permanence supérieure à la température d'ambiance, aussi un équilibre doit-il être trouvé afin d'assurer le bien-être de l'individu.
1. Plus de 50 % des pertes de chaleur du corps humain se font par convection avec l'air ambiant (convection et évaporation par la respiration ou à la surface de la peau)
2. Les échanges par rayonnement à la surface de la peau représentent jusqu'à 35 % du bilan alors que les pertes par contact (conduction) sont négligeables (< 1 %)
3. Le corps perd également 6 % de sa chaleur à réchauffer la nourriture ingérée.
Cette importance de nos échanges par rayonnement explique que nous sommes très sensibles à la température des parois qui nous environnent et explique l'inconfort dans les anciennes églises, malgré l'allumage de l'aérotherme deux heures avant l'entrée des fidèles !
La température de l'air et la température des parois définissent
"la température opérative".
De façon simplifiée, on définit une température de confort ressentie (appelée aussi "température opérative" ou "température résultante sèche") par :
T°opérative = (T°air + T°parois) / 2
Cette relation simple s'applique pour autant que la vitesse de l'air ne dépasse pas 0,2 m/s.
Ainsi, si la température des parois est encore basse, le confort thermique risque de ne pas être atteint malgré la température de l'air de 20 ou 21°C...
L’humidité a relativement peu d’impact sur la sensation de confort d’un individu dans un bâtiment. Ainsi, un individu peut difficilement ressentir s’il fait 40 % ou 60 % d’humidité relative dans son bureau.
L’inconfort n’apparaît que dans des situations extrêmes :
• Soit une humidité relative inférieure à 30 %.
• Soit une humidité relative supérieure à 70 %.
De faibles niveaux d'humidité (en deçà de 30 %) donnent lieu à certains problèmes :
• Augmentation de l’électricité statique (petites décharges lors du contact avec des objets métalliques) (A noter que la présence de décharges électrostatiques n’est pas forcément imputable à la sécheresse de l’air (un tapis non traité à l’antistatique peut également créer ce type de problème), mais l’air sec (peu conducteur) renforce ce phénomène.
• Gêne et irritation accrue à la fumée de tabac (du fait d'un abaissement du seuil de perception des odeurs)
• Augmentation de la concentration en poussières dans l'air (diminution de la taille des particules) et donc de leur vitesse de sédimentation et dès lors du nombre de bactéries aéroportées, ce qui serait susceptible d'induire une augmentation de la fréquence de maladies respiratoires en hiver lorsque l'humidité de l'air est faible.
De hauts niveaux d'humidité (au-delà 70 % HR) donnent lieu à une croissance microbienne importante et à des condensations sur les surfaces froides :
C’est ce qu’indique le diagramme précisant la plage de taux d’humidité ambiante optimale d’un point de vue hygiénique (d’après Scofield et Sterling) (Doc.Dri-Steem/Pacare)