Voir la version complète : Protection contre la chaleur estivale
J'ouvre le sujet. J'y reviendrai.
Christophe
01/10/2006, 20h27
Comme je l'ai déjà précisé dans un autre message, le soucis que vous avez avec votre laine minérale est essentiellement le défasage, en effet une fois à saturation celle-ci rejete vers l'intérieur le surplus de chaleur. Un panneau à base de fibres de bois (22 à 24mm) atténuerait légèrement ce phénomène, l'idéal aurait été de travailler avec des isolants naturels dont le défasage est plus long. Ils arrivent à saturation lorsque la température diminue d'où on ne ressent pas l'effet chaleur étouffante.
Côté solution, je vois deux solutions:
-la première on remplace votre isolant par un isolant naturel avec freine-vapeur (ultra important: l'étanchéité à l'air).
- la deuxième on recharge sur votre charpente et on applique une nouvelle isolation, le hic, une surisolation!
Si vous avez besoin de conseils plus précis, n'hésitez pas à me contacter.
Bien à vous
Christophe
02/10/2006, 11h43
C'est bien de cette manière que je voyais l'application du nouvel isolant. Pour le grenier afin de diminuer le risque de pont thermique, l'idéal serait de travailler sous pents de toiture.
Pour le choix de l'isolant, outre les panneaux semi-rigides de cellulose et de chanvre, je commercialise également des panneaux semi-rigides à base de fibres de bois dont le lambda est légèrement meilleur que celui de la cellulose et dont le coût est légèrement moindre.
Si vous désirez plus de renseignements, n'hésitez pas !
Christophe
02/10/2006, 13h19
Bonjour,
Je vide ma boîte à message et vous pouurez ainsi me joindre facilement.
Merci.
Christophe
jost.thierry
03/10/2006, 14h17
On remarque que les isolants à fort déphasage sont généralement plus lourds, il "accumule mieux la chaleur. Le problème principale dans la rénovation, c'est que les structures n'ont pas été calculées suivant ces surcharges (quands elle ont été calculées)
Si vous compter l'ancienne isolation, la nouvelle, la finition intérieur, on a vite 50% de surcharges en plus
Christophe
03/10/2006, 21h21
Pour faire court -comparaison entre deux isolants:
-Laine minérale: le moment de la journée où le soleil donne le plus +-12h-14h, vers 17h00 laine minérale arrive à saturation, le surplus de chaleur doit s'évacuer, l'extérieur est chaud, la chaleur en surplus pénètre donc vers l'intérieur..
- Isolant naturel: ici aussi le soleil donne le plus vers +-12h-14h, vers 20h00 l'isolant naturel arrive à saturation, le surplus de chaleur doit s'évacuer:
a) la température extérieure ayant diminuer une partie de ce surplus partira vers l'extérieur
b) le reste pénètrera dans l'habitation mais comme le déclin du jour fait diminuer la température globale, nous n'aurons plus cette impression de chaleur étouffante.
De même un test simple a été réalise avec une lampe hallogène placée à égale distance des deux isolants précités (laine de roche - cellulose), en dessous un thermomètre (identique pour les deux), on peut remarquer rapidement que le thermomètre "laine de roche" grimpe très vite, au bout de 15 min, la température de l'isolant cellulose était toujours à la température de départ.
jost.thierry
05/10/2006, 10h58
les toits en pierres existes: toit en loses
Ce sont des pierres de qques centimètres d'épaisseur que l'on travaille pour en faire de grandes "tuiles" et recouvrir la toiture (surtout dans le sud de la France et en Corse)...jamais vu chez nous....
Christophe
06/10/2006, 15h41
Monsieur Lejon,
Vous m'avez demandé conseil, je vous ai répondu.
Ce travail, je le fait tous les jours, maintenant il ne tient qu'à vous de faire confiance à des professionnels qui sont là pour vous aider, par contre si vous mettez mes dire en doute,....
J'ai réalisé bon nombre d'isolations naturelles et tous sont contents du confort obtenus!
Bien à vous.
:)
Christophe
06/10/2006, 19h23
Monsieur,
Vous parlez de professionel traditionaliste, de mon côté je parle d'éco-constructeur, il y a une marge (et une grande). Des chambres où il fait 26, 28 degré la nuit, je n'en connais pas chez des personnes qui ont utilisé les isolations naturelles. Il est évident que dans les maisons construites de nos jours, de tels cas sont fréquents (9 habitations sur 10 en Belgique sont mal isolées). L'isolation n'étant pas seulement le fait d'appliquer l'isolant, il faut en effet également tenir compte du freine-vapeur et de son étanchéité à l'air.
Au niveau des informations que je vous ai transmises, ne sont-elles pas précises, complètes, fiables et intelligibles ?
Au sujet des derniers commentaires qui n'ont pas été fait, le problème est que vous continuez à résonner avec les matériaux naturels comme avec une laine minérale, or il s'agit de deux produits totalement différents. Il est hyper important qu'aucun mouvement d'air ne soit donner à l'isolation, auquel cas vous perdrez de 50 à 65 % de son pouvoir isolant!!!
L'ensemble formé du freine-vapeur, de l'isolant et de la sous-toiture (doit être étanche), un test outdoor peut être réalisé afin de voir si le résultat a été obtenu, préventivement on peut faire également un test thermique afin de se rendre compte des problèmes de l'habitation en matière de dépense d'énergie.
Toujours à votre service,
Bien à vous.
Christophe
jost.thierry
10/10/2006, 13h29
Bonjour jost.thierry
"Loses" est un mot qui ne figure pas à mon dictionnaire. De quoi s'agit-il ?
Mon hypothèse du toit en pierre était évidemment une boutade car cette solution n'est pas imaginable dans la construction classique (c'est à sa faible résistance thermique -dont il résulte l'absorption rapide la chaleur-, associée à sa grande chaleur spécifique -dont résulte sa faible variation de température en cas d'apport de chaleur- que l'on doit le contact froid de la pierre). De plus, le confort qu'apporte la pierre en été se paie de rudes inconvénients en hiver, tant en termes de confort que de consommation.
Pour en revenir aux solutions plus traditionnelles, il est certes facile d'imaginer ajouter des épaisseurs diverses d'isolant. Mais il l'est moins de savoir et comprendre ce que l'on fait et, surtout, de savoir si les dispositions que l'on envisage ou conseille seront totalement efficaces par rapport au but visé. Or, si l'on considère l'investissement à consentir pour l'isolation complète d'un toit existant, à la fois en termes de matériaux et de main d'oeuvre, cela vaut la peine de bien réfléchir (et se renseigner) sur ce que l'on fait ou envisage de faire.
C'est comme une ardoise qui se place en écaille de poisson mais elle est plus épaisse, 2 à 3 cm. Elle se pose sur un toit à pente faible avec du torchis.
Il y a aussi dans le sud de l'Italie des abris primitifs contruit par les bergers avec des pierres en léger porte-à-faux (sans joint) qui sont placées comme les igloo mais plus haut, comme un cornet de glace à l'envers. Ils se protégaient de la pluie et de la chaleur (effet de cheminée + inertie de la pierre).
L'architecture moderne s'inspire des procédés anciens, l'effet inertie se retrouve maintenant dans le système de toiture vert (avant, c'était la végétation de mousse qui recouvrait ces toitures)
D'autres techniques de construction recherchent aussi cet effet pierre en s'enterrant partiellement
Je trouve que ta réflexion est plus profonde qu'une simple boutade, il faut s'inspirer du passé et retirer le meilleur de cette expérience
jost.thierry
10/10/2006, 13h50
La construction, c'est aussi faire des choix.
Faire des choix, c'est renoncer
Si vous opter pour un système, des matériaux, vous opter pour certains avantages, mais aussi pour les inconvénients.
Vous n'aurez jamais tous les avantages, a vous de connaître les limites de votre confort
jost.thierry
10/10/2006, 14h37
NB: il y a plusieurs orthographes: Lause, Lauze et lose
définition: pierre plate obtenue par délitage de roches schisteuses ou de grès micacés, et utilisée comme matériaux de couverture dans le massif central, en Bretagne, dans les Alpes et en Corse :cool:
jost.thierry
10/10/2006, 14h50
Les toitures verte sont appréciées par l'urbanisme, c'est souvent des toiture plate mais le système existe aussi pour les toiture en pente. Les végétaux utilisés sont souvent des sédum (plantes grasses), mousses et lickens. Je ne connais pas exactement le déphasage de la toiture verte mais je pense qu'elle est importante car la température de surface (ext) est la plus basse de tout les systèmes connu.
Pour mon projet en construction, j'ai prévu 22 mm de laine de bois + 20 cm de laine minérale. j'hésite très fortement avec de l'Isofloc (cellulose), je pense qu'en 20 cm, le prix posé est très proche. Pour une situation optimale, il me faudrait 50 mm de laine de bois + 27 cm d'Isofloc. Je doit calculé le surcoût
Pour le déphasage, je voulais plûtot travailler en night cooling (surventilation nocture) via un puit canadien surdimensionné. Je prévois le précablage et réservation, je verrai à l'usage.
jost.thierry
10/10/2006, 15h52
Le bruit dans la ventilation a deux origines principales:
- les ventilateurs (choix important)
- la vitesse de l'air.
En surdimensionnant le puit canadien, la perte de charge du ventilateur et des canalisations diminuent, celui-ci à moins de difficultés à déplacer l'air, donc moins de bruit. L'air se déplace également moins vite, cela augmente les échanges avec le sol et diminue aussi le bruit. C'est l'utilisation courante (95%)
Le night cooling, (ou surventilation forcée), c'est de profiter de la fraicheur de la nuit pour "vider" la maison des calories accumulées pendant les chaudes journées d'été. Un ventilateur puissant injecte entre 5 et 10 renouvellement d'air (au lieu de 1) dans les locaux exposées pendant +/- 1h. Le principe est très efficace lors de grande différence de température entre le jour et la nuit. Mais lorsque la température de la nuit est toujours trop importante, le passage dans le puit canadien surdimensionné (1000m3/h) permettra de diminué la température. Cette utilisation sera très ponctuelle car très bruyante, une petite heure avant le coucher des enfants lorsque les soirées sont chaudes (canicules).
C'est un système qui ne sera pas intégré immédiatement, mais je pourrai l'adapter part la suite.
Le système de refroidissement pour les parties professionnelles sera intégré dans le sol, c'est une pompe à chaleur réversible qui est prévue
jost.thierry
10/10/2006, 16h10
Le problème majeur dans les système, c'est qu'ils sont difficilement cumulable.
Je situe d'abord le contexte, je suis architecte auto-constructeur travaillant dans le développement durable dans des projets de moyennes importances. Je (auto-)construit actuellement mon habitation, avec un budget aisé. L'économie dégagée me sert à le réinvestir dans des techniques plus durable car le projet compte 48% de surfaces professionnelles (donc je ne dois pas faire un bâtiment "bon marché")
pour la ventilation: j'ai le puit canadien relié à mon système double flux. Le puit canadien n'est pas cumulbale à 100% avec le double flux. Le rendement du double flux diminue car la différence de température entre l'entrée et la sortie diminue.
Pour le refroidissement: j'ai le puit canadien et la PAC réversible. Les deux systèmes vont m'apporter chacun +/- -4°C , mais les deux ne vont pas m'apporter -8°C, j'ai aussi des pertes de rendement.
pour le chauffage entre-saison: panneaux solaires et PAC, même problème de rendement
Je crois qu'il faudra peut-être faire des choix lorsque la fin du chantier arrivera
Madame apprécie moyennement d'investir dans la technique, elle préfère la déco :(
jost.thierry
10/10/2006, 16h36
Je crois que de plus en plus de personnes sont consciente des bienfaits de ces "nouvelles" techniques, je suis de plus en plus surpris . Il y a à peine 3 ans, on m'aurait pris pour un fou si j'expliquait toutes ces techniques. Maintenant , ce sont les clients qui son demandeur (dans les limites de leur budget).
Quand j'étais étudiant, je rénovais des maisons pendant les vacances. J'ai pu constater que le prix de la construction et de la rénovation était assez proche. L'avantage de la rénovation, c'est l'étalement des travaux. Je comprend les difficultés d'intégrer ces nouvelles techniques dans une maison existante.
jost.thierry
12/10/2006, 13h20
Il me semble que la réglementatiion belge est en retard sur celle de nombreux autres pays européens. Selon la manière dont je les comprends, des dispositions telles, notamment, que puits canadien, isolation optimisée, choix judiieux de l'orientation, protection passive efficace contre l'ensoleillement (autant que le froid) et citerne pluviale d'au moins 15 à 20 m3 devraient devenir des obligations dans nos régions
Oui. Mais si l'on considère l'importance du parc immobilier existant, des défauts de construction du passé et des nuisances qui en résultent, cela vaut la peine de se casser/creuser la cervelle pour trouver des solutions (même si celles-ci ne pourront pas prétendre à l'efficacité de ce qui se fait en construction nouvelle).
Malheureuseement, les Ecolo, précurseurs dans ces nouvelles techniques , ont été largement battu au élection.
Certains craignent un ralentiissement dans la politique énergétique. On est déjà très loin derrière l'Allemagne, la France, et la Hollande 5sans parler des pays scandinaves et de l'Autriche)
En parcourant d'autres forums, j'ai trouvé ce site très clair :
http://perso.orange.fr/sudoku.laviron/isolant/isolants-minces1.htm
Bonjour,
CHRISTOPHE
Bonjour,
J'ai lu avec intérêt vos commentaires concernant la "protection contre la chaleur estivale".
Votre explication du phénomène de déphasage me parait très pertinente et dans ce que j'ai lu jusqu'alors ce n'était pas expliqué aussi clairement.
Je suis à la recherche de solutions pour isoler nos gîtes et notre maison mais habitant en France et en Gironde, les seuls produits en vente sont la laine de verre, de roche le polystyrène et la vermiculite...
Dommage que vous habitiez si loin car j'aurais aimé en discuter avec vous. Si vous passez dans la région de Bordeaux, dites le moi.
Salutations amicales,
Gérard Peltier