écoconso

Du conseil à l'action

 

L’aliment du mois : le vin

(11 décembre 2009)

En cette période de fêtes, le vin occupe une place de choix sur nos tables.
Mais lequel choisir ?

- Du vin bio.

Actuellement, la dénomination « vin bio » est un raccourci pour « vin produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique  ». En effet, seule la culture de la vigne peut être labellisée bio. La vinification, c’est-à-dire la transformation du raisin en vin, ne fait pas encore l’objet d’une labellisation bio officiellement reconnue. On trouvera ainsi sur les bouteilles des labels ou mentions AB (France), Biogarantie (Belgique), Agricultura Ecologica (Espagne), Agrobio (Portugal), Öko Kontrollstelle DE (Allemagne). Ils garantissent notamment que le raisin a été produit sans engrais ni produit chimique de synthèse. Pour autant, cela ne suffit pas à garantir que le vin est bio. En effet, les raisins bio peuvent ensuite être vinifiés selon des méthodes conventionnelles autorisant des intrants non tolérés par la bio : produits de synthèse, OGM, levures exogènes, activateurs, additifs, conservateurs, etc.

Bien qu’elle ne soit pas (encore) reconnue par l’Europe, des producteurs s’engagent dans une vinification respectueuse de l’environnement et de la santé. Par souci de transparence et de visibilité, les plus avisés se font contrôler par un organisme certificateur pour obtenir les mentions FNIVAB (Fédération Nationale Interprofessionnelle des Vins de l’Agriculture Biologique) ou Nature & Progrès (N&P). Bien que cette dernière soit beaucoup plus stricte, elles ont en commun de réglementer le travail du raisin jusqu’à l’embouteillage. En attendant une labellisation officielle, les vins reconnus par la FNIVAB et N&P présentent cette mention spécifique sur les bouteilles.

- Du vin naturel.

Sur l’étiquette de la plupart des vins, on trouve la mention «  contient des sulfites ». Elle est obligatoire à partir de 10 mg/l et les levures présentes naturellement dans le vin en produisent plus que ça. Idéalement, une mention « sans sulfites ajoutés  » serait plus éclairante pour le consommateur. Le SO2 est utilisé en conservation alimentaire pour ses qualités antioxydantes et antiseptiques. Cependant, certains vignerons le limitent à l’extrême nécessité, ou s’en passent totalement avec succès pour produire des vins dits « naturels ». Les producteurs de vins naturels interviennent un minimum lors de la vinification. A la base, des raisins produits sans chimie de synthèse garantissent une bonne qualité des levures naturellement présentes, suffisantes pour provoquer une vinification lente et, à terme, l’expression des terroirs avec beaucoup de raffinement et de complexité.

- Du vin équitable.

Nous avons la chance d’avoir pour voisin le premier producteur mondial de vin (la France, suivie d’ailleurs par l’Italie et l’Espagne) alors profitons-en ! Cela épargnera du transport sur de nombreux kilomètres. Néanmoins, le transport du vin se faisant surtout par bateau, les émissions de CO2 sont relativement faibles (selon le CRIOC, 15 à 30g/ tonne km pour le bateau, 15 à 30 g/tonne km pour le camion et 570 à 1580 g/tonne km pour l’avion). Si nous choisissons des vins en provenance de pays du Sud, privilégions des vins issus du commerce équitable.

Joyeuses fêtes et à la vôtre ! (mais avec modération quand même)

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail
Version imprimable Version imprimable


Posez-nous vos questions au 081/730.730 ou par E-mail.


Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons

Creative Commons License

Mots-clés