Focus plastiques : comment les réduire et bien les trier

Déchets plastique collectés sur une plage norvégienne. Photo par Bo Eide - https://goo.gl/PCp239
Déchets plastique collectés sur une plage norvégienne. Photo par Bo Eide - https://goo.gl/PCp239

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En cette Journée mondiale des océans, il est utile de rappeler que les déchets en plastique sont les premiers prédateurs des océans. On pense en recycler une bonne partie mais dans les faits, une fraction seulement trouve une seconde vie. Comment réduire l’usage de cette matière non renouvelable et difficilement dégradable, privilégier les alternatives et favoriser le recyclage ?

Impact environnemental global

D’après un rapport de Surfrider Foundation Europe, les déchets de plastique sont les premiers prédateurs des océans. Ils représenteraient 80% des déchets retrouvés sur les plages européennes.

Les gros déchets sont des pièges mortels pour de nombreux animaux marins qui s’y emmêlent ou les confondent avec de la nourriture.
 
Entraînés par les courants, ces déchets se fragmentent au cours du temps et forment des « continents » de micro-déchets plastiques. Selon l’Expédition 7e Continent, la zone de plastique de l’Atlantique Nord fait déjà six fois la taille de la France ! Les fragments de plastique contiennent des adjuvants toxiques (cancérigènes, perturbateurs endocriniens) qui sont consommés par la faune. L'impact à long terme de cette pollution sur les écosystèmes marins - et la santé humaine via la chaîne alimentaire - est encore peu connu.

D’où vient ce plastique ?

On utilise de plus en plus de plastiques. Près de la moitié de ceux utilisés en Europe servent à fabriquer des emballages. Une partie du plastique que l’on retrouve « dans la nature » vient donc d’emballages non correctement gérés. Mais pas uniquement : nos vêtements en synthétique sont également source de pollution plastique microscopique.

Seuls 35% des emballages en plastique sont recyclés

Du plastique, nous en utilisons partout. Des vêtements à la boîte fraîcheur, en passant par une quantité impressionnante d’emballages, de boîtiers divers, de revêtements de meubles ou de sols.

Or, beaucoup de ces plastiques ne sont pas récupérés pour être recyclés. En Belgique, en ce qui concerne les emballages ménagers, la collecte se limite aux bouteilles et flacons en plastique. Résultat : au final, il n’y a que 35% des plastiques d’emballage (films, bouteilles, barquettes, raviers, pots...) mis sur le marché qui sont effectivement recyclés, le reste part à l’incinérateur. Il suffit d’ailleurs de regarder dans sa poubelle pour se rendre compte des plastiques que l’on jette.

Quant aux autres déchets de plastique, seuls certains bénéficient d'une filière de recyclage : pots de fleurs, frigolite, appareils électros… Par contre, les petites fournitures (bics, ustensiles de cuisine ou de bricolage…), les jouets, les récipients, etc. n'ont aucune possibilité de recyclage.

Que faire ?

  • Acheter le moins d’emballages possible, par exemple :
    • en privilégiant par exemple les produits en vrac. Ça tombe bien, les supermarchés sans emballages fleurissent en Belgique et un peu partout dans le monde. Attention cependant de ne pas remplacer un sac jetable en plastique par un sac jetable en papier. Si ce dernier est préférable quand il est abandonné dans l’environnement, sa fabrication, globalement, a autant d’impact sur l’environnement.
    • en choisissant des grands conditionnements. Selon nos tests, du riz en paquet d’un kilo produit 30% de déchets en moins que le même en version « sachets cuisson ». Dans un autre style, 150g de jambon (ou de fromage...) en version pré-emballée : 30g de déchets. La même quantité dans une feuille de papier plastifiée : 10g. À l’échelle du consommateur ce n’est pas grand-chose, mais pour 11 millions de Belges, cela fait déjà une différence !

Enfin, il est également question de recycler plus de déchets de plastique. Fost Plus mène actuellement plusieurs expériences-pilote afin de voir dans quelle mesure ils pourraient, d’ici un an ou deux, récupérer plus de types d’emballages en plastique. Peut-être pourrons-nous donc dans un avenir proche mettre enfin ce fichu pot de yaourt dans le sac bleu, après 15 ans de sensibilisation disant le contraire.

 

Le saviez-vous ? Réduire le plastique est un enjeu environnemental… mais aussi de santé ! Plus d’infos via notre campagne Le plastique, c’est pas automatique, en particulier la brochure disponible gratuitement.

 

 

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