Où acheter des vêtements, tissus et accessoires belges ?

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Marre d’acheter dans les grandes enseignes ? Voici un petit guide des marques de vêtements belges, pour consommer local en magasin ou via une boutique en ligne.

Sommaire :

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De la conception à la vente, analyser la filière

La première chose à savoir c’est qu’il est rare qu’un article soit 100% belge. Souvent, les marques conçoivent et vendent en Belgique mais les matières premières viennent d’ailleurs et sont transformées à l’étranger. En général, le produit n’est pas non plus confectionné en Belgique. Tout cela pour une question de coût ou de disponibilité.

Pour comprendre les enjeux, il faut décortiquer la filière qui se compose de 5 étapes principales :

  1. La conception. Dessiner une collection, imaginer les modèles, les couleurs, les matières… Plusieurs marques conçoivent leurs articles en Belgique.
  2. Les matières premières. Tout commence par elles. Sous nos climats européens, on produit plutôt du lin, du chanvre et de la laine. Le coton belge n’existe pas. On préfère bien sûr les fibres textiles écologiques. Certaines marques optent aussi pour la récup’ et réalisent leurs créations à partir de chutes de tissus ou d’anciens vêtements.
  3. La transformation. Chaque matière doit subir différents procédés avant d’aboutir à un tissu : récolte, rouissage, défibrage, lessivage, lavage, filature, teinture, tissage… Certaines étapes peuvent être réalisées en Belgique.
  4. La confection. Il s’agit de transformer le tissu en vêtement ou accessoire. Certaines marques réalisent cette étape en Belgique ou en Europe mais la plupart des grandes chaines externalisent ça dans des pays à main d’œuvre bon marché, souvent en Asie.
  5. La vente.

Trouver des producteurs, transformateurs, concepteurs… belges n’est pas toujours facile. Attention aussi à distinguer les étapes car une marque belge peut uniquement dessiner et vendre en Belgique, mais le cœur de la fabrication du vêtement est réalisé dans d’autres pays, parfois lointains.
 

Comment reconnaître les vêtements belges ?

Il n’existe pas de label pour identifier la mode réellement belge donc on examine les informations données par la marque. Produire en Belgique est une plus-value rare et coûteuse ; c’est une information qui est donc souvent mise en avant. On consulte les sites internet et réseaux sociaux ou on contacte directement les marques. En général, si elles sont transparentes sur leur chaine de production, elles se font un plaisir de répondre !

Il existe des sites  qui mettent en avant la mode belge durable, comme par exemple Supermarket.

> Voir une liste d'eshops belges dont certains ont une section vêtements.

Et même s’il n’y a pas de label qui garantit qu’un textile ou un vêtement est « Made in Belgium », on peut quand même trouver :

Logo artisanat certifié de Belgique

  • Le logo « Artisanat certifié », qui identifie une confection faite de manière artisanale dans des ateliers en Belgique.

Label be wool pour la laine belge

  • Le label « be-wool » pour la  la laine locale. C’est un label belge mis en place par l’asbl Filière laines. Il garantit :
    • de la laine locale, composée de minimum 50% de laine belg, complétée éventuellement par de la laine provenant d’un élevage d’un pays frontalier ;
    • un prix minimum pour l’éleveur ;
    • une transparence et une traçabilité de la filière de transformation.
       

Ils produisent, transforment ou utilisent des matières premières belges

Ici pas de coton ou de fibres de bambou, donc. Ces adresses proposent dans leur assortiment des fibres cultivées ou issues d’élevages locaux :

  • An’tchi (Watermael) utilise notamment du tissu belge (Valbiom), transforme des textiles de récup’, colore à partir de teintures naturelles et confectionne des vêtements dans son atelier bruxellois.
  • Atelier-53 (Namur) vend des tissus écologiques labellisés, dont certains cultivés ou transformés en Belgique.
  • Au fil du Cha (Rochefort) propose des articles de maroquinnerie en cuirs locaux tannés en Belgique par des processus de tannage végétal.
  • Bag to Green (Maillen) utilise du lin cultivé en Belgique et dans le nord de la France pour concevoir des articles zéro déchet dans des entreprises belges de travail adapté.
  • Boubou Wool (Bruxelles) tricote à la main et en Belgique des accessoires en laine belge et teintée naturellement.
  • Fleur de Lice (Malmedy) transforme de la laine et du chanvre écologiques, principalement belges. Elle en fait des tissus, tapis, tapisseries, vêtements et accessoires.
  • IEL Clothing (Bruxelles) utilise du coton récupéré et du lin belge pour fabriquer ses collections de vêtements en Belgique.
  • La boutique des Laines (Redu) propose des produits en laine locale fabriqués par des producteurs de la région.
  • La Laine des Coccinelles (Lahage) produit des accessoires en laine belge ou luxembourgeoise, transformée en Belgique et en France.
  • Laine Fleurie (Retinne) propose des vestes et châles en laine belge, travaillée en Belgique et dans les pays limitrophes (France et Luxembourg).
  • Valbiom développe la production de tissu en chanvre wallon, laine belge et lin de pays limitrophes, transformés en Belgique et en France.

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Ils font de l’upcycling et de la récup’

Certaines marques produisent des pièces en Belgique à partir de tissus upcyclés ou de chutes de tissus :

  • L’Atelier REPEPETE (Wavre) customise dans son atelier des tissus de récup’ et en fait des accessoires et vêtements.
  • Bicloo (Tournai) récupère des chambres à air de vélos en Belgique et confectionne des accessoires de mode et de maroquinerie dans des entreprises de travail adapté.
  • Coulemelle (Bruxelles) customise dans ses ateliers des vêtements de seconde main, mais imprime aussi localement des T-shirts écologiques (GOTS).
  • Idylle Design (Ixelles) utilise des matières premières vouées à la destruction pour créer de nouveaux vêtements.
  • Jack is Blue (Bruxelles) crée des accessoires à partir de jeans de seconde main.
  • Leslie Ferré (Bruxelles) produit ses pièces elle-même, notamment à base de fins de production de grandes marques.
  • SannaPack’UneVie (Blanmont) upcycle d’anciens vêtements pour les transformer en nouveaux accessoires, bijoux, sacs…
  • Woodstag (Bruxelles) produit, à la main en Belgique, des chaussettes en jeans recyclés et des accessoires en bois recyclé d’ateliers de menuisiers belges ou en chutes de cuir de tanneries locales.
  • WrapMeUp (Bruxelles) récupère des tissus dans un magasin de décoration pour confectionner des emballages en tissu dans la capitale.
  • Yuso (Bruxelles) produit de la maroquinerie à la main Belgique, notamment à base des surplus de cuir des tanneurs, maroquiniers et autres créateurs belges.

On peut aussi opter pour la récup’ et acheter en seconde main, faire du troc, louer… dans un magasin proche de chez soi ou via des particuliers de sa région. Même si la production de base du vêtement n’est pas belge, on achète quand même local car on privilégie un parcours limité entre son ancien et son nouveau propriétaire.

> Lire aussi : 4 astuces pour des vêtements à la mode sans acheter neuf
 

Ils transforment les fibres ou utilisent des teintures localement

  • La Filature du Hibou (Boninne) file des laines locales pour en produire des tissus.
  • Lutea (Sart-Risbart) cultive des plantes tinctoriales pour ensuite les transformer en teinture textile (Indigo).
  • Myrobolan (Bruxelles) teint des fils belges et français de manière artisanale et avec des teintures naturelles, notamment à base de plantes bruxelloises.

 

Ils confectionnent en Belgique

Si les matières premières ne sont pas issues de notre plat pays, la confection y est belle et bien réalisée. En bonus, des tissus écologiques, labellisés, recyclés, européens…

> Voir : Trouver un vêtement écologique écologique et équitable grâce aux labels

  • Belgity (Limelette) fait broder à Bruxelles des vêtements en coton bio et Fair Wear Fondation.
  • Green Clothes (Waterloo) confectionne des accessoires en tissus labellisés Oeko-tex.
  • Hunch Clothes coud et imprime des T-shirts en Belgique à partir de tissu en coton bio.
  • Kalani (Genval) produit notamment des serviettes et essuies de bain en Belgique (tissage et teinture en Wallonie, confection et finition en Flandre) à base de matières bio et équitables.
  • Koshi (Bruxelles) crée des mouchoirs et autres accessoires en tissu Oeko-Tex ou recyclés dans des ateliers de réinsertion et de travail adaptés bruxellois.
  • Kotton (Bruxelles) crée des accessoires sérigraphiés avec des encres à base d’eau et cousus à Bruxelles à partir de tissus européens.
  • La Renarde (Thuin) réalise des accessoires en tissus bio ou Oeko-tex dans des ateliers belges.
  • Re’Use Me (La Hulpe) crée des accessoires zéro déchet en tissu écologique (GOTS).
  • Sabine’s place (Gand) utilise des tissus labellisés GOTS qu’elle teint maison, avant qu’ils soient utilisés dans différentes confections par la couturière belge MaaiWerk.
  • Valerie Berckmans (Koekelberg) confectionne des vêtements qui contiennent notamment du tissu écologique (GOTS ou Oeko-tex) ou upcyclé, dans des ateliers belges ou français.

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Ils sont belges et durables, mais produisent en dehors de nos frontières

Certaines marques belges créent également des vêtements plus durables en Europe ou en dehors :

  • ART23 propose des vêtements de la marque belge Stanley&Stella (labellisés GOTS et Fair Wear Foundation, fabriqués au Bangladesh), mis en valeur par des artistes belges.
  • Bonjour Maurice (Ixelles) fabrique au Portugal des vêtements pour enfants à base de tissus en coton écologique ou, pour une collection, de ses chutes de tissu.
  • Hanka Designs (Messancy) produits en Europe des vêtements pour enfants, principalement à base de tissus labellisés provenant de Pologne, des Pays-Bas et d’Allemagne.
  • Kosha (Lasne) emploie des tissus européens à base de plastique recyclé pour fabriquer des vêtements de sport au Portugal et en Lituanie.
  • Made&More (Liège) produit des vêtements en matières écologiques dans des ateliers situés en France, en Italie et au Portugal.
  • Le Slibard confectionne des sous-vêtements en tissu écologique dans un atelier situé au Portugal.
  • SÉ-EM utilise des chutes de tissus européens pour créer de nouvelles pièces au Liban.
  • Shak & Kai (Bruxelles) réalise des vêtements en coton et polyester recyclés, labellisés (GOTS et Oeko-tex), avec du fil espagnol transformé au Portugal.
  • Spreen athletics confectionne des vêtements de sport à partir de bouteilles recyclées en Lettonie.

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