Made in Belgium : où acheter un produit fait en Belgique ?

Alimentation, vêtements, cosmétiques, jouets… Voici nos bonnes adresses de marques et magasins pour acheter des produits locaux, faits en Belgique.

On veut du local ! La crise du COVID-19, et d’autres avant elle, ont mis en lumière les dérives d’un système trop globalisé. On ne sait plus vraiment comment, où et par qui est fabriqué ce que l’on achète….

Alors que consommer local c’est bon pour l’économie[1] et bon pour l’environnement. Mais si le transport pèse lourd dans le bilan écologique de certains produits (meubles, vêtements...), pour d'autres c'est surtout la fabrication qui grève le bilan environnemental (appareils électroniques et électroménagers). On vise donc des achats locaux en priorité pour les premiers.

> Lire aussi : Comment acheter local évite l’émission de 50 kg de CO2 par personnes et par an.

Mais au fait, « acheter local », ça veut dire quoi ?

On peut acheter une marque belge dans un commerce belge. Mais est-ce que ce produit est fait en Belgique ? Utilise-t-il des matières premières belges ? Est-il vendu en circuit court ? Est-il même écologique d’ailleurs ? En l’absence de label, pas facile de s’y retrouver.

Alors voici nos conseils et bonnes adresses pour trouver des marques et magasins de produits locaux, réellement « Made in Belgium ». Dans les domaines où il y avait du choix, la sélection fait toujours la part belle aux produits écologiques, parfois labellisés.

Attention, on n’oublie pas que consommer mieux est une démarche globale. Se fournir en produits locaux durables est un aspect important. Mais on évite le repli sur soi et on offre aussi une place au commerce équitable !
 

Sommaire :

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Pas de label local mais un logo artisanalLogo artisanat certifié de Belgique

Aucun label ne garantit la provenance locale d’un produit.

Mais on peut tout de même chercher le logo « artisanat certifié ». C’est une reconnaissance légale (par le SPF Économie) qui atteste d'une fabrication manuelle et artisanale en Belgique.

Et si, au-delà des labels, le local résidait surtout dans le lien avec le producteur, en direct ou par l’intermédiaire d’un commerçant de confiance ?[3] On n’hésite pas à se renseigner et à questionner le fabricant ou le commerçant. Les marques et producteurs qui fabriquent en Belgique aiment mettre cela en avant, surtout dans les secteurs où la fabrication locale est une plus-value plutôt rare, comme pour les textiles ou les jouets par exemple.

Alimentation : des produits locaux

C’est sans doute pour la nourriture que l’on a le plus l’habitude – et le choix ! – de consommer local. On peut facilement manger des produits locaux qui viennent de producteurs de Belgique ou, mieux, de sa région, que l’on habite Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur, Mons ou un petit village.

On aide ainsi à maintenir une agriculture locale variée et on réduit les kilomètres dans son assiette ! Car la nourriture voyage beaucoup, que ce soit par avion, par bateau ou par camion.

> Voir par ex. dans notre « coin satirique » : Le jambon cuit aussi a le droit de voyager

On préfère donc du belge, voire du très local près de chez soi, pour tout ce qu’on produit ici : pommes de terre, pommes, carottes, courges, salade, tomates, fraises, asperges, etc. mais aussi viande, produits laitiers, confitures, pain, biscuits... Et pour les produits plus exotiques, on vise une échelle frontalière, voire européenne (oranges espagnoles, citrons italiens…). Par contre, on évite les pommes d’Amérique du Sud, les haricots du Kenya...

Du local, oui mais de saison !

La saison est très importante dans le bilan environnemental d’un aliment. Acheter des tomates belges au mois de mars n’est pas écolo. Pour avoir des tomates belges prêtes à consommer en mars, il faut forcément utiliser des serres chauffées, grosses consommatrices d’énergie. Résultat : les tomates sous serre produisent plus de 10 fois plus de CO2 que des tomates de saison.[4]

Un écobilan suisse a comparé des haricots verts. Il montre l’importance du transport et de la saison.

Comparaison du bilan écologique de haricots

Dans cette étude suisse, on constate que les haricots égyptiens ont l’impact environnemental le plus important (à cause du transport). Mais ils sont suivis de près par les haricots locaux cultivés sous serre (à cause de l’impact de la méthode de culture). Sans surprise, les haricots locaux frais et de saison sont l’option la plus écologique. Source : « Les écobilans passent à table » (OFEV, 2012)
 

> Lire aussi : Action climat : manger bio, local et de saison

> Voir d’autres conseils : Comment manger durable et choisir entre bio, local, équitable ?

Comment connaître la provenance d’un aliment ?

Cela dépend du produit.

  • Pour les fruits et légumes non transformés, la provenance doit être mentionnée. L’information est présente sur le rayon et (ou) sur l’emballage du produit.
    > Lire aussi : Les étiquettes sans prise de tête / les fruits et légumes

    Par contre, cela ne dit pas quel est le moyen de transport utilisé. Un ananas transporté par avion plutôt que par bateau aura un impact plus important. Mais la plupart du temps il n’y a aucune information sur le moyen de transport. Des indices comme « cueilli à maturité » peuvent cependant mettre la puce à l’oreille.
     
  • Pour le poisson ou la viande, non transformés toujours, il y a également une obligation de mentionner la provenance. Là aussi on ne connait pas le mode de transport, à moins de décrypter les arguments publicitaires, comme par exemple dans le cas de poissons pêchés le mercredi en Islande et dans les étals le vendredi. Sans avion, difficile d’y arriver.[5]
     
  • Pour les produits transformés, ça se corse.  D’une part on peut très bien avoir un produit fabriqué en Belgique avec des ingrédients (lait, céréales, houblon, viande, légumes…) qui viennent d’un peu partout. Même pour des produits artisanaux. L’ensemble des ingrédients pourraient aussi être belges. Le problème est qu’il n’y a pas d’obligation de mentionner la provenance ni du produit en lui-même, ni de ses ingrédients. Difficile donc de connaître l’information. Tout au plus il y a quelques garde-fous comme l’obligation de mentionner l’origine d’un ingrédient si celle-ci n’est pas claire. Par exemple, il faut mentionner l’origine des pommes pour une compote de pommes fabriquée en France mais dont les pommes ne viendraient pas de France.[6] On peut tenter d’estimer la provenance d’un produit avec l’estampille sanitaire (pour les produits d’origine animale uniquement) ou la mention UE/non UE sur les produits bio. Mais c’est assez maigre…

Estampille sanitaire avec la provenance de l'aliment

Magasins, marchés, fermes, paniers : les bonnes adresses pour manger local

Évidemment, on peut chercher l’étiquette « Belgique » sur les fruits et légumes achetés au supermarché. Mais on préfère les circuits courts :

Carte des coopératives du collectif 5C

  • De manière générale, les points de vente bio en Wallonie et à Bruxelles sur le site de Biowallonie.
     
  • Vente à la ferme (Wallonie - carte de la Fédération des Jeunes Agriculteurs).
     
  • Le site des marchés de Belgique.
     
  • Lowco.org, le site qui vous dit quels sont les magasins locaux près de chez vous (alimentaires ou non).
     

Textile : des vêtements, tissus et accessoires « made in Belgium »

La Belgique n’est pas en tête de liste des producteurs textiles. On trouve des marques de vêtements belges… dont les produits ne sont pas fabriqués en Belgique.

Pour comprendre cette subtilité, il faut décortiquer la filière. Elle compte diverses étapes qui peuvent être faites en Belgique ou non :

  • La conception. Plusieurs marques dessinent et imaginent leurs articles en Belgique.
  • La fourniture des matières premières. Point de coton belge mais on peut trouver du lin, du chanvre et de la laine. On préfère évidemment les fibres textiles écologiques. Certaines marques optent aussi pour la récup’ et confectionnent à partir de chutes de tissus ou d’anciens vêtements.
  • La transformation. Chaque matière doit subir différents procédés avant d’aboutir à un tissu, dont certaines peuvent être réalisées en Belgique.
  • La confection. C’est là que le tissu devient vêtements ou accessoires. Les marques réalisent cette étape en Belgique, en Europe ou, comme les marques conventionnelles, dans des lieux comme l’Asie, où la main d’œuvre est bon marché.
  • La vente.

Plusieurs marques conçoivent et vendent leurs articles en Belgique, mais les matières premières, la transformation et la confection sont réalisées ailleurs. Pour une question de coût ou de disponibilité.

Comment reconnaître les vêtements belges ?

Il n’y a pas de label pour identifier les vêtements réellement belges.

Outre le label Artisanat certifié, il existe un label « be-wool » pour la laine locale. Il garantit un prix minimum pour l’éleveur et au moins 50% de laine belge dans le produit fini, le reste provenant des pays frontaliers.

Logo artisanat certifié de Belgique Label be wool pour la laine belge

Mais à part cela, il faut scruter les informations données par la marque. Produire en Belgique est une plus-value rare et coûteuse. Les marques mettent généralement ces renseignements en avant. On peut consulter leur site internet, leurs réseaux sociaux ou les contacter directement. Les marques transparentes se font souvent un plaisir de répondre !

Où acheter de la mode belge ?

Certains sites sont consacrés à la mode belge durable ou en proposent une sélection, comme Supermarket.

Mais aussi :

  • Des marques produisent, transforment ou utilisent des matières premières belges.
    Les fibres locales restent anecdotiques dans l'industrie textile mais on trouve un petit assortiment de lin, chanvre et laine belges. On se tourne par exemple vers les tissus Valbiom, Laine Fleurie (Retinne), La boutique des Laines (Redu)... qui favorisent le belge du champ ou du pré à la confection.
     
  • Des marques produisent en Belgique à partir de tissus de récup (upcycling, chutes de tissus…). On découvre notamment les vêtements et accessoires de L’Atelier REPEPETE (Wavre), Leslie Ferré (Bruxelles), Woodstag (Bruxelles)…
     
  • Des marques confectionnent en Belgique.Certaines marques proposent une confection belge, à partir de matières premières étrangères mais écologiques comme Hunch Clothes (Bruxelles), Kalani (Genval), Koshi (Bruxelles)…
     
  • Il existe aussi des artisans qui transforment des tissus en Belgique mais sans en assurer la confection. C'est par exemple le cas d'artisans qui s'occupent uniquement de teindre les tissus.
     
  • Ainsi que d'autres marques qui conçoivent et vendent en Belgique des vêtements et accessoires écologiques produits à l’étranger. Les matières premières des tissus, leur transformation et leur confection se déroulent donc en dehors de nos frontières.

> Voir la liste détaillée de nos bonnes adresses pour une mode belge locale.
 

Cosmétiques naturels belges, parfois avec des ingrédients locaux

Pour se chouchouter, l’idéal c’est un cosmétique fabriqué en Belgique à base d’ingrédients locaux.

Mais quand on se penche sur les étiquettes, on constate vite que les cosmétiques font plutôt la part belle aux matières premières exotiques : beurre de karité ou de cacao, huiles de coco, de jojoba, d’argan, nombreuses huiles essentielles…

Malgré tout, certaines marques de cosmétique belge produisent elles-mêmes une partie de leurs ingrédients :

  • Bobone (Libin) utilise de la cire d’abeille locale et des plantes de son jardin.
  • Le retour du savon (Amay, label Slow Cosmétique) utilise certaines huiles locales et des pétales de soucis de leur jardin.
  • Rebelle de Nature (Condroz occidental, label SAF et Artisanat certifié) produit maison le miel, la cire d’abeille et certaines fleurs qui entrent dans la composition de ses produits.
  • Sart’s mousse (Amblève) utilise dans ses savons le lait de chèvre de leur propre élevage.
  • Jardin des Sens (Nivelles) cultive ses propres fleurs qui sont transformées en macérats huileux et savons.

savon local belge
 

D’autres marques utilisent des composants belges, parfois bio, comme Bulle Nature (Charleroi), L’Arbre à savon (Ottignies-Louvain-la-Neuve), La Savonnerie Lîdjeu! (Liège), Ma bulle (Sombreffe), Olé’op…

> Découvrez une sélection de bonnes adresses pour des savons, shampoings, soins et autres cosmétiques faits en Belgique avec des ingrédients belges.

Certaines marques fonctionnent également sous forme de collaboration, comme Habeebee. Ce producteur situé à Boitsfort propose des formations à l’apiculture pour accueillir une ruche dans son jardin en échange de la cire qui servira à la Savonnerie.

La Belgique compte aussi de nombreuses marques artisanales. Les ingrédients ne sont pas produits chez nous mais ces fabricants font la part belle aux filières équitables et aux ingrédients bio des pays limitrophes avec de l’olive espagnole, du tournesol allemand… La plupart portent un label écologique (Cosmos, Nature & Progrès, Slow Cosmétique, Ecocert, Ecogarantie…) et/ou ont le certificat « Artisan certifié ». Par exemple : Bee Nature (Grez-Doiceau), Biotop (Elsenborn), Celiana (Arsimont), Indigène (Bruxelles), Merem (Gilly), Wash Wash Cousin (Saint-Denis-Bovesse)…

> Voir une liste plus complète de marques belges de cosmétiques.

Enfin, certains webshop font aussi la part belle aux produits cosmétiques belges comme Greenclothes, Herbolia, Biocam
 

Jeux et jouets « made in Belgium »

La majorité des jouets vendus sont fabriqués en Chine.[7] Pourtant, malgré le faible pourcentage de jeux et jouets locaux et le peu de place qu’on leur accorde en rayon, les jouets fabriqués localement se vendent en moyenne 35% mieux qu’un jouet importé, d’après une étude française.[8] Un argument économique de poids pour repenser l’offre des magasins de jouets !

Les jouets écologiques fabriqués localement restent souvent plus chers… mais les standards de sécurité et de qualité sont très élevés. Voilà de quoi rassurer les parents. Car des tests réalisés sur 45 jouets provenant de pays asiatiques et achetés sur des plateformes en ligne (Amazon, Wish, Cdiscount) ont montré que 71% des jouets étaient non conformes à la réglementation européenne et 29% ont même été déclarés dangereux ! [9]

On préfère donc des jouets sains et écologiques. Et surtout on évite les géants du net.

> Lire : Quels jeux et jouets éthiques et écologiques choisir ?

Reconnaître les jouets faits en Europe

Trouver du local n’est pas si évident. Certaines marques de jeux et jouets mettent en avant le fait d’être belge, française ou allemande mais en réalité seule la conception est faite en Europe (prototypage, rédaction, création, graphisme...), alors que la fabrication (assemblage, confection, impression…) est réalisée en Asie. 

Mais 80% des produits disposent d’une indication d’origine.[10] On peut ainsi vérifier que certaines marques françaises ne fabriquent pas forcément en France. Il en va de même pour certaines marques belges.

Corolle vante son made in France mais fabrique en Asie

Source : fimip.fr (p.9 du pdf)

Quelques marques indiquent de façon plus transparente « imagination française » ou encore « dessiné en France, fabriqué en Chine ».

Des marques réellement « made in Belgium »Ardennes Toys, des jouets en bois faits en Belgique

  • Ardennes Toys propose un château médiéval à construire, lauréat d’un prix «jouets de l’année» en 2013. Il existe aussi une ferme et plusieurs modules à ajouter à ces éléments de base. Pas de couleurs clinquantes mais une fabrication à partir de chutes de bois et une technique d’assemblage originale pour un jouet robuste.
  • Gibbidy crée des veilleuses en carton, écologiques et personnalisables.
  • Euclide fabrique des jeux de construction en bois à proximité de Maredsous.
  • JoJack  est un jeu de pétanque revisitén fabriqué en Belgique en collaboration avec un atelier protégé.

Pour plus de choix

Pour plus de diversité, il faut se tourner vers la France, l’Allemagne ou d’autres pays européens.

Par exemple, Repos Prod est une marque belge de jeux de plateau, dont certaines boîtes indiquent « made in Germany ».

> Voir nos suggestions de jouets faits en Europe.

Il existe aussi toute une série de marques qui fabriquent leurs jouets en Europe ou en Asie mais dans une démarche durable. C’est le cas de la marque Plan toys, I’m Toy, des jouets équitables vendus par Oxfam-Magasins du monde ou encore de la marque belge La Pachamama.

Évidemment, on peut aussi se tourner vers la location et les achats de seconde main (dans des boutiques, les brocantes, les bourses de la Ligue des familles ou en ligne, auprès de particuliers situés en Belgique). 

Bonnes adresses de magasins de jouets

Pour avoir du choix et se faire conseiller, rien ne vaut un bon magasin de jouets, avec une offre de jouets et jeux de sociétés fabriqués en Belgique et en Europe. On peut aussi se tourner vers des boutiques en ligne spécialisées dans les produits éthiques. Attention toutefois, ils ne mentionnent pas tous le lieu de fabrication.

> Voir notre liste : Où trouver des jeux et jouets écologiques ou de deuxième main ? 
 

Électroménager : fabriqué en Belgique… ou en Europe

Le transport ne pèse pas tellement lourd dans le bilan environnemental d’un appareil électroménager. Ce qui pollue le plus ce sont l’extraction des matières premières et l’utilisation (en particulier les gros électroménagers qui consomment beaucoup à l’usage).  

Autrement dit, le plus important pour réduire son impact sur l’environnement, c’est de choisir une machine performante, qui consomme peu, de bien l’utiliser et de la garder longtemps.

> Voir nos conseils pour bien choisir ses électroménagers et acheter des appareils qui durent longtemps.

La fabrication locale peut donc sembler un critère plutôt secondaire. Il a cependant tout son sens pour préserver l’emploi et assurer une plus grande résilience (ne pas dépendre de pays lointains pour toute une série d’appareils). Par ailleurs, acheter local garantit aussi de meilleures conditions de production, par le respect de réglementations sociales et environnementales plus exigeantes.

Pour les appareils électroménagers, l’échelle du local n’est toutefois pas la même que pour l’alimentation car peu de marques fabriquent encore en Belgique.

Il subsiste quelques marques belges d’appareils électroménagers :

  • Dejelin fait des cuiseurs vapeur haut de gamme à Orp Jauche.
  • Dalcq fabrique les friteuses Frifri à Courcelles.
  • Novy commercialise des hottes aspirantes.

On élargit donc le périmètre géographique pour trouver des appareils assemblés en Europe.

Il n’y a plus de fabrication de gros électroménagers en France. En petits électros, le groupe SEB (qui regroupe les marques Calor, Moulinex, Rowenta) possède encore 9 sites de production en France. Beaucoup d’électroménagers sont aussi fabriqués en Allemagne, Italie, Espagne et Pologne. Il est toutefois difficile de renseigner quelles marques produisent en Europe car la plupart des groupes ont plusieurs usines à travers le monde. Le lieu de fabrication est normalement indiqué sur la plaque signalétique des appareils. Mais elle est difficile à repérer, elle peut se trouver à l’arrière de l’appareil, dans la porte, sur le côté…

> Lire aussi nos conseils pour bien choisir et bien utiliser ses gros électroménagers
 

Produits d’entretien faits en Belgique

Les produits d’entretien belges sont plutôt rares. On trouve quelques fabricants qui produisent en Belgique et portent même parfois un label écologique, mais les matières premières belges sont bien plus difficiles à dénicher. Quand elles sont produites sur le territoire, elles y sont souvent en quantités limitées, ce qui oblige les fabricants à diversifier leurs sources d’approvisionnement. Pour certains producteurs, il est seulement question d’ajouter en Belgique quelques composants à une substance produite ailleurs.

produits d'entretien faits en belgiqueOn compte quelques fabricants belges de produits d’entretien :

  • Biotop (Elsenborn) propose certains produits labellisés Ecogarantie et en vrac.
  • Droguerie Renouvelle (Liège, en cours de labellisation Ecocert) conditionne et utilise pour fabriquer ses produits du vinaigre, carbonate de calcium, eau de chaux… belges dans la mesure du possible, ou européens. Il est également possible de les trouver en vrac.
  • Ecoson (Werbomont) fabrique des produits d’entretien à base d’ingrédients simples et écologiques. Les contenants sont achetés en Belgique et le savon noir est fait maison, notamment à base d’huile d’olive récupérée des fonds de bocaux d’olives en magasins belges.
  • Ecover (Malle, à proximité d’Anvers) est bien représenté en grandes surfaces avec ses produits fabriqués pour la plupart en Belgique. Certains produits portent le label Ecocert.
  • Laververt (Maillen), utilise de la cendre issue de l’économie circulaire et de l’huile de colza locale pour réaliser ses produits d’entretien.
  • Naturawash (Pont-à-Celles) propose de la lessive aux ingrédients bio labellisée Ecogarantie et disponible en vrac.
  • Olila (Solre-sur-Sambre) produit un savon noir à base d’huile d’olive.
  • SuperZero (Lobbes, en cours de labellisation Ecolabel Européen) utilise notamment du bicarbonate et des sels belges dans leurs différents produits d'entretien et leur distributeur fabriqués chez nous.
  • WalloWash (Philippeville) mise sur des ingrédients naturels et des flacons rechargeables.

Notre voisin la France proposent plus d’options, par exemple  :

Construction et rénovation : des matériaux belges et de récup

Pierre du pays, bois locaux, terre… Ces matériaux ont façonné les ensembles typiques des bâtiments de Belgique. Depuis toujours, l’humain utilise les matériaux qu’il trouve à proximité pour construire son habitation et les bâtiments nécessaires à son activité.

Mais la libéralisation des échanges a bouleversé les pratiques d’approvisionnement concernant les matériaux de construction. C’est ainsi que nos matériaux locaux sont concurrencés par les bois exotiques ou la pierre bleue de Chine ou du Vietnam, par exemple. Ces alternatives sont souvent choisies en raison de leur prix ou parfois pour certaines propriétés mais leur impact est loin d’être neutre. Le transport est source d’émissions de CO2, leur exploitation n’est pas toujours faite dans de bonnes conditions et ces matériaux sont parfois inadaptés à notre climat.

Pour éco-consommer, on privilégie les matériaux de construction naturels et locaux. Ils sont nombreux ! De nouvelles initiatives se développent aussi pour relocaliser l’économie et valoriser les matériaux en circuits courts. Voici un petit aperçu de ce qu’on peut retrouver en Belgique ou à proximité :

  • La pierre. La Belgique possède de nombreuses carrières encore en activité qui extraient notamment la pierre bleue ou le porphyre qui ont fait la renommée de notre pays. On choisit plutôt des pierres qui portent l’appellation « pierre locale » qui garantit qu’il s’agit de matériaux issus du sous-sol wallon.
    > Voir sur www.pierrelocale.be
     
  • Le bois. On préfère les essences locales d’origine belge, voire européenne : chêne, frêne, bouleau, peuplier, pin douglas… Idéalement, on les choisit issus de forêts gérées durablement et labellisés  PEFC ou FSC.  
     
  • La paille. Depuis plusieurs années, l’utilisation de la paille comme matériau de construction a le vent en poupe. Il s’agit d’un sous-produit de l’agriculture locale. Son utilisation dans le domaine de la construction n’entre donc pas en compétition avec les besoins alimentaires. Elle peut être utilisée en bottes ou en tant qu’isolant pour les toitures, murs et planchers. Cerise sur le gâteau, en fin d’utilisation le matériau peut être simplement composté. Un réseau belge francophone de la construction en paille vient de voir le jour. Il reprend des architectes, des agriculteurs et des entreprises spécialisées dans la construction paille.
     
  • Le chanvre. La culture de chanvre est présente depuis toujours dans nos régions. Depuis une dizaine d’années, quelques entreprises pionnières misent sur sa culture pour récréer une filière. On l’utilise dans la construction sous forme de laine isolante ou dans la composition de béton chaux-chanvre.
    > Plus d’infos sur chanvrewallon.be.
     
  • L’argile. On l’utilise en construction depuis la nuit des temps. C’est un excellent régulateur d’humidité. On trouve l’argile sous forme de briques, enduits, torchis, peintures… Quelque peu délaissés par le Belge, elle fait son retour depuis quelques années. La Wallonie compte plusieurs argilières : Wanlin, Saint-Aubine, Hautrage, Mettet.
    > Lire aussi : L’argile : pour quel travaux l’utiliser ?
     
  • La laine. La laine est un bon isolant naturel et local. Elle peut être utilisée en panneau ou en vrac pour isoler les maisons. Actuellement, la plupart de la production belge est bradée à des acheteurs chinois pour être transformée là-bas. Heureusement, des initiatives voient le jour pour valoriser la laine locale. On se renseigne auprès des revendeurs de matériaux sur les panneaux d'isolants contenant de la laine belge.

Il existe également l’option du réemploi. Dans la construction aussi, la récup est en vogue. On utilise des matériaux issus de son propre chantier de rénovation ou de déconstructions locales : briques, carrelages, châssis, baignoires, portes… Plusieurs organismes proposent des matériaux de deuxième main pour la construction, par exemple Rotor ou Retrival. Un liste de tous les revendeurs et des exemples de matériaux est disponible sur le site Opalis.

> Lire aussi : Comment utiliser la récup quand on construit ou rénove ?
 

Meubles : quelques artisans belges

Il existe quelques marques belges de mobilier. On peut aussi se tourner vers un menuisier ou un ébeniste, véritable artisan local qui peut travailler du bois belge ou européen, de préférence labellisé FSC et PEFC. Évidemment, ce ne sera pas le même prix qu’un meuble suédois en kit mais on aura une belle pièce de qualité, sur mesure et unique.

Meubles Made in BelgiumQuelques enseignes et artisans qui proposent des meubles faits en Belgique :

  • Kewlox fabrique en Belgique des meubles de rangement en bois local certifié PEFC.
  • La Fabrik produit du mobilier à partir du bois des meubles en fin de vie collectés par la Ressourcerie Namuroise. Tout est récup et fait en Belgique. On connaît aussi ce projet sous le nom de mobilier « Raymonde ».
  • Elysta est une marque belge de mobilier pour enfants, fabriqué à Andenne.
  • Mathy by Bols propose du mobilier pour enfants dans une démarche d’éco-conception (bois PEFC, peintures à l’eau, modèles évolutifs, vente en kits pour optimiser le transport…), fabriqué dans son atelier à Mariembourg.
  • Rigaux fabrique divers meubles à Visé, dans une démarche écologique. Ils utilisent des bois labellisés FSC ou PEFC, du chêne français, des teintures et finitions naturelles, les ateliers sont chauffés avec les chutes de bois, etc.
  • Namo fabrique dans son atelier à Nandrin (entre Huy et Liège) des tables design en chêne wallon et acier.
  • Papier de sable crée à Bousval des meubles sur-mesure an matériaux écologiques.
  • Joli fabrique en Flandre des tables, chaises et armoires à partir de matières premières européennes.
  • Bandi fabrique en Belgique des meubles en aluminium.
  • Parmi les artisans, l’Atelier Renaissance Menuiserie Delloye fabrique des meubles sur mesure à partir de bois wallon dans un atelier du Condroz, l’Ébeniserie Lejeune propose des meubles sur mesure faits à Cornesse (province de Liège), LP Wood farbique des meubles en série limitée ou sur mesure à Spy (province de Namur)… Sur le site du Mois de l’artisan, on trouve une liste de fabricants de meubles  « Artisan certifié ». Par exemple PASHO Clauve (Floreffe) et en Flandre AB Wood Design, Verdi & Co, Commence
  • MIEU est un magasin à Bruxelles et une boutique en ligne qui propose du mobilier et de la décoration « Made in Europe », avec 25% de fournisseurs belges ;
  • MOBE : un magasin en ligne qui propose des meubles et des objets de décoration fabriqués localement en Belgique.

Et juste au-delà de nos frontières, Homespirit produit dans le nord de la France des canapés labellisés NF Environnement, avec des fournitures achetées en majorité dans un rayon de 100 km autour des ateliers. 

Le réemploi est aussi une solution pour favoriser le circuit court et l’emploi local. De nombreuses structures proposent du mobilier de seconde main, voire du mobilier créé à partir d’éléments de récupération. Ces entreprises développent bien souvent des projets de formation et d’insertion sociale. On fait d’une pierre deux coups !

> Adresses sur le site de Ressources, la fédération des entreprises sociales et circulaires.
 

Accessoires zéro déchet faits en Belgique

Pailles et récipients en inox, sacs à pain, poches pour pique-nique, langes lavables, couvertures de cahiers réutilisables… le monde des accessoires zéro déchet ne manque pas d’exemples.

C’est la production qui a le plus d’impact sur l’environnement (extraction des ressources, culture, fabrication…). Même si le transport est la portion congrue des impacts, on améliore tout de même le bilan global si on choisit des produits faits en Belgique, idéalement à partir de matières premières locales.

Quelques marques proposent ainsi des accessoires zéro déchets faits en Belgique :

  • Bag to green : sacs à vrac réutilisables, sacs à savon de douche, filtre à café ou à thé et poches à sandwich en lin (cultivé en Belgique ou dans le nord de la France) ou en coton bio, fabriqués en Belgique dans des entreprises de travail adaptés (ETA). La totale !
  • Flax & Stitch : sacs à pain, sacs à vrac, pochettes pour tartines, sac congélation réutilisable... Fabriqués en Belgique.
  • Besurprise : emballage cadeau réutilisable prêt à l'emploi et protège-cahiers réutilisables. Confectionné en Belgique dans une entreprise de travail adapté (ETA). Matières premières européennes.

Évidemment, on trouve aussi des boutique ou e-shops en Belgique, qui proposent du matériel zéro déchet de diverses provenances. Certaines indiquent le pays de production, voire permettent de filtrer les résultats par pays : Green2school, Fées maison, Little step, La Ressource…

> Voir toutes nos bonnes adresses de magasins zéro déchet.

Enfin, au-delà de la Belgique, il existe encore des récipients alimentaires fabriqués en Europe. Par exemple Pyrex ou Le Parfait pour les récipients et bocaux en verre (fabriqués en France).
 

Vélo : un assemblage belge

48 000 vélos ont étés fabriqués en Belgique en 2019. C’est très peu par rapport aux poids lourds que sont le Portugal (2,6 millions), l’Italie (2 millions) et l’Allemagne (1,5 millions).

On trouve tout de même quelques marques belges qui conçoivent, fabriquent ou assemblent des vélos. Certaines existent depuis des décennies, d’autres ont à peine quelques années. Elles proposent souvent des vélos plutôt haut de gamme.

Certaines marques assemblent les vélos dans des ateliers en Belgique, quelques-uns fabriquent aussi les cadres. Mais bien sûr ils utilisent surtout des pièces fabriquées à l’étranger par des spécialistes (par ex. Shimano pour les dérailleurs et les moteurs, Bosch pour les moteurs, Schwalbe pour les pneus, Selle Royale…). On trouve malgré tout des entreprises comme Erase, qui fabrique certaines pièces comme des moyeux en Belgique.

  • Achielle fabrique les cadres et utilise des pièces européennes.
  • Cycad propose du leasing de vélos électriques ou non, fabriqués en Belgique avec du bambou belge ou français.
  • Venilu conçoit et assemble ses vélo en Belgique.
  • Belgocycle  conçoit ses vélos en Belgique, en collaboration avec Bizbike. Ils sont assemblés à Kruishoutem.
  • Ahooga propose un vélo conçu à Bruxelles, assemblé en Belgique et fabriqué en Europe.
  • Thompson assemble 20 000 vélos par an en Belgique (avec des cadres en carbone qui viennent d’Asie).
  • Cowboy propose un vélo électrique connecté. Il est conçu en Belgique, le cadre est fabriqué en Chine, la batterie en Asie, les freins viennent du Japon et il assemblé en Pologne.
  • Bike43 assemble ses vélos à Bruxelles, avec des cadres fabriqués en Europe
  • Cycles Rouge-Gorge fabriquent leurs cadres à Liège

Pour élargir le choix, nos voisins proposent également des vélos fabriqués en Europe :

Les boutiques en ligne

Où trouver tous ces produits Made in Belgium ?

On jette un œil en priorité sur les sites de marques (ou sur leurs réseaux sociaux). On peut parfois commander directement aux producteurs locaux via leur eshop, par mail ou téléphone, pour un circuit le plus court possible.

Le producteur renseigne aussi en général les points de vente de ses produits. On choisit une boutique près de chez soi et on soutient ainsi les commerçants engagés qui valorisent les produits locaux.

Il existe aussi des boutiques en ligne qui regroupent différentes gammes de produits, provenant de plusieurs marques. L’avantage c’est un large choix en un seul endroit. L’inconvénient c’est qu’il faut être attentif et exercer son sens critique : un eshop peut proposer des produits variés, vraiment faits en Belgique ou juste conçus par une marque belge, avec une démarche écologique ou pas du tout. Au mieux on y trouve de super produits artisanaux et durables, au pire on y achète des produits pas forcément écologiques mais au moins dans un commerce belge plutôt que sur Amazon.

Quelques adresses :

  • Lowco rassemble des artisans et commerces qui proposent des produits locaux durables en Belgique. Ils ont différents critères de sélection et on peut chercher sur une carte.
  • Sur Loccio, on peut composer des coffrets avec des produits d’une sélection d’artisans belges.
  • C-nowäl propose des idées de cadeaux wallons, créatifs et innovants.
  • Skali est une boutique en ligne regroupant des artisans et producteurs des régions de Verviers et Liège.
  • Le marché de Noël des amis regroupe des produits d’entrepreneurs indépendants belges, avec des valeurs autour du local et de l’éthique.
  • Orybany rassemble des artisans et créateur locaux de cadeaux éco-responsables zéro déchet. Il y a une boutique en ligne ainsi qu’un magasin à Bruxelles. 
  • TricoFairMarket c’est le marché de Noël durable de la Tricoterie à Bruxelles, mais en ligne cette année.
  • Fais-le toi-même c’est la version en ligne du marché de Noël créatif et durable (habituellement place Flagey à Bruxelles). Il fait la part belle aux créations durables et aux entrepreneurs locaux. En bonus, on peut se faire livrer à vélo à Bruxelles (mais il est aussi possible de commander si on habite hors de la capitale).
  • Sebio, le très connu eshop éthique et écologique permet de sélectionner uniquement les produits belges disponibles sur son site.
  • Un registre des artisans belges certifiés est proposé sur le site du SPF Économie.
  • My Market Brussels est une plateforme bruxelloise dédiée aux commerces de quartier indépendants.
  • Les eshops belges propose un annuaire de plusieurs centaines de boutiques en ligne de Belgique, classées par catégorie. Il a été lancé lors du premier confinement et favorise les petites enseignes.
  • Belgian Corner et Belgizone proposent tous deux une plateforme pour héberger les eboutiques belges afin de leur éviter de passer par de grosses plateformes internationales.
  • Librel est le portail des librairies indépendantes belges. Pour commander ses livres sans passer par les géants du web !
     

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[1] « Chaque euro dépensé dans une entreprise indépendante rapporte trois fois plus à l’économie locale que s’il avait été dépensé dans une chaîne de magasins. Et environ 50 fois plus que s’il avait été dépensé dans une chaîne de magasins en ligne ». Source : enquête « Love local » réalisée par Ipsos pour le CCV en juillet 2019 en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse.

[3] Quand on leur demande ce qui les inciterait à acheter plus d’alimentation locale, 34% des consommateurs répondent « la visibilité de l’information ‘produits locaux’ sur l’étiquette » et le même pourcentage évoque « la possibilité d’être en contact direct avec le producteur ». Enquête Ipsos menée en France en janvier 2014.

[4] Source : Action climat : manger bio, local et de saison, d’après le calculateur « Bon pour le climat ». Une tomate hors saison consomme de 5 à 8 kWh par kilo de tomates produit. Source : http://www.paca.chambres-agriculture.fr (PDF)

[5] « Le vrai ou faux: le cabillaud de Delhaize est-il aussi durable que le prétend la pub? ». Le Soir, novembre 2019 (abonnés).

[6] Règlement UE n° 2018/775 du 28 mai 2018 précisant la réglementation INCO et entré en vigueur le 1er avril 2020.

[7] En France, 60% des jouets importés proviennent de Chine, où les leaders mondiaux du jouet ont délocalisé ou sous-traité l’essentiel de leur production. Source : fimip.fr 

[8] L’étude XERFI portant sur «l’Industrie des jeux et jouets» en France (septembre 2015) révèle que malgré le faible pourcentage de jeux et jouets fabriqués localement (7% des jeux et jouets vendus en France sont fabriqués sur le territoire national) et le peu de place qu’on leur accorde en rayon (5,3% de présence en boutique), les jouets fabriqués localement se vendent en moyenne 35% mieux qu’un jouet importé.

[10] Source : fimif.fr

 

 

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