Février sans supermarché : on (re)met le couvert ?

Février sans supermarché : on (re)met le couvert ?
Février sans supermarché : on (re)met le couvert ?

Pas de supermarché en février : cap ou pas cap ? Voici 8 conseils pour changer ses habitudes de consommation durant un mois... Et peut-être plus ?

Le principe est clair : passer un mois sans mettre le pied dans un supermarché. Le défi « février sans supermarché » s’est étendu à la Belgique depuis quelques années. Son but est de soutenir le circuit court, les petits producteurs, le vrac mais aussi les commerces indépendants. L’occasion de redevenir acteur ou actrice de sa consommation et de manger de façon plus durable. On n’est pas ici dans un boycott de la grande distribution mais bien dans la découverte des alternatives.

Voici quelques conseils pour que ce défi soit un succès.

1. Repérer à l’avance les producteurs et commerces locaux

Où peut-on faire ses courses sans supermarché près de chez soi ? Le repérage peut nous faire gagner un temps précieux. Alors on liste les endroits à visiter : boulangerie, boucherie, petite épicerie... On prend note des jours de marché. On peut aussi faire ses achats en direct à la ferme ou dans un magasin de producteurs. Ce dernier type de commerce a l’avantage de rassembler différents types de productions en un seul endroit. ,Pour plus de facilité, on s’abonne à un panier bio (local).

Si on veut aller plus loin on peut participer à un groupe d’achats communs. Pourquoi ne pas tester l’aventure de la consommation collaborative ?

> Voir nos bonnes adresses : Alimentation durable : où trouver des produits locaux, bio ?
 

2. Réfléchir à ses déplacements

C’est sûr, sans supermarché, on risque de devoir faire plusieurs chapelles pour remplir son frigo. Peut-on coupler certains trajets avec la conduite des enfants à l’école, le retour du boulot ou le diner hebdomadaire chez mamy ? Et si les commerces sont tout près, pourquoi ne pas y aller à pied ou à vélo !
 

3. Faire la part belle aux produits locaux, de saison et bio

Acheter local c’est un geste pour la planète et pour les petits commerçants. Les aliments locaux (moins de transport) et de saison (pas de serre chauffée) polluent moins que ceux qui ne le sont pas. Et le bio ? On préfère aussi un produit local qu’un produit bio qui vient du bout du monde. Le top c’est bien sûr de cocher les 3 cases.

> Lire Comment manger durable et choisir entre bio, local, équitable ?

Durant le premier confinement, on s'est rués chez les petits producteurs. Après avoir travaillé sans compter - et parfois investi pour adapter leur structure - ceux-ci sont aujourd'hui nombreux à déplorer que cet engouement n'ait été que temporaire. Alors on profite de février pour (re)prendre cette habitude et profiter de leurs bons produits !
 

4. Adapter ses menus

S’adapter à l’offre locale et de saison a forcément un impact sur les menus. On pensait faire une quiche aux poireaux, une soupe de butternut et des pâtes bolo. Pas de chance, cette semaine il y a des carottes, des navets et des topinambours. Chouette, on va pouvoir tester de nouvelles saveurs ! Bon à savoir : sur des sites comme Marmiton, on encode les ingrédients qu’on a au frigo et le moteur de recherche nous suggère des recettes. Pratique quand on n'a jamais cuisiné du radis noir ou de la courge spaghetti.
 

5. Favoriser le vrac et le zéro déchet

Février sans supermarché est l’opportunité de se lancer dans la réduction de ses déchets. Alors on chasse les emballages. À la fromagerie ou à la boucherie, on achète à la découpe (que ce dont on a besoin) et on évite les barquettes. On se rend dans une épicerie en vrac, armé de sacs réutilisables et de récipients réutilisables et on y achète pâtes, céréales, épices, farines… Il est également possible d’y acheter presque tous les types de produits d’entretien.

> Consulter la liste des Magasins de vrac et zéro déchet de Wallonie et Bruxelles
> Pour aller plus loin dans le zéro déchet dans la cuisine

 

6. Se mettre au fait maison

En voilà un bon plan pour le portefeuille et pour notre santé. En 3 minutes, un nettoyant multi-usages est prêt ! 3 ingrédients suffisent quant à eux à préparer un gel WC. Ces recettes sont toujours moins chères que les produits de marque, parfois elles sont mêmes compétitives avec les produits « premier prix ».

> Toutes les recettes ici : 10 produits du commerce qu'on peut fabriquer maison

Si fabriquer certains produits soi-même ça fait trop de changements en une fois, pas de panique, on trouve facilement des produits d'entretien ou d'hygiène dans les magasins de vrac.
 

7. Éviter le gaspillage

En dehors d’un supermarché, on a souvent moins de choix. Avantage : on n’achète que ce dont on a réellement besoin. Exit les achats compulsifs de barre chocolatée à côté de la caisse. Bonjour les yaourts frais de la ferme d’à côté. On revient à l’essentiel. Et la qualité des produits est souvent meilleure.

 Et quitte à avoir moins de choix, pourquoi ne pas utiliser toutes les parties d’un aliment. Saviez-vous qu’on peut même utiliser les épluchures et fanes de légumes pour en faire des chips, pesto ou soupes ?

> Lire 12 conseils pour éviter le gaspillage alimentaire
> Voir Comment cuisiner les épluchures et les fanes des fruits et légumes ?

 

8. Ne pas se mettre la pression

On fait de son mieux. Pas eu le temps de passer à la ferme cette semaine ? Ce n’est pas grave. On est toutes et tous régulièrement rattrapés par la réalité du quotidien, et on fait comme on peut. Chaque geste compte et est un pas vers une consommation dont on est acteur ou actrice. La prise de conscience est au moins aussi importante que le résultat. D’ailleurs, quelles sont les habitudes que vous adopterez définitivement à la fin de ce mois de février ?
 

Février sans supermarché, une initiative suisseFévrier sans supermarché : on (re)met le couvert ?

Le collectif suisse « En vert et contre tout » est à l’origine de l’initiative « Février sans supermarché ». L’action a commencé en 2017 mais il a fallu attendre 2019 pour qu’elle arrive en Belgique, notamment grâce au groupe Facebook « Vivons bien, vivons belge ». Depuis, des groupes régionaux ont été créés, on peut les retrouver ici. Si l’initiative a connu un franc succès en Belgique en 2019 et 2020, l’année 2021 a été moins fructueuse. Et si on reprenait du poil de la bête pour 2022 ?